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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 19:34

Alice Munro aime les femmes, un peu moins les hommes. 9782757814727.jpg

 

Elle nous parle de femmes en situation d'étouffement. La fuite, qui semble être la solution, avortée ou réalisée les ramène fatalement à leur fracture.

 

Son écriture accessible est construite autour d'un jeu sur le temps: cherchant les clés dans le passé, elle nous projette dans le futur à l'insu du personnage ce qui crée une complicité avec le lecteur. Même si l'on se rend compte que chaque mot est choisi, la lecture n'est, elle, pas facile car on ressent beaucoup de non dits, de demi-mots qui demandent d'être attentifs.

 

La grande force de son écriture: les descriptions extrêmement évocatrices et les portraits psychologiques, profonds et justes.

"C'était comme si une aiguille meurtrière s'était logée quelque part dans ses poumons, et qu'en respirant prudemment elle pouvait éviter de la sentir. Mais de temps à autre il lui fallait prendre une profonde inspiration, et l'aiguille était toujours là."

 

Le recueil est composé de huit nouvelles, chacune consacrée à une femme autour de laquelle gravitent d'autres personnages mais surtout des hommes défaillants, souvent égoïstes peu attentifs, parfois violents en actes comme en paroles, ou absents.

L'héroïne bien souvent essaie de briser la fatalité sur un moment d'impulsivité. Elle refuse d'abord de renoncer avant de se laisser complètement happer.

Il y a aussi un principe déconcertant dans la majorité des nouvelles: un personnage, a priori important, est "liquidé", soit sa mort est réglée en une phrase (Christa la meilleure amie)  soit il disparaît sans laisser de trace (Irene la bonne).

 

Inès a été touchée par la trilogie: Hasard, Bientôt, Silence pour le détournement de la Nouvelle en épisodes de roman. On y retrouve l'héroïne dans les trois histoires à des différents âges de sa vie... et par Passion :

"Décrivant ce passage, ce changement dans sa vie, plus tard, Grace aurait pu dire -et dit effectivement- que c'était comme si une grille s'était refermée à grand bruit derrière elle. Mais sur le moment il n'y avait pas eu de bruit [...]"

 

Delphine et Caroline ont été touchées par le dernier épisode de la trilogie consacrée à Juliet : Silence car il reste beaucoup de mystère et qu'il traite de la relation difficle d'une mère et de sa fille.

 

Delphine a également aimé Subterfuges pour la fatalité et les années perdues. 

 

Binh a été touchée, elle aussi, par Subterfurges parce qu'elle révèle la cruauté du destin, un mélange de Maupassant et Joyce Carol Oates. Et par Passion parce qu'elle évoque si bien les erreurs que l'on commet en toute connaissance de cause, sans pouvoir toutefois s'en empêcher; et enfin elle a aimé Hasard où, le temps d'un voyage, tout est possible.

 

Isabelle Sabine a aimé dans Fugitives la complexité des relations entre Carla et Sylvia et son onirisme ainsi que la trilogie pour les mêmes raisons qu'Inès.

 

Toutes les Nénettes ont particulièrement aimé Fugitives, nouvelle augurale, qui à elle seule condense toutes les qualités de l'auteur. Très bien écrites, elles laissent le lecteur avec un sentiment de désespérance et de mélancolie et  explorent avec finesse quelques pans du monde féminin.

 

Alice Munro a reçu le Prix Nobel 2013 pour l'ensemble de son oeuvre féministe.

 

Les Nénettes.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:25

 

 

plonger.jpgEncore un roman d'amour, certes, mais l'écriture d'orfèvre que nous offre Christophe Ono-dit-biot donne une dimension très particulière à cette histoire.

 

Le narrateur, journaliste français, tombe fou amoureux de Paz, une espagnole de carte postale, presque une caricature : brune, passionnée, artiste, fantasque et sensuelle, exigeante et ingérable. Sur un malentendu ( il écrit un « papier » sur les œuvres de cette jeune artiste), ils vont vivre une aventure amoureuse tumultueuse dont ils ne sortiront pas indemnes.

Alors que Paz a disparu, il choisit de raconter à leur fils la relation qu'il a eue avec sa mère, leur rencontre, leur passion, et la difficulté- l'impossibilité- de maintenir vive la flamme des premiers moments.

Nous le suivons dans son enquête, vers une vérité douloureuse mais libératrice.

 

L'écriture est précise, riche mais abordable, le rythme soutenu même si, finalement, il ne se passe pas grand-chose.

J'ai été happée par cette histoire forte, qui tient en haleine et transpire la passion.

 

Dedel 

 

PS. vous comprendrez la photo vers le milieu du livre....

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:19

 

 

mobilier-n.pngJean-léger Truffaut (!) est responsable du Patrimoine,et passe son temps à se débattre avec des budgets dérisoires pour essayer de sauver les 170 cathédrales que compte notre beau pays. Une prise de tête de chaque jour, qui lui rend la vie intenable.

Un jour, une idée germe dans son esprit : pourquoi ne pas centrer les efforts d'entretien sur les cathédrales qui « valent le coup », et faire disparaître les autres ? 

Le tout est de trouver comment et qui, et JL va vite se retrouver embarqué dans un projet insensé..

Un petit roman drôle et cynique, dont le thème n'est, lui, pas si léger...

 

Dedel

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:15

 

 

toilettes.pngNous suivons les mésaventures de Jocelyn, bourgeoise new-yorkaise dont la vie bascule avec son divorce.

Elle qui n'a jamais rien fait de ses 10 doigts est condamnée à se prendre en main, à lutter contre l'adversité et à supporter l'indifférence ( quand ce n'est pas pire) de ses anciennes relations.

Elle s'observe avec cynisme et réalisme, attitude qui nous la rend attachante, et on embarque volontiers avec elle dans sa découverte du « vrai » monde.

 

Tout cela avec une contrainte importante : depuis son enfance, sur les conseils de sa grand-mère, elle ne peut se soulager que dans des toilettes immaculées.. !

Finalement, sa grand-mère avait raison, et c'est sa folie des «  clean wc » qui lui sauvera la mise...

 

Dedel

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:11

 

 

Un mini roman pour un maxi amusement !Ransome.png

 

Alan B, l'auteur de «  la reine des lectrices » nous décrit un couple typique d'anglais moyens, avec intèrieur cucul, petites habitudes et ennui accepté. Pourtant, cette belle harmonie explose le soir oú, de retour de l'opéra, ils retrouvent leur appartement vide, complètement vide.. !

Le temps que la police résolve le cas, leur vie va ête bouleversée, et Mrs Ransome va découvrir en elle des ressources et envies qu'elle n'avait jamais soupçonnées...

C'est frais, croustillant, rigolo, et piquant..comme un after-eight !!!

 

Dedel

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 18:53

 

Les critiques dithyrambiques sur son dernier roman (Esprit d'hiver) m'ont donné envie de En-un-monde-parfait-copie-1.pngdécouvrir son œuvre.

L.K  centre ses écrits sur des vies de femmes « ordinaires » qui se retrouvent confrontées à des situations extraordinaires.

Ici, l'héroine, mariée depuis peu à un veuf , fait face à l'absence prolongée de son mari, et doit du coup gérer seule la maisonnée.

Les enfants de son époux, évidemment en rejet de cette «  nouvelle mère », vont devoir accepter de partager leur quotidien avec elle, et ils devront de fait trouver un fonctionnement..

Dehors, le monde s'écroule, touché par une étrange maladie dont on ignore l'origine et comment la guérir,et l'on se demande pendant tout le roman si et quand elle viendra frapper à leur porte..

Ce roman m'a déconcertée, je n'ai pas réussi à « entrer » dans l'histoire, ni à comprendre ce que l'auteur voulait nous expliquer. A «multi-chemin «  entre un roman futuriste ( le monde moderne en déroute), psychologique ( la gestion de l'absence), de suspens ( comment cela va finir), de gare ( les relations « téléphonées » avec les beaux-enfants), je me suis retrouvée ballotée et parfois même ennuyée par la description de petits évènements qui ne font pas avancer le « schmilblick »....

Bref, il va falloir que j'en lise un autre pour savoir si l'écriture de Laura est pour moi.....probablement "Esprit d'hiver", que les nenettes ont adoré !

Dedel

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 18:43

 

sieste assasinée

 Petit roman , mais petit bijou aussi.

 

P.Delerm nous emmène sur les chemins des sensations et des    souvenirs de petites choses du quotidien, qui sont en fait celles qui façonnent la mémoire..

Il réussit le tour de force de faire appel à des moments que nous avons tous vécus, ou presque, et on se laisse bercer par ces petits «  morceaux de vie », entre une » rencontre à l'étranger » et le « cœur d'artichaut ».


A lire à petites gorgées ( de bière..!), pour se faire plaisir, et laisser tomber le livre en révassant à nos propres souvenirs.

 

Dedel

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:20

Qu'il est bon de s'endormir avec le Maître !images-copie-21.jpg

 

Qu'il est bon de retrouver l'univers empreint de peurs et d'humanité de Stephen King!

 

Dan Torrance, le petit garçon de "Shining" est devenu alcoolique, comme son père. Nous l'avions quitté devant l'hôtel Overlook et le retrouvons trente ans plus tard, errant, instable et hanté par les fantômes du passé.

D'abord consacré à sa descente aux enfers, le roman l'amène à se poser dans une petite ville du New Hampshire. Il y lie des amitiés, s'inscrit aux Alcooliques Anonymes et trouve du travail dans un hospice. Là, il aide les mourants à "s'endormir" en paix.

Dans le même temps sur les routes, des êtres sans âme enlèvent et torturent des enfants ayant le don. Leur nourriture : les vapeurs que produisent la mort de leurs victimes ; leur force : ils sont le "Noeud vrai" unis dans l'horreur et se fondant dans l'anonymat de l'Amérique moyenne.

Abra Stone, quant à elle, est une enfant au shining extraordinaire. Elle entre en contact télépathique avec Dan dès son plus jeune âge. A douze ans, visualisant le meurtre d'un enfant, elle lui demande son aide.

Pourchassée à son tour par les Vrais, parviendront-ils ensemble à en débarrasser le Monde et Dan à la sauver ?

 

S'il est une suite, ce roman se suffit à lui-même. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu le premier tant sont ravivés les souvenirs de Danny qui, dans cette lutte, affrontera également les fantômes d'hier.

De même, il est riche de tous les thèmes de son auteur : la faiblesse et la monstruosité, la peur, le sentiment de culpabilité et le poids du passé mais aussi, le courage et la rédemption, la force de l'humanité quand elle s'unit ainsi que la capacité à se relever en dépit des douleurs...

 

Malgré quelques longueurs, "Docteur Sleep" est très réussi et les fans y retrouveront le meilleur du King du fantastique made in USA, notamment son art à évoquer ce qui est immortel en chacun de nous : l'enfance.

 

Inès-Marie

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:47

Le récit brûlant et tendu d’une passion amoureuse. 51n68pEo1-L._AA160_.jpg

 

Une actrice française expatriée à Los Angeles tombe raide dingue d’un acteur en vue. Elle est Blanche, il est Noir, et cette donnée, a priori sans incidence pour l’héroïne, va –t-elle peser ?


Certes, le thème n'est pas d'une originalité affriolante, mais j’ai beaucoup aimé ce court roman, qui évoque une passion soudaine et exclusive.

L’héroïne va se retrouver sans vraiment s’y attendre, assujettie à son amant, celui-ci étant de plus en plus accaparé par un projet de film à réaliser.

 

Tout est raconté sous l’œil de la femme : on est ainsi dans un univers féminin de la passion amoureuse entière, avec l’attente (devrais-je dire les attentes, tellement il y en a, de toutes sortes...), les espoirs, le soulagement et les petites et grandes joies. Ainsi, l’homme, objet de cet amour n’est vu que sous son œil à elle, on ne saura finalement que peu ce qu’il a lui-même pu penser de cette liaison, de cette femme qui l’a tant aimé.

 

Finalement, au-delà des races, des classes et microcosmes sociaux, ne serait-ce pas, au fond, de cette altérité existentielle entre l'homme et la femme dont traite aussi ce livre ? A ce propos, je ne peux m'empêcher de reprendre l'épitaphe du roman, une citation de Marguerite Duras, tout à fait parlante : « II faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter.

 

Petit à petit, l’héroïne va se retrouver happée par sa passion, tout va s'accélérer brusquement avec le tournage du film, un peu comme dans un rêve éveillé, auquel elle assisterait, spectatrice, n’ayant aucune prise sur le déroulement des événements, qu'ils soient fictifs (dans le scénario du film) ou réels (dans sa vie à elle).  

 

Le style, souvent lyrique, et la description minutieuse de petits détails (les mots, les regards, les attentions) font tout l’intérêt de ce récit réaliste, cru, qui nous fait suivre cette passion sans concessions.

 

Le dernier chapitre, magnifique, est à la fois doux, poignant, douloureux et très juste, sur le thème du souvenir, du temps qui passe et parfois guérit.

 

Binh

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 13:07
Au revoir là-haut ****de Pierre Lemaître

Les aventures d’un officier et de 2 gueules cassées dans l’immédiate après-guerre 14-18 : un roman distrayant, surprenant et instructif !images-copie-20.jpg


Rendu célèbre en tant qu’auteur de polars déjà très rythmés (j’avais commenté à l’époque sur ce site l’excellent « Alex »), Pierre Lemaître a voulu changer de style .. et c’est avec bonheur que je l’ai suivi dans cette nouvelle phase de sa carrière d'auteur.        
   
L’histoire commence dans les tranchées, dans les jours qui précèdent l’armistice de novembre 1918, avec un crime, un soupçon et un sauvetage, lesquels vont lier à jamais l'existence de 3 hommes... Menée tambour battant, l'intrigue nous entraînera dans des méandres imprévisibles, les évènements se succèdant, surprenants mais toujours crédibles.  
 
Ce roman m’a passionnée de bout en bout…. Alors que j’avais justement envie d’une bonne histoire bien prenante pour entamer ces journées pluvieuses d’automne !
 
On retrouve bien le rythme et le sens du détail dans l’esquisse des caractères de ses personnages, dont faisait déjà preuve Pierre Lemaître dans ses polars : on redécouvre talent fou pour la narration, de beaux morceaux de bravoure, (des épisodes épiques, des emportements, des audaces) et de magnifiques portraits, le tout truffé d’idées et d’anecdotes truculentes, parfois cruelles, parfois drôles, parfois sensibles, toujours très imagées. 
           
Une fois la dernière page tournée, je voyais encore défiler dans mon esprit, une ribambelle de personnages et d’impressions encore très tenaces : Edouard, la gueule cassée, et son puissant père qui se seront ratés toute leur vie, le cynisme sans fin des marchés publics liés aux mémoriaux de guerre, et l’amère existence irrémédiablement sans perspectives, d’un fonctionnaire mal aimé de tous, et très têtu.
 
Un très bon moment.


Binh

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