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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 19:09

La boucle est bouclée : fantastique !

"Fin de ronde"  termine la trilogie après "Mr Mercedes" et "Carnets noirs" (critique sur ce blog) en mêlant cette fois du fantastique au thriller. 

Dans sa chambre d'hôpital, Brady Hartsfield semble réduit à l'état de légume bavant. Mais voilà, dans son esprit tordu sommeille intacte la force du Mal. Un nouveau don et les bons soins expérimentaux du Dr Bradineau vont la ranimer. En lui renaît alors la volonté de tuer le plus grand nombre et le désir de se venger de ceux qui l’ont combattu. Son plan se construit, se met en place…

Face à lui, Bill Hodges le policier retraité, Holly devenue son associée et Jérome qui les rejoint pour un dernier affrontement. Une des qualités de Stephen King est indéniablement de nous rendre ses personnages familiers et bien réels. C’est donc avec plaisir que nous les retrouvons tous trois ainsi que d'autres plus secondaires mais tout aussi étoffés.

Le récit est mené sans temps morts (mais pour ce qui est des morts, les nouvelles cibles de Brady font peine!) Les chapitres sont habilement introduits de scènes réalistes : l’infirmière qui rentre dans la chambre ou chez elle, la jeune fille qui déambule dans un quartier ghetto, les tranches de vie d’êtres seuls, confrontés à la maladie, les prises de tête adolescentes… Tout concourt jusqu'aux références musicales à nous faire entrer dans la « ronde ».

Et en vous y plongeant, vous ne regarderez plus votre fond d’écran de la même façon, n’y installerez aucun poisson coloré, revivrez l’époque des Gameboy (alias zappit) et savourerez un bon Stephen King !

Inès-Marie

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 11:51

Le coeur n'oublie jamais...

Même quand il est fatigué comme celui de Mary. Au soir de sa vie, elle retourne s'installer sur l'île de Bruny (Nouvelle-Zélande) où elle a vécu avec son mari, le gardien du phare. Au gré de ses confidences au jeune garde forestier -d'abord récalcitrant- et de leurs promenades, elle se remémore son existence tandis qu'un lourd secret refait surface.

L'autre personnage attachant de ce roman est Tom, son fils dont le choix de partir en Antarctique a bouleversé sa vie. Bien que meurtri, ce passionné d'ornithologie reste fasciné par cet ailleurs. Deux rencontres amoureuses vont l'obliger à un nouveau choix!

La beauté des paysages du Cap de Bruny aux étendues polaires accompagnent le récit de ces deux vies : l'une qui souhaite la quitter sereinement et l'autre retrouver un sens à la sienne.

Un roman aux très belles descriptions de la nature qui ne tient pas entièrement ses promesses surtout si l'on a lu "Une vie entre deux océans" (cf critique sur ce blog)

. Un secret vite deviné, une écriture narrative un peu plate (sa traduction?) et un titre qui laissait espérer encore mieux.

Reste un moment de lecture agréable qui fait voyager et une auteure qui sait raconter les êtres qui s'apprivoisent.

Eveline et Inès-Marie

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:59

Sur quatre générations, la vie d’une famille texane de 1850 à nos jours, en partant du patriarche Elie enlevé enfant par les Indiens, puis érigeant un empire avec l'argent du pétrole trouvé sur ses terres. 

Le récit alterne les chapitres évoquant Elie, Peter l’un de ses fils et Jeanne l’arrière petite-fille qui est à la tête de la fortune familiale. 

 

Pour une nénette :

 

Un roman lu facilement mais son avis est mitigé. Si le livre est intéressant, elle n’a pas été prise aux tripes. Long, trop détaillé et réaliste (voire « gore ») pour la partie qui se déroule chez les Indiens.

 

Pour les quatre autres en revanche :

 

Une première partie particulièrement réussie celle de la vie quotidienne chez les Indiens, décrivant avec réalisme aussi la reconversion des fermes en puits de pétrole et la « cohabitation forcée » avec les Mexicains. Une fresque vraiment très intéressante autant du point de vue historique que politique! 

Quant aux personnages s'ils ne sont pas héroïques, ils sont tout simplement humains, faillibles, dans l’entièreté de leur vie et connaissent une fin nostalgique.  

  

Aussi, "Le fils" est un roman marquant par l’évocation magistrale d’une époque qu’on connait peu. Et grâce auquel on comprend mieux les comportements des Américains par exemple leur attachement à la liberté du port des armes. La violence de la conquête du territoire étant une histoire relativement récente, elle reste ancrée dans leur caractère.

 

Cette épopée nous a replongées dans les westerns de notre enfance, les ranchers à l’époque de Dallas mais avec un réalisme très moderne. Ecrite comme un film hollywoodien avec l’odeur de la selle, la  morsure du soleil, et l’injustice des hommes, elle nous a happées.

 
Les Nénettes
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 12:23
"Arrete tes mensonges" de Philippe Besson (***)

Un roman apparemment autobiographique, un amour lycéen intense mais secret, entre 2 garçons que rien ne semblait rapprocher, sinon un coup de coeur  impromptu, irrépressible.

Philippe Besson a déjà écrit tant de livres depuis des décennies, que nous en avons sûrement tous déjà au moins lu un. Une écriture limpide, des histoires qui parlent de gens et de sentiments. Souvent très bien. Avec simplicité.

Alors pourquoi celui là plutôt qu'un autre?

Je ne suis pas tellement attirée par l'auto-fiction. J'aime les histoires qui emmènent dans un ailleurs qu'il soit temporel ou fictionnel. J'aime le scénario, le déroulement, jusqu'au dénouement.

Mais je dois dire que ce petit livre, qualifié dans une chronique radio de "page-turner" m'a cueillie.

Cela commence tout simplement, pourtant, rien de bien extraordinaire. Un amour lycéen, les souvenirs de jeunesse, un époque souvent narrée par ailleurs.... un thème qui nous touche tous, puisque nous y sommes tous passés... et que nous en sommes tous sortis.

Mais l'auto-fiction n'empêche pas la construction narrative, ici bien découpée en 3 parties. Ainsi, le scénario de ce roman est -il d'une précision inouïe, c'est bien ça qui nous attrape !

Rarement j'avais perçu à ce point le côté égoïste et écogentrique de l'amour. On ne perçoit l'autre qu'à travers soi. Parfois (souvent), on ne sait pas grand chose de lui, de ce qu'il pense. Dans ces immenses coups du coeur, quand tout s'emballe et ne se résume plus que dans l'autre, c'est toujours soi que l'on protège, que l'on observe, que l'on voit souffrir.

Après coup, il nous reste peu d'éléments pour savoir comment l'autre a vécu les choses, ce qu'il en a pensé. Même si l'on essaye d'imaginer, de déduire, on ne sait jamais vraiment...

C'est comme ça que je l'ai ressenti

Quelques magnifiques phrases ponctuent cet amour fiévreux. Toujours avec cette simplicité qui en finit par être spectaculaire. Rendez-vous dans les dernières lignes, qui pourraient émouvoir  les romantiques parmi vous ! Sentimental, mais au sens propre du terme "qui a trait aux sentiments, et particulièrement à l'amour".

Un livre très agréable à lire, sensible et émouvant, qui apporte sa pierre dans la litanie sans fin des romans qui traitent d'amours et de jeunesse.

Binh

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 14:29

Si vous avez aimé "Mille et une femmes blanches", vous lirez avec bonheur sa suite.

Et aussi d'ailleurs si vous ne l'avez pas lu ou si 17 ans après, vous en avez conservé un bon souvenir mais que les détails se sont effacés. Cela a été mon cas, emportée dans cette aventure riche en événements et émotions.

Dans sa conquête des territoires indiens, le gouvernement américain a mis en place le FBI (Femmes Blanches pour Indiens). Ces femmes, sorties des asiles, prisons ... des Etats dits "civilisés", sont chargées de se reproduire avec les "sauvages" et ainsi de les amener à la civilisation.

Lorsque commence "La vengeance des mères" (mars 1876), les premières arrivantes viennent d'être massacrées avec tout le village de Little Wolf par l'armée. Parmi les rares survivants : deux soeurs irlandaises Margaret et Susan qui jurent de se venger.

Une seconde "livraison" de femmes est pourtant prévue et c'est leurs aventures conjointes à celles de cette tribu que racontent les carnets de Margaret, Susan et de Molly. Cette dernière découvrant avec ses compagnes le mode de vie des arapahos et des cheyennes.

Un roman sans temps morts puisqu'il mêle le récit des aventures de la tribu et de sa lutte contre les blancs, des relations qui se nouent entre les différents protagonistes mais aussi des histoires passées de chaque femme.

Jim Fergus a retrouvé intacte sa révolte face à l'Histoire d'un génocide programmé. "La vengeance des mères" est un livre documenté qui alterne des pages épiques (batailles que l'on vit comme un film), émouvantes et de belles descriptions. 

Un roman qu'on ne lâche pas jusqu'à sa fin, promesse d'une suite qui fera la part belle aux croyances et pouvoirs d'un Peuple sacrifié mais pas mort!

Inès-Marie

La photographie de couverture est celle de Pretty Nose, guerrière arapaho qui apparaît dans le roman et qui vécut, après s'être battue dans la bataille de Little Bighorn, jusqu'à cent deux ans dans la réserve de Wind River.

Roman traduit par Jean-Luc Piningre.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 23:17

Martial se retrouve dans le bureau d'un juge, pour avoir tué un homme. Il va raconter son histoire, et ce qui l'a amené si loin, lui, son village, son fils..."

Un roman d'une puissance inouie. Pour ceux qui ont aimé les autres livres de Tanguy Viel, et pour tous les autres, bien sûr.

On retrouve l'originalité et le goût pour les histoires concises, les intrigues et manipulations psychologiques ; l'illustration de la complexité et la duplicité de relations humaines.

Ne vous laissez pas tromper par l'apparente simplicité des mots. C'est un livre qui se relit pour savourer la linéarité et la progression du récit, ainsi que la précision, la subtilité de la narration. Chaque  mot, chaque phrase sert le propos. Spectaculaire simplicité !

Une écriture qui parvient à mettre des mots sur l'indicible, ce qu'on ne comprend pas toujours en soi ou chez les autres.

Ce roman nous enserre, progressivement ; On est avec Martial, on partage empathie, compassion, peine et impuissance. Jusqu'à la dernière ligne.

Un  potentiel "roman d'un soir", en tout cas, un livre noir qui vous tient, même plusieurs jours après la lecture.

Un tour de force. Magistral. 

Binh

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:52
Danser au bord de l'abîme ***** de Grégoire Delacourt

"Je ne voulais pas d'un amant. Je voulais un vertige."

La vie d'Emma, mariée et mère de trois enfants, va basculer le jour où elle croise le regard d'un homme dans une brasserie. 

Telle la chèvre de monsieur Seguin, histoire que lui contait sa mère tous les soirs -et qui sert de fil rouge tout le long du roman-, Emma rêve d'ailleurs, d'une existence moins confortable et conventionnelle que la sienne.

Je ne peux ni veux en dire plus sous peine de trop en dire. Sachez que c'est une belle histoire  qui parle d'amour, d'amitié, de joies, de peines, de vies et d'abîmes.

G.Delacourt signe un roman superbe, en prenant le parti -plus que réussi- de se fondre dans les mots et la sensibilité d'une femme.

"Je dirai que j'ai connu la joie immense d'être passée, celle d'avoir dansé sur la terre, celle d'avoir été en vie, d'avoir vu la lueur des étoiles, celle d'avoir goûté à la pluie, aux frissons, à quelques vertiges (...) je dirai encore que le plus beau reste à venir."

Je sors de cette lecture bouleversée ...

Eveline

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 17:54

L'ogre intérieur d'Adèle a un appétit féroce !

Adèle est sexuellement addict, une pulsion irrépressible, honteuse, mais insatiable, qui lui fait prendre tous les risques, pourvu qu'elle puisse plaire le temps d'une étreinte souvent brutale, toujours rapide, et sans jamais la rassasier. Pourtant elle aime et est aimée par son mari médecin, elle a un petit garçon, mais elle ne se satisfait pas de cette vie de petite bourgeoise.

En dépit de ce corps maigre qui, tel un tyran, lui demande toujours plus, en dépit de la honte  des mensonges et du dégoût, Adèle ne peut résister, quitte à tout perdre.

Son rapport à la maternité, à sa mère, son manque de reconnaissance affective ... On entre dans l'histoire d'Adèle, pour ma part sans la juger.

Un sujet audacieux pour le premier roman d'une jeune femme marocaine ! Des phrases incisives, percutantes, des mots crus parfois, mais jamais vulgaires, de la souffrance, beaucoup, le portrait sans complaisance de cette femme imparfaite m'a touchée et émue.

Vous pouvez vous laisser tenter !

Eveline

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 16:49

Hôpital Cochin, dans la salle d'attente du service de procréation médicalement assistée, une femme attend, seule.               Cette femme est Kimiâ Sadr, et son esprit vagabonde ...

L'Iran de sa naissance, l'histoire de trois générations de Sadr avec ses légendes toutes orientales, l'Histoire aussi avec le déclin puis la chute du Shah , la révolution de 1979 et l'avènement de Khomeini, l'arrivée à Paris, l'engagement politique des parents Darius et Sara (et la menace qui pèse encore sur eux, même en France), l'adolescence rebelle et les rapports conflictuels avec ses soeurs, la liberté et ses errances, ... Sans parler de L'EVENEMENT, et du pourquoi et comment Kimiâ se trouve dans cette salle d'attente.

L'erreur de N.Djavadi, à mon sens, est d'avoir voulu trop en faire et tout dire dans son premier roman (autobiographique ?), certes très bien écrit, mais un peu trop "fouillis".

Bref, ce "Désorientale" m'a "désorientée".

Eveline

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:16

Ce pourrait être un conte des mille et une nuits, il n'en est rien ...

Dans le Kaboul des années 2000, Rahima vit avec ses parents et ... quatre soeurs ... Le père est malade, drogué à l'opium, suit à la lettre les lois coraniques en vigueur, ses filles ne doivent pas quitter la maison et encore moins aller à l'école. Il existe cependant une tradition, celle des bacha posh, qui permet à une fillette de se travestir en garçon jusqu'à l'âge de son mariage.

Rahima, 10 ans, devient alors Rahim, et pendant trois belles années jouit de la liberté telle un garçon. De cette période il lui restera toujours (malgré un mariage forcé avec un homme de plus de quarante ans qui la prend comme quatrième épouse) un sentiment ancré d'indépendance, à l'instar il y a un siècle de son arrière arrière grand mère Shekiba. La tante de Rahima  lui narre l'histoire de cette ancêtre :

Shekiba a une dizaine d'années dans les années 1900, un père cultivant son lopin de terre, une mère aimante ainsi qu'un frère et une soeur. Ces trois derniers victimes du choléra, la fillette travaillera comme un fils aux côtés de son père jusqu'à la mort de ce dernier. Maltraitée et méprisée par sa propre famille, mariée de force, éprise de liberté elle devient Shekib en entrant comme garde du harem du roi.

Un siècle d'intervalle, mais les mêmes destinées pour ces parentes, dans cet Afghanistan dirigé par les Talibans et les chefs de guerre, où les femmes sont encore brimées, voilées, violées, fouettées, lapidées ...

Un roman brillant et poignant. Je finirai par les mots de Shekiba : "La vie est difficile ici-bas. Nous perdons nos pères, nos frères, nos mères, nos oiseaux chanteurs, et des fragments de nous-mêmes. Les fouets s'abattent sur les innocents (...) Mais je peux prier pour de petites choses, comme les champs fertiles, l'amour d'une mère, le sourire d'un enfant - une vie plus douce qu'amère."

Eveline

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