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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 20:48

Ne pas oublier, jamais ... 

L'histoire : Cora, est esclave dans une plantation en Géorgie. Sa grand mère est morte en ramassant le coton, sa mère s'est enfuie en laissant sa fillette. Fuyant sa condition et les violences infligées, elle accepte à seize ans de suivre Caesar et tenter de rejoindre les Etats libres du Nord.

Commence alors une cavale éperdue où certains "abolitionnistes" rêvent de remettre les chaînes à l'homme noir, où un chasseur d'esclaves mène une traque toute personnelle ...

L'Histoire : La guerre de Sécession, l'esclavagisme, l'abolitionnisme, le racisme. En 1820 une organisation se met en place dans les états du Nord, "le chemin de fer clandestin", réseau d'entraide aux fuyards qui a réellement existé et s'est matérialisé dans ce roman par une voie ferrée souterraine.

Une belle métaphore que cet "underground railroad", telles ces voies sans lumière, où il n'y a ni gare de départ ni d'arrivée. Le destin de ces hommes et femmes fuyant vers la liberté serait-il sans issue ?

Colson Whitehead nous offre ici un roman intense et bouleversant, qui en plus d'être richement documenté, fait écho aux démons que vit encore l'Amérique.

Je finirais par une réflexion de Cora sur la liberté : "Quel est ce monde qui fait d'une prison vivante votre seul refuge. Était-elle libérée de ses liens ou prise dans leur toile ? Comment décrire le statut d'une fugitive ? (...) Être libre n'était pas une question de chaînes, ni d'espace disponible. ..."

Eveline

 

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 19:19

Petit livre d'une soirée agréable sans plus.

Attirées par l'engouement autour de ce livre, par la beauté de l'objet, la photo de la couverture, et toutes fan de Downton Abbey, nous étions très tentées par cette lecture... 

Dans l'Angleterre des années 20, Jane domestique d'une riche famille s'apprête à profiter de l'unique journée libre de l'année : "le dimanche des mères" pour retrouver son amant, jeune homme de bonne famille.

Le début est très évocateur. On entre tout de suite dans le décor : la période historique, la saison, l'ambiance de cette journée particulière qui sont très bien décrites. Tout est ciselé. Le va et vient entre la frivolité, la gaieté et la gravité sous-jacente rend la première partie réussie. Et nous avons été happées.

En revanche, suivre les événements à travers les pensées de Jane a rendu, pour certaines, ce récit désordonné .

De manière générale, la dernière partie nous a moins convaincues. Elle se situe dans un espace temps totalement différent, moins intéressant et qui nous a semblé déconnecté. Le ton romanesque du début se perd dans les digressions de l'écrivain.

En ce sens, nous avons été gênées par notre détachement à l’héroïne et aux événements alors que nous aimons toutes les émotions que nous procurent les personnages, surtout dans une histoire romantique.

Reste un doute sur ce qu'a voulu exprimer Graham Swift : montrer que l'intensité d'un moment particulier de notre existence peut influencer le reste de notre vie ? Ou bien célébrer le plaisir de la lecture et l'art de l'écriture ? Auquel cas, nous sommes toutes passées à côté.

L'objectif était peut-être ambitieux pour ce court roman dont le début peut enchanter avant pour celles qui en attendaient beaucoup de déchanter.

Les Nénettes.

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 12:18

La Belle et la Bête.

Une cour d'immeuble parisien. Escalier A, partie aisée : Aurore, femme active, mariée, deux enfants, un beau duplex, des peurs et des doutes. Escalier B, plus sombre en apparence où s'est installé venu de sa ferme, Ludovic, force de la nature, veuf, recouvreur de dettes à contre cœur.

Dans la cour, croassent des corbeaux qui terrifient la première et créeront sa rencontre avec ce voisin un peu "ours". 

Serge Joncour nous offre une belle histoire d'amour entre deux êtres que tout sépare et sait à merveille -comme à son habitude- décrire les sentiments intimes de ses personnages. Les doutes existentiels comme l'amour naissant, s'épanouissant ou défaillant.

Il y a sans doute en Ludovic, une part de l'auteur : la carrure et le grand cœur et en Aurore, des points communs avec bon nombre d'entre nous lectrices : le désir d'être protégées bousculant notre volonté de tout mener de front carrière et vie privée.

L'amour qui les unit, malgré leurs différences, leur offre la force qui leur manquait et la volonté perdue. Mais sans tourner à la "bluette" puisque à l'instar de la réalité, rien n'est si simple dès qu'il s'agit de rapports humains...

Un très agréable moment de lecture qui, au delà de la fiction, donne à Ludovic une telle réalité qu'on aimerait l'avoir pour ami.

Eveline et Inès-Marie

PS Les hommes bons et protecteurs -sans être intéressés- existent-ils encore ? ;-)

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 19:32

Une si belle histoire d'amour !

Dans les années 1970, Manhattan, Werner et son ami Marcus tous deux jeunes promoteurs immobiliers déjeunent dans un restaurant à quelques heures de l'accord qui fera leur réussite. Rebecca choisit cet instant pour y entrer et faire basculer le coeur de Werner de séducteur à fou d'amour pour cette seule femme.

Dresde, 1945, sous les bombardements, une femme meurt en donnant le jour à Werner. En le confiant, elle le désigne comme "le dernier des nôtres".

Roman de deux histoires, de deux époques qui voit s'entremêler les destinées et les désirs jusqu'à l'aboutissement où ils se concrétisent.

Adélaïde de Clermont-Tonnerre a le don d'intégrer à son roman aussi bien l'Histoire du nazisme, des chercheurs collaborant avec Hitler que celle des USA en plein essor au son d'artistes comme Joan Baez, et des grandes figures de cette époque tel Andy Warhol ...

Grand Prix de l'Académie française, sa lecture nous a tenues en haleine : Pourquoi Werner, enfant adopté, est-il "le dernier des nôtres" ? L'amour sera-t-il plus fort que les blessures du passé ? 

Inès-Marie et Eveline

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 18:53

Un roman qu'on dévore comme on regarde un film qu'on adore !

Cetta quitte l'Italie fuyant la misère et arrive, dans les années 1920, à Long Island avec pour seul bagage son bébé Natale - rebaptisé Christmas par les services d'immigration. Son souhait : que son fils devienne un "vrai américain".

Saga captivante retraçant les parcours de Christmas, ses amis immigrés rêvant de s'intégrer, de Ruth une jeune américaine aisée et de Bill qui choisit la voie du mal.

L'amour de cette mère, de Christmas pour Ruth autant que la haine et la violence rendent ce récit haletant. Sa construction en chapitres dédiés alternativement aux différents protagonistes est addictive.

Ajoutez à cela un passionnant panorama de la naissance de la radio, du cinéma parlant et de l'histoire de l'émigration dans une Amérique où l'intégration se gagnait à coups d'audace, de volonté autant que d'espoir.

On quitte les personnages à regret pour les avoir aimés et aussi parce que l'auteur a peut-être fait le choix de nous laisser imaginer ce que deviendra le lien entre Ruth et Christmas... 

Luca Di Fulvio a la plume d'un cinéaste et "Le gang des rêves" ferait un merveilleux film. Sa lecture en tout cas vous emportera !

Eveline et Inès-Marie

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 19:09

La boucle est bouclée : fantastique !

"Fin de ronde"  termine la trilogie après "Mr Mercedes" et "Carnets noirs" (critique sur ce blog) en mêlant cette fois du fantastique au thriller. 

Dans sa chambre d'hôpital, Brady Hartsfield semble réduit à l'état de légume bavant. Mais voilà, dans son esprit tordu sommeille intacte la force du Mal. Un nouveau don et les bons soins expérimentaux du Dr Bradineau vont la ranimer. En lui renaît alors la volonté de tuer le plus grand nombre et le désir de se venger de ceux qui l’ont combattu. Son plan se construit, se met en place…

Face à lui, Bill Hodges le policier retraité, Holly devenue son associée et Jérome qui les rejoint pour un dernier affrontement. Une des qualités de Stephen King est indéniablement de nous rendre ses personnages familiers et bien réels. C’est donc avec plaisir que nous les retrouvons tous trois ainsi que d'autres plus secondaires mais tout aussi étoffés.

Le récit est mené sans temps morts (mais pour ce qui est des morts, les nouvelles cibles de Brady font peine!) Les chapitres sont habilement introduits de scènes réalistes : l’infirmière qui rentre dans la chambre ou chez elle, la jeune fille qui déambule dans un quartier ghetto, les tranches de vie d’êtres seuls, confrontés à la maladie, les prises de tête adolescentes… Tout concourt jusqu'aux références musicales à nous faire entrer dans la « ronde ».

Et en vous y plongeant, vous ne regarderez plus votre fond d’écran de la même façon, n’y installerez aucun poisson coloré, revivrez l’époque des Gameboy (alias zappit) et savourerez un bon Stephen King !

Inès-Marie

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 11:51

Le coeur n'oublie jamais...

Même quand il est fatigué comme celui de Mary. Au soir de sa vie, elle retourne s'installer sur l'île de Bruny (Nouvelle-Zélande) où elle a vécu avec son mari, le gardien du phare. Au gré de ses confidences au jeune garde forestier -d'abord récalcitrant- et de leurs promenades, elle se remémore son existence tandis qu'un lourd secret refait surface.

L'autre personnage attachant de ce roman est Tom, son fils dont le choix de partir en Antarctique a bouleversé sa vie. Bien que meurtri, ce passionné d'ornithologie reste fasciné par cet ailleurs. Deux rencontres amoureuses vont l'obliger à un nouveau choix!

La beauté des paysages du Cap de Bruny aux étendues polaires accompagnent le récit de ces deux vies : l'une qui souhaite la quitter sereinement et l'autre retrouver un sens à la sienne.

Un roman aux très belles descriptions de la nature qui ne tient pas entièrement ses promesses surtout si l'on a lu "Une vie entre deux océans" (cf critique sur ce blog)

. Un secret vite deviné, une écriture narrative un peu plate (sa traduction?) et un titre qui laissait espérer encore mieux.

Reste un moment de lecture agréable qui fait voyager et une auteure qui sait raconter les êtres qui s'apprivoisent.

Eveline et Inès-Marie

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:59

Sur quatre générations, la vie d’une famille texane de 1850 à nos jours, en partant du patriarche Elie enlevé enfant par les Indiens, puis érigeant un empire avec l'argent du pétrole trouvé sur ses terres. 

Le récit alterne les chapitres évoquant Elie, Peter l’un de ses fils et Jeanne l’arrière petite-fille qui est à la tête de la fortune familiale. 

 

Pour une nénette :

 

Un roman lu facilement mais son avis est mitigé. Si le livre est intéressant, elle n’a pas été prise aux tripes. Long, trop détaillé et réaliste (voire « gore ») pour la partie qui se déroule chez les Indiens.

 

Pour les quatre autres en revanche :

 

Une première partie particulièrement réussie celle de la vie quotidienne chez les Indiens, décrivant avec réalisme aussi la reconversion des fermes en puits de pétrole et la « cohabitation forcée » avec les Mexicains. Une fresque vraiment très intéressante autant du point de vue historique que politique! 

Quant aux personnages s'ils ne sont pas héroïques, ils sont tout simplement humains, faillibles, dans l’entièreté de leur vie et connaissent une fin nostalgique.  

  

Aussi, "Le fils" est un roman marquant par l’évocation magistrale d’une époque qu’on connait peu. Et grâce auquel on comprend mieux les comportements des Américains par exemple leur attachement à la liberté du port des armes. La violence de la conquête du territoire étant une histoire relativement récente, elle reste ancrée dans leur caractère.

 

Cette épopée nous a replongées dans les westerns de notre enfance, les ranchers à l’époque de Dallas mais avec un réalisme très moderne. Ecrite comme un film hollywoodien avec l’odeur de la selle, la  morsure du soleil, et l’injustice des hommes, elle nous a happées.

 
Les Nénettes
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 12:23
"Arrete tes mensonges" de Philippe Besson (***)

Un roman apparemment autobiographique, un amour lycéen intense mais secret, entre 2 garçons que rien ne semblait rapprocher, sinon un coup de coeur  impromptu, irrépressible.

Philippe Besson a déjà écrit tant de livres depuis des décennies, que nous en avons sûrement tous déjà au moins lu un. Une écriture limpide, des histoires qui parlent de gens et de sentiments. Souvent très bien. Avec simplicité.

Alors pourquoi celui là plutôt qu'un autre?

Je ne suis pas tellement attirée par l'auto-fiction. J'aime les histoires qui emmènent dans un ailleurs qu'il soit temporel ou fictionnel. J'aime le scénario, le déroulement, jusqu'au dénouement.

Mais je dois dire que ce petit livre, qualifié dans une chronique radio de "page-turner" m'a cueillie.

Cela commence tout simplement, pourtant, rien de bien extraordinaire. Un amour lycéen, les souvenirs de jeunesse, un époque souvent narrée par ailleurs.... un thème qui nous touche tous, puisque nous y sommes tous passés... et que nous en sommes tous sortis.

Mais l'auto-fiction n'empêche pas la construction narrative, ici bien découpée en 3 parties. Ainsi, le scénario de ce roman est -il d'une précision inouïe, c'est bien ça qui nous attrape !

Rarement j'avais perçu à ce point le côté égoïste et écogentrique de l'amour. On ne perçoit l'autre qu'à travers soi. Parfois (souvent), on ne sait pas grand chose de lui, de ce qu'il pense. Dans ces immenses coups du coeur, quand tout s'emballe et ne se résume plus que dans l'autre, c'est toujours soi que l'on protège, que l'on observe, que l'on voit souffrir.

Après coup, il nous reste peu d'éléments pour savoir comment l'autre a vécu les choses, ce qu'il en a pensé. Même si l'on essaye d'imaginer, de déduire, on ne sait jamais vraiment...

C'est comme ça que je l'ai ressenti

Quelques magnifiques phrases ponctuent cet amour fiévreux. Toujours avec cette simplicité qui en finit par être spectaculaire. Rendez-vous dans les dernières lignes, qui pourraient émouvoir  les romantiques parmi vous ! Sentimental, mais au sens propre du terme "qui a trait aux sentiments, et particulièrement à l'amour".

Un livre très agréable à lire, sensible et émouvant, qui apporte sa pierre dans la litanie sans fin des romans qui traitent d'amours et de jeunesse.

Binh

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 14:29

Si vous avez aimé "Mille et une femmes blanches", vous lirez avec bonheur sa suite.

Et aussi d'ailleurs si vous ne l'avez pas lu ou si 17 ans après, vous en avez conservé un bon souvenir mais que les détails se sont effacés. Cela a été mon cas, emportée dans cette aventure riche en événements et émotions.

Dans sa conquête des territoires indiens, le gouvernement américain a mis en place le FBI (Femmes Blanches pour Indiens). Ces femmes, sorties des asiles, prisons ... des Etats dits "civilisés", sont chargées de se reproduire avec les "sauvages" et ainsi de les amener à la civilisation.

Lorsque commence "La vengeance des mères" (mars 1876), les premières arrivantes viennent d'être massacrées avec tout le village de Little Wolf par l'armée. Parmi les rares survivants : deux soeurs irlandaises Margaret et Susan qui jurent de se venger.

Une seconde "livraison" de femmes est pourtant prévue et c'est leurs aventures conjointes à celles de cette tribu que racontent les carnets de Margaret, Susan et de Molly. Cette dernière découvrant avec ses compagnes le mode de vie des arapahos et des cheyennes.

Un roman sans temps morts puisqu'il mêle le récit des aventures de la tribu et de sa lutte contre les blancs, des relations qui se nouent entre les différents protagonistes mais aussi des histoires passées de chaque femme.

Jim Fergus a retrouvé intacte sa révolte face à l'Histoire d'un génocide programmé. "La vengeance des mères" est un livre documenté qui alterne des pages épiques (batailles que l'on vit comme un film), émouvantes et de belles descriptions. 

Un roman qu'on ne lâche pas jusqu'à sa fin, promesse d'une suite qui fera la part belle aux croyances et pouvoirs d'un Peuple sacrifié mais pas mort!

Inès-Marie

La photographie de couverture est celle de Pretty Nose, guerrière arapaho qui apparaît dans le roman et qui vécut, après s'être battue dans la bataille de Little Bighorn, jusqu'à cent deux ans dans la réserve de Wind River.

Roman traduit par Jean-Luc Piningre.

 

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