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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 10:55

"Le bébé est mort". Le roman de L. Slimani débute par ces quatre petits mots.

Louise vient de tuer Mila et Adam, les deux jeunes enfants de Myriam et Paul. Comment Louise, sorte de "Mary Poppins", a-t-elle pu commettre l'irréparable ? Comment Myriam et Paul n'ont-ils pas pu voir les signaux annonciateurs du drame ?

Tout commence lorsque Myriam décide, après sa seconde maternité, de reprendre une activité professionnelle dans un cabinet d'avocats. Paul est musicien, travaille en studio et doit "composer" avec des "stars" capricieuses. Après un casting drastique le jeune couple tombe sur une perle en la personne de Louise, dont ils ne savent pas grand chose sinon qu'elle a de bonnes références et un feeling immédiat avec les enfants.

Peu à peu la nounou se rend indispensable, outrepasse ses fonctions et prend totalement en charge la maison, sans que le couple ne dise rien. Myriam est tiraillée entre l'amour infini pour ses enfants et le besoin de s'accomplir professionnellement (et donc socialement). Paul voit sa femme et ses enfants heureux, il est donc lui aussi plus disponible pour sa carrière qui décolle. Les enfants sont ravis et ont l'air épanouis, charmant tableau aux yeux de tous.

Il y a toutes les parts d'ombre de Louise, qui s'est toujours occupée d'enfants, qui a un besoin "charnel" d'eux, alors que sa propre fille est partie loin de sa présence (toxique ?), qui est clairement en manque de reconnaissance de tout. Elle ne se dévoile pas, ne parle jamais d'elle, même avec les autres nounous du jardin d'enfants.

On sent monter le malaise, puis la tension, sans éclats de voix, tout doucement, comme une chanson douce ...

Bouleversant, brillant.

Eveline

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Published by Nénettes-on-net - dans roman français
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commentaires

Inès-Marie Ambre 22/01/2017 19:31

Moi aussi, j'ai beaucoup aimé. D'ailleurs je l'ai dévoré en deux jours happée par l'univers anxiogène et la spirale de sa folie. Un instant (au début, pour la fête d'anniversaire) j'ai pu trouver que les parents manquaient de "corps" mais tout bien considéré, je pense que c'est un choix de l'auteure qui nous permet ainsi d'adopter le point de vue de la nourrice. Dans sa folie, elle les désincarne, ils ne comptent pas. Je suis toujours fascinée que les jeunes femmes comme Leila Slimani (et avant elle, dans un autre genre Mo Hayder) sachent se mettre dans la peau de désaxés. "Chanson douce" m'a donné envie de lire son premier roman : "Dans le jardin de l'ogre" où cette fois, c'est une nymphomane dont on suit la trajectoire fatale.

binh 20/11/2016 14:31

J'avais été intéressée cet été par une interview de la romancière, par ailleurs épatante journaliste de "Jeune Afrique", et c'est donc plutôt avec étonnement que je me suis rendue compte que j'étais moins d'être conquise par ce roman, commencé avec appétit. J'ai trouvé les signes annonciateurs trop évidents, trop théorisés, et finalement ce trio de personnes très peu incarné. Le couple de jeunes bourgeois parisiens est lui aussi très sociologiquement modélisé . On n'est pas tout à fait dans la lutte des classes, ni dans le thriller social. Dans le genre, je me suis davantage retrouvé dans le roman de Ruth Rendell "L'analphabète"), qui a inspiré Claude Chabrol pour "La cérémonie"