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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 15:42

Un "livre de deux soirs", original et malicieux

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A la suite d'un dîner en solitaire impromptu, un homme se retrouve par hasard en possession du chapeau de François Mitterrand, alors Président. C'est le début de péripéties et concours de circonstances, grands et petits, qui vont apporter agréments, coups de pouce et surprises aux 3 personnages qui vont entrer en possession de ce chapeau.

 

Voilà un petit roman subtil et inventif, qui se déguste avec plaisir, du début à la fin.

 

On n'a même pas envie de trop en dire, de peur de gâcher l'équilibre fragile de cette narration légère comme un fil d'air ; les opportunités qui se présentent, les coups de chance fugaces qui peuvent changer le cours de l'existence, si tant est qu'on les saisisse...

 

Le roman est bourré de jolies petites phrases très bien vues,  ciselées avec humour, malice, et qui témoignent d'une observation très juste des relations sociales et familiales et des sentiments qui les alimentent.

 

Un livre qui vient de sortir un poche et qui peut donc s'offrir aux proches sans hésitation, plaisir garanti!

 

Binh

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 09:41

Un roman aussi beau et poignant que son titre. IMG_8788.jpg

 

J'ai adoré ce livre pour son écriture et sa profondeur. A de nombreuses reprises, j'ai eu envie de noter ses mots pour ne pas les oublier, comme ceux-ci :

" Nul n'échappe à son destin. Destin ? Seuls les êtres d'exception en ont un. Pour les gens ordinaires, la fatalité suffit."

 

Les anges meurent de nos blessures est l'histoire vraie d'un jeune arabe dans les années 30. Né dans la misère absolue de l'Algérie coloniale, il connaitra la gloire grâce à la boxe ; la déchéance par amour.

Le premier chapitre est un "coup de poing" dans l'estomac. Tirambo est conduit à la guillotine pour crime. Commence dès lors le récit de ce qui l'a conduit là. Plus que la renommée, c'est l'amour qui est le moteur de ce héros. Et le roman s'articule autour des trois femmes qui ont compté pour lui.

 

L'auteur a choisi de raconter l'histoire de Tirambo à la première personne. Si ce choix de donner à un analphabète une voix dans un tel style m'a surprise, l'étonnement ne dure pas. Tirambo mérite que Yasmina Khadra lui offre ses mots pour raconter sa lutte pour sortir de la misère, dire les amis et leurs trahisons, décrire la famille et ses exigences, et crier l'amour !

 

Quant à nous lecteurs, on est saisi de connaitre dans quelle pauvreté vit la population arabe. Les premières années de la famille du héros est marquée du sceau de l'indigence. On apprend combien la Première Guerre Mondiale a blessé l'Algérie et qu'elle comptait, elle aussi, des gueules cassées. Le racisme omniprésent, le luxe qui n'apppartient qu'à une "caste" de nantis, les femmes occidentales (attirance-répulsion), l'exploitation des arabes jusque dans le sport ... autant de thèmes qui fondent la société coloniale et ce roman.

 

La liste est longue de tout ce qu'il m'a apporté. Ces Anges blessés m'ont touchée, emportée, beaucoup appris et séduite littérairement. J'y ai trouvé tout ce que j'attends d'un roman en fait!

Quant à Yasmina Khadra, respect Monsieur, vous êtes un Grand Ecrivain de la langue française et avez raison de le revendiquer en réclamant plus de reconnaissance.

 

Inès-Marie

 

Message à l'éditeur : Vous auriez pu faire un effort pour la couverture!

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 19:28

"...il y a une certaine grâce chez les perdants, les plagiaires et les brigands."grace-brigands-1400745-616x0 (1)-copie-1

 

Dans les années 70, Maria Cristina fuit une vie familiale sordide, une mère folle et son sentiment de culpabilité à l'égard de sa soeur pour s'installer à Santa Monica ( Californie ). Petit être étrange et sale, le ver deviendra papillon au contact du mentor qui l'engage comme secrétaire. Il a été un écrivain à succès, elle, deviendra auteure. Quand commence le récit, sa mère lui téléphone du Grand Nord, après de nombreuses années de silence : il faut qu'elle revienne ...

Deux avis différents sur le dernier roman de la multi-primée et talentueuse Véronique Ovaldé !

 

Le contre par Inès : 

Même si j'ai retrouvé le don de cette auteure à créer des personnages ainsi que les thèmes qu'elle sait si bien explorer; ma déception vient de n'avoir, en revanche, absolument pas retrouvé la magie de son écriture.

J'avais tant aimé la musique de son style dans Ce que je sais de Vera Candida et  Des vies d'oiseaux -critiques sur ce blog- que j'aspirais au même envoûtement. Cela a été à tel point le contraire que ma lecture en fut gâchée. Je me suis, au départ, confortée dans l'hypothèse d'une musique grinçante pour très vite déchanter. En effet, une phrase développée sur plusieurs pages et uniquement structurée de virgules : ce n'est plus musicalité mais cacophonie! De plus, la narratrice omniprésente plus qu'omnisciente m'a irritée, m'empêchant d'oublier que j'étais en train de lire. Je n'ai pas réussi à m'approprier l'histoire.

Toutefois, j'ai admiré certaines pages notamment les dernières où j'ai retrouvé ses talents de conteuse.

 

Le pour par Isabelle-Sabine : 

En partie d'accord avec l'analyse qui précède, je me suis davantage attachée aux personnages. D'ailleurs, chaque partie porte le nom d'un d'entre eux. La grâce des brigands est un roman de personnages. Véronique Ovaldé balise avec eux  "l'achronologie" de son récit. J'ai aimé que chacun soit une part de la construction de Maria Cristina. Il n'y a aucun personnage secondaire. Plus son mentor se délite à ses yeux, plus les insoupçonnés de son destin s'épanouissent.

Une fois de plus, elle fait la part belle à la trajectoire d'une femme finalement forte. De même, c'est un livre sur la maternité dont celle de l'oeuvre qui la rend célèbre. Son héroïne que tout pousse à éloigner d'un lien du sang deviendra elle-même l'adoptée de celui qui l'attend.

 

Là où nous nous retrouvons, c'est sur l'habileté de l'auteure à nous emporter dans un road-movie romanesque.

Il conviendra donc à chacun de se forger son opinion mais pour ceux qui voudraient la découvrir nous conseillons de commencer par  Ce que je sais de Vera Candida.

 

Inès et  Isabelle

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 11:16

"La vie ne vaut d'être vécue qu'au bord de la folie."   

AuLieuDitNoirEtang

Plus qu'un très bon polar, un roman noir et romantique. L'histoire de la relation adultère de deux professeurs dans une petite ville de la Nouvelle-Angleterre vue par Henry, quinze ans, fils du directeur de Chatham School.

Tout commence quand en 1926, Melle Channing descend du bus accueillie par le narrateur et son père. Celle qui sera accusée d'être la cause des morts du Noir-Etang où elle s'installe, vient enseigner le dessin dans cette école de garçons. Elle ne peut que séduire un adolescent qui n'a (à tort) pour son père que mépris et rêve d'ailleurs. Elle, qui connait l'Afrique et a été élevée par un père voyageur dont l'influence nourrit son art et sa pédagogie atypique pour l'époque.

Quand il relate cinquante ans plus tard ce qui bouleversa sa vie (et bien d'autres), Henry sait tout des événements de cette année et de leurs conséquences. La grande force de ce récit est que le lecteur, lui, ne les découvre que par bribes. Un roman puzzle à la construction brillante qui est aussi un roman initiatique.

Des personnages attachants, une héroïne bouleversante, une histoire qui réserve jusqu'à la dernière page des surprises et que l'on referme la gorge nouée, "Au lieu-dit Noir Etang" offre un moment de lecture inoubliable et très prenante !

Grand Prix 2013 des lecteurs du Point, Prix Edgar Allan Poe 1997 et Edgar Award du Meilleur Roman Policier, il est fort bien traduit, pour preuve son titre français bien plus littéraire que l'original "The Chatham School Affair".

Vraiment, je vous le recommande !

Inès-Marie

 

 

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 12:01

Quand une bande de trentenaires New-Yorkais déconstruisent le rêve américain9782266218542 1 75

 

1998 Lil, Beth, Emily, Sadie, Tal, Dave et les autres ont 27 ans, terminent leurs études universitaires, sont amoureux, veulent faire leur vie à Brooklyn, souhaitent devenir artistes, éditeurs, professeurs. Tous sans exception méprisent la réussite sociale bourgeoise de leur parents.

Pendant quelques années, nous allons les suivre dans leur construction de vie jusqu'aux attentats du 11 Septembre 2001, sur lesquels l'auteure passe pudiquement.

Néanmoins,  chacun à sa façon va voir sa vie prendre une direction inattendue. Soudain, ils vont devenir les adultes qu'ils n'avaient pas envisagé d'être. De déceptions en renoncements, de la volonté de résister à la paranoïa ambiante en recommençant de nouvelles vies à la quête de spiritualité, nous les suivront encore pendant quelques années, jusqu'à ce que l'un d'entre eux lâche définitivement prise avant la quarantaine...

Très beau roman de la désillusion qui nous attache dès les premières lignes et qui évoque avec brio le chaos que fut le commencement du XXI siècle; Le plus bel âge est également un très beau texte sur l' amitié et  sur la famille.

 

Isabelle-Sabine

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 19:34

Alice Munro aime les femmes, un peu moins les hommes. 9782757814727.jpg

 

Elle nous parle de femmes en situation d'étouffement. La fuite, qui semble être la solution, avortée ou réalisée les ramène fatalement à leur fracture.

 

Son écriture accessible est construite autour d'un jeu sur le temps: cherchant les clés dans le passé, elle nous projette dans le futur à l'insu du personnage ce qui crée une complicité avec le lecteur. Même si l'on se rend compte que chaque mot est choisi, la lecture n'est, elle, pas facile car on ressent beaucoup de non dits, de demi-mots qui demandent d'être attentifs.

 

La grande force de son écriture: les descriptions extrêmement évocatrices et les portraits psychologiques, profonds et justes.

"C'était comme si une aiguille meurtrière s'était logée quelque part dans ses poumons, et qu'en respirant prudemment elle pouvait éviter de la sentir. Mais de temps à autre il lui fallait prendre une profonde inspiration, et l'aiguille était toujours là."

 

Le recueil est composé de huit nouvelles, chacune consacrée à une femme autour de laquelle gravitent d'autres personnages mais surtout des hommes défaillants, souvent égoïstes peu attentifs, parfois violents en actes comme en paroles, ou absents.

L'héroïne bien souvent essaie de briser la fatalité sur un moment d'impulsivité. Elle refuse d'abord de renoncer avant de se laisser complètement happer.

Il y a aussi un principe déconcertant dans la majorité des nouvelles: un personnage, a priori important, est "liquidé", soit sa mort est réglée en une phrase (Christa la meilleure amie)  soit il disparaît sans laisser de trace (Irene la bonne).

 

Inès a été touchée par la trilogie: Hasard, Bientôt, Silence pour le détournement de la Nouvelle en épisodes de roman. On y retrouve l'héroïne dans les trois histoires à des différents âges de sa vie... et par Passion :

"Décrivant ce passage, ce changement dans sa vie, plus tard, Grace aurait pu dire -et dit effectivement- que c'était comme si une grille s'était refermée à grand bruit derrière elle. Mais sur le moment il n'y avait pas eu de bruit [...]"

 

Delphine et Caroline ont été touchées par le dernier épisode de la trilogie consacrée à Juliet : Silence car il reste beaucoup de mystère et qu'il traite de la relation difficle d'une mère et de sa fille.

 

Delphine a également aimé Subterfuges pour la fatalité et les années perdues. 

 

Binh a été touchée, elle aussi, par Subterfurges parce qu'elle révèle la cruauté du destin, un mélange de Maupassant et Joyce Carol Oates. Et par Passion parce qu'elle évoque si bien les erreurs que l'on commet en toute connaissance de cause, sans pouvoir toutefois s'en empêcher; et enfin elle a aimé Hasard où, le temps d'un voyage, tout est possible.

 

Isabelle Sabine a aimé dans Fugitives la complexité des relations entre Carla et Sylvia et son onirisme ainsi que la trilogie pour les mêmes raisons qu'Inès.

 

Toutes les Nénettes ont particulièrement aimé Fugitives, nouvelle augurale, qui à elle seule condense toutes les qualités de l'auteur. Très bien écrites, elles laissent le lecteur avec un sentiment de désespérance et de mélancolie et  explorent avec finesse quelques pans du monde féminin.

 

Alice Munro a reçu le Prix Nobel 2013 pour l'ensemble de son oeuvre féministe.

 

Les Nénettes.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:25

 

 

plonger.jpgEncore un roman d'amour, certes, mais l'écriture d'orfèvre que nous offre Christophe Ono-dit-biot donne une dimension très particulière à cette histoire.

 

Le narrateur, journaliste français, tombe fou amoureux de Paz, une espagnole de carte postale, presque une caricature : brune, passionnée, artiste, fantasque et sensuelle, exigeante et ingérable. Sur un malentendu ( il écrit un « papier » sur les œuvres de cette jeune artiste), ils vont vivre une aventure amoureuse tumultueuse dont ils ne sortiront pas indemnes.

Alors que Paz a disparu, il choisit de raconter à leur fils la relation qu'il a eue avec sa mère, leur rencontre, leur passion, et la difficulté- l'impossibilité- de maintenir vive la flamme des premiers moments.

Nous le suivons dans son enquête, vers une vérité douloureuse mais libératrice.

 

L'écriture est précise, riche mais abordable, le rythme soutenu même si, finalement, il ne se passe pas grand-chose.

J'ai été happée par cette histoire forte, qui tient en haleine et transpire la passion.

 

Dedel 

 

PS. vous comprendrez la photo vers le milieu du livre....

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:19

 

 

mobilier-n.pngJean-léger Truffaut (!) est responsable du Patrimoine,et passe son temps à se débattre avec des budgets dérisoires pour essayer de sauver les 170 cathédrales que compte notre beau pays. Une prise de tête de chaque jour, qui lui rend la vie intenable.

Un jour, une idée germe dans son esprit : pourquoi ne pas centrer les efforts d'entretien sur les cathédrales qui « valent le coup », et faire disparaître les autres ? 

Le tout est de trouver comment et qui, et JL va vite se retrouver embarqué dans un projet insensé..

Un petit roman drôle et cynique, dont le thème n'est, lui, pas si léger...

 

Dedel

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:15

 

 

toilettes.pngNous suivons les mésaventures de Jocelyn, bourgeoise new-yorkaise dont la vie bascule avec son divorce.

Elle qui n'a jamais rien fait de ses 10 doigts est condamnée à se prendre en main, à lutter contre l'adversité et à supporter l'indifférence ( quand ce n'est pas pire) de ses anciennes relations.

Elle s'observe avec cynisme et réalisme, attitude qui nous la rend attachante, et on embarque volontiers avec elle dans sa découverte du « vrai » monde.

 

Tout cela avec une contrainte importante : depuis son enfance, sur les conseils de sa grand-mère, elle ne peut se soulager que dans des toilettes immaculées.. !

Finalement, sa grand-mère avait raison, et c'est sa folie des «  clean wc » qui lui sauvera la mise...

 

Dedel

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 19:11

 

 

Un mini roman pour un maxi amusement !Ransome.png

 

Alan B, l'auteur de «  la reine des lectrices » nous décrit un couple typique d'anglais moyens, avec intèrieur cucul, petites habitudes et ennui accepté. Pourtant, cette belle harmonie explose le soir oú, de retour de l'opéra, ils retrouvent leur appartement vide, complètement vide.. !

Le temps que la police résolve le cas, leur vie va ête bouleversée, et Mrs Ransome va découvrir en elle des ressources et envies qu'elle n'avait jamais soupçonnées...

C'est frais, croustillant, rigolo, et piquant..comme un after-eight !!!

 

Dedel

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