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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 16:06

Guérit-on de son enfance ? 9782757800683.jpg

 

Le narrateur, double d'Olivier Adam, laisse à leur sommeil sa femme et sa fille et s'assoit sur le balcon de leur hôtel face aux falaises d'Etretat. En une nuit, il raconte sa vie de trentenaire et la blessure à jamais ouverte de son enfance. Sa mère s'est suicidée en se jetant d'une de ces falaises, quand il avait onze ans.

 

En cette nuit, il tente de reconstruire ses souvenirs d'une maman trop fragile. Il retrouve, dans le froid qui s'installe sur la terrasse, la chaleur d'un geste tendre, la beauté de la main de sa mère caressant l'écorce d'un arbre, sa voix chantonnant un air de Billie Holliday mais aussi la dureté de la première hospitalisation, les silences pesants, les larmes et ses peurs enfantines en la regardant repasser...

 

Ces passages là sont forts et beaux ! Mais le livre est très sombre, traversé heureusement de fulgurants moments de tendresse pour sa femme et leur bébé. Ce sont des pauses qui réconfortent dans une lecture éprouvante. Car, en plus du traumatisme, il y a le chagrin partagé avec son frère Antoine, leur adolescence près d'une cité béton, les premiers amours avec des jeunes filles perdues, la découverte de la sexualité et les dérives addictives. Mais surtout, la violence impardonnable du père qui exige d'eux qu'ils se taisent jusqu'à ne plus paraître exister.

 

Même si ce récit n'est pas totalement desespéré, Olivier Adam n'ayant pas renoncé au bonheur, sa lecture m'a tout de même secouée. Il écrit : "Et si la vie n'est rien d'autre que ce fil tenu qui nous rattache les uns aux autres..." Or le récit de ses liens familiaux se délitant, avant qu'il ait tissé ceux de sa vie d'homme, de père et d'écrivain, bouleverse inéluctablement le lecteur. "Falaises" est bien écrit mais pour exprimer une douleur immense. Il faut donc être dans une bonne phase soi-même pour l'aborder sans se laisser déborder par l'émotion !

 

 

Inès-Marie

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 13:51

Un thriller noir et fantastique 9782266207003.jpg

 

Pour ceux qui connaissent le héros récurrent de John Connolly -La proie des ombres et L'ange Noir- ils retrouveront avec plaisir Charlie Parker, ancien inspecteur devenu detective privé. Pour ceux qui feront sa connaissance, ce roman leur conviendra parfaitement. En effet, cet épisode retrace l'enfance du héros et revient sur les meurtres horribles de sa femme et de leur fille dont il ne s'est jamais remis.

 

Ce huitième opus est très bien construit, les pans d'histoires, les allers et retours entre passé(s) et présent s'entremêlent habilement. Aussi, on est très vite emporté ! 

En cherchant les raisons qui ont poussé Will Parker à mettre fin à ses jours, après avoir abattu deux adolescents sur un parking, Charlie va réveiller les fantômes du passé, les forces du Mal et enquêter sur lui-même autant que sur son père. 

Le lecteur est pris par les révélations qui s'enchaînent et lorsque le fantastique intervient, il se fond pleinement à l'histoire des douleurs enfouies, aux deuils impossibles et à la monstruosité des actes commis tant hier qu'aujourd'hui.

Par ailleurs, c'est sans concession qu'est décrite la police new-yorkaise, son homophobie et ses guerres souterraines. Et, c'est avec beaucoup de maîtrise que l'auteur fait monter l'angoisse, quand le danger menaçant Charlie, se rapproche inéluctablement.

 

Un livre à lire pour celles qui sont amatrices de sueurs froides et ne sont pas trop sensibles aux crimes cruels. Alors, comme moi, elles apprécieront ce thriller noir et fantastique très réussi !

 

 

Inès-Marie

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 17:28

Lire Justine Levy, c'est comme suivre le parcours d'une amie qu'on a perdue de vue et dont les confidences vous manquent.mauvaise-fille-justine-levy.jpg

 

Je dis cela parce que j'avais lu "Rien de grave" (pas à sa sortie, et pas, parce que "c'est la fille de BHL" et que "Carla B lui a volé Raphael E") et l'avais vraiment aimé. Y retrouvant des mots que j'aurais voulus écrire pour parler de la désillusion et de la souffrance qui accompagnent la rupture amoureuse. De ces livres dont on note les pages, dont on souligne des passages comme celui-ci :

 

"Parfois je me disais qu’il n’aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo. Moi c’est le contraire, rien ne me fait plus peur qu’une photo, rien ne me semble plus faux-cul qu’une belle photo de bonheur avec toute la quantité de malheur qu’elle promet, qu’elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu. Je ne savais pas encore que c’était la meilleure chose qui puisse m’arriver, qu’il me quitte. Comment j’aurais pu le savoir ? Il était toute ma vie, sans lui je n’existais pas."

 

Mais c'est la critique de son troisième roman "Mauvaise fille" que je viens de finir, à laquelle je m'attelle... Notant au passage tout de même, pour poursuivre la comparaison, que ses titres sont des antithèses de son propos : Grave, la trahison et le désarroi du premier ; de même qu'elle n'est pas une "mauvaise fille" mais celle d'une mère compliquée à qui la morale attribuerait sans aucun doute, l'adjectif "mauvaise."

 

Pour apprécier Justine Levy donc, oublier le côté people, pratiquer l'empathie et apprécier l'écriture-pensée. Parce qu'elle écrit comme on pense, en soi-même : entrecoupement d'idées, de souvenirs, de sensations et de sentiments forts (celui de la culpabilité est omniprésent)

 

Justine, c'est Louise dans son roman. Elle découvre sa grossesse alors que le cancer emporte sa mère en quelques mois. Grandit la vie en elle, tandis que meurt cette femme : ex-mannequin magnifique, maman défaillante, camée, aimée malgré tout... malgré les oublis et les manquements à ce que doit une mère à son petit enfant. Une femme généreuse, révoltée, amie des laissés pour compte, un vrai personnage de roman en somme.

 

"Maman est morte, je suis maman, voilà, c'est simple, c'est aussi simple que ça, c'est notre histoire à toutes les trois. Tu en mets un temps à raconter les histoires, je me disais quand elle me racontait une histoire dans mon lit. Là c'est allé vite, si vite, le regard de maman dans le regard de ma fille, c'est là qu'elle est et c'est là que je la retrouve, dans ses gestes aussi, dans les gestes impatients, un peu brusques, de ma petite fille doublement aimée."

 

Je vous conseille ce livre touchant qui se lit comme on écoute des confidences, sans savoir si celle à venir nous fera sourire (comme certains portraits de curé ou docteur amoureux de la notoriété) ou nous donnera envie de pleurer.

 

Pour conclure, je partage la critique de R. Solé du "Monde des livres" : "Justine Levy expose sa vie, de livre en livre, comme si cette vie était un roman. Ce serait insupportable si elle n'était pas écrivain. Mais ici, il s'agit bien de littérature."

 

Inès-Marie

 

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 13:09

Efficaceapocalypse-bebe-virginie-despentes.jpg

 

Valentine disparaît. Lucie, désabusée, "détective privé" ratée va partir à la recherche de cette adolescente en quête de sens. Dans cette aventure, elle est accompagnée par "La hyène" son antithèse: compétente aux méthodes radicales et efficaces.

 

Personnages hauts en couleurs, description à l'emporte pièce, style brut et parfois brutal, Virginie croque des personnages entiers et joue la provocation. Pas de demi-mesure dans ce polar qui va nous mener loin !

L'alternance des points de vue et des lieux rytment efficacement ce road movie. J'ai eu beaucoup de mal à décrocher; ce roman est addictif; son ton rappelle Millénium pour les inconditionnels !

 

Peu de nuance dans ses opinions, Virginie peut paraître parfois rigide et tranchée dans ses idées. Mais la psychologie qu'elle exprime et la richesse de ces personnages excusent cette maladresse. A ne pas mettre entre toutes les mains !

 

Caro

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 15:38

Truculent, rythmé et original, à déguster sans hésitation !Nager-sans-se-mouiller.jpg

 

Voilà un roman de la collection Actes noirs qui vous fera passer un moment de détente haletant.

 

Juanito Pérez Pérez, tueur à gages de son état, officiellement cadre supérieur et formé à toutes les techniques de l'espionnage et du déguisement, s'apprête à passer un mois avec sa fille ado et son fils cadet. Mais en route, l'Entreprise lui confie une mission de surveillance dans un camping nudiste. Confronté à une crise de la quarantaine et au mépris des siens qui ignorent tout de lui, il va devoir gérer son ex femme et son nouvel amant, un ami d'enfance borgne et unijambiste, un tueur concurrent, une bimbo glaciale et un coup de foudre amoureux...

 

Un imbroglio qui l'obligera à cesser de "nager sans se mouiller".

 

Les scènes d'amour et les descriptions du nudiste néophyte sont très "olé olé" - normal pour un écrivain espagnol très bien traduit- et on s'amuse beaucoup sans lâcher le livre aux multiples rebondissements !

Au delà des scènes drôles, de vraies réflexions sur la vie, l'amour, la paternité et même l'écriture (puisqu'il devient l'ami d'un auteur vieillissant.)

En effet, comme dans toute bonne comédie, l'émotion n'est jamais loin lorsqu'il évoque "son maître à tuer" disparu ou la figure paternelle absente.

 

Un roman policier de bonne qualité que je vous conseille pour passer un moment très agréable !

 

Inès-Marie 

 

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 16:24

Une oeuvre importante à découvrir et à offrir! mario-vargas-llosa-tante-julia-scribouillard--L-1.jpg

Dernier Prix Nobel de littérature, Mario Vargas Llosa écrivit en 1977 cette curiosité intitulée : La tante Julia et le scribouillard. Outre l’atmosphère propre à la littérature latino-américaine (magique !!!), il s’agit d’une curiosité, tout d’abord, en ce qui concerne la construction de l’oeuvre.

 Des chapitres autobiographiques alternent avec d’autres chapitres totalement fictifs pour former un récit  à la fois perturbant et réjouissant  donc vivifiant pour l’esprit. On se dit, au bout de quelques chapitres, que la vie de « Varguitas » est un vrai roman et plus précisément un roman de formation digne du XIX siècle. C’est l’histoire d’un jeune homme de 18 ans qui tombe amoureux d’une femme de 32, la Tante Julia (aïe !). Cette  dernière l’aidera à procéder à ce difficile passage à l’âge adulte ! Par amour il devra se battre contre la société entière (passages d’anthologie bien plus savoureux que chez Balzac, Flaubert, Stendhal et autre Goëthe).

Quant aux chapitres consacrés à la fiction, chacun raconte une histoire à part entière, laissée en suspend sur une série d’interrogations. Elles invitent le lecteur à l’extrapolation. C’est dans ces possibles narratifs que l’exercice de style devient jubilatoire. On comprend très vite que les histoires en question sont la production  d’une autre personne clé dans la vie de Vargas : le Scribouillard (figure du mentor ?), écrivain ascétique qui ne vit que pour créer des personnages. Mais une telle production n’est pas sans risque et, à un moment donné du récit, le « scribouillard » devient fou.

Qu’advient-il des personnages à votre avis ?

Isabelle

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 18:12

Un récit d'une intensité prenante, un personnage de femme hors du commun...Ron-Rash-Serena.jpg

 

 

Aux abords du XIXème, un couple d'exploitants forestiers américain, amoureux et sans état d'âme,  bâtit son empire, se confronte à la nature,  aux hommes qu'il emploie (et exploite), ainsi qu'à la société politique et sociale moderne en développement..

 

C'est un roman original, âpre, passionnant. 

 

On y apprend des tas de choses : sur la société américaine de l'époque, sur l'exploitation forestière primaire et brute (on est loin de l'écologie et des principes d'écosystèmes!!!) et les droits sociaux du travail...

 

C'est également une histoire humaine, celle d'un couple qui s'aime et qui est prêt à tout pour réussir, celle de quelques personnages haut en couleurs qui les entourent (le shérif, la fille de cuisine, le contremaître dévoué....).

Mais c'est aussi et surtout le portrait de Serena, une femme hors du commun, égoïste, forte, intelligente, cruelle et moderne pour son époque.

 

L'écriture est tout simplement magnifique, avec des passages d'un lyrisme et d'une force rare : la vie misérable,  les affres puis la fuite de la fille de cuisine et de son fils, le dressage d'un aigle, l'évocation du rapport des hommes à la nature,  sont autant de moments où l'on reste littéralement cramponné au livre.

 

Sans temps mort, le récit nous emmène vers une fin au suspense haletant, et nous laisse abasourdi.

 

Binh

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 15:19

Sidérant, glaçant, haletant...

 

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La  jeune Zara trouve refuge dans la ferme d'une vieille femme, Allide, dans l'Estonie des années 1990, alors que l'Union soviétique s'effondre.

Au travers de l'histoire de chacune de ses 2 femmes, un lien indéfectible issu d'un lourd secret de famille, va se révéler.

 

C'est un roman annoncé comme un chef d'oeuvre et il est sûr qu'il ne peut laisser indifférent.

 

C'est, tout d'abord, un récit au suspense haletant, lié à l'histoire en elle-même (ce qui relie les 2 protagonistes, ce qui leur est arrivé, ce qui va se passer...) qui s'appuie sur une construction narrative  parfaitement orchestrée au travers d'allers-retours entre le présent (les 2 femmes dans la ferme) et le passé (ce qui est arrivé à chacune d'entre elles).

 

Ensuite, l'intérêt repose sur  un roman foisonnant, et il est possible que chacun y trouve des thèmes qui l'intéresseront. Parmi tous les thèmes abordés : le bloc de l'Est et ses incroyables histoires nationales et internationales (le communisme, les purges, et ses incidences sur le quotidien des peuples), le trafic d'êtres humains et la prostitution, l'amour passionnel et la jalousie...

Pour ma part, j'en retiendrais une évocation implacable de la violence faite aux femmes, dans notre dur monde (eh oui, on ne se refait pas)....que ce soit en temps de conflit ou en temps de paix,  les femmes, se retrouvent parfois à la merci d'hommes qui exercent alors sur elles un pouvoir sans faille, s'appuyant sur une violence psychologique et physique qui annihile toute volonté, ou détruit jusqu'à la personnalité de leurs victimes.

Le roman décrit avec une précision glaçante plusieurs situations et notamment celles des tortures infligées aux femmes au moment des purges communistes, et celle de la prostitution des femmes de l'Est. On assiste à la fois à l'avilissement de ces femmes, mais aussi aux conséquences de ce qui leur arrive sur la suite de leur existence : une panique intérieure permanente, la quasi perte d'humanité, l'oubli des autres, et de soi-même.

 

Ajoutons que c'est un roman finlandais, ce qui assez rare pour le souligner et y ajouter une élément de curiosité, sur ce qui se passe de ce côté-là de l'Europe, et que le roman est très très bien écrit (et traduit apparemment).

 

C'est un livre qu'il est difficile de lâcher en cours de route, même si la complexité de l'histoire et la violence et la dureté de certains passages appellent des pauses salutaires pour reprendre ses esprits.

Lu quasiment en une traite, ce livre continue de me hanter, quelques jours après en avoir lu les dernières pages.

 

 

Binh

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:31

Succès populaire ô combien mérité ! couv42857339-copie-2.jpg

C'est un roman à deux voix dont les narratrices ne sont pas ce qu'elles donnent à voir aux autres. La première Madame Michel, 54 ans, concierge dans un immeuble bourgeois et Paloma, 12 ans, vivant dans un de ses vastes appartements. Quand Renée Michel mijote des plats conformes aux fumets censés envahir la cage d'escalier avec TF1 en fond sonore, c'est pour tromper le monde et nourrir son chat  Léon (comme Tolstoi !) Quant à la jeune collégienne, elle dissimule son intelligence brillante aussi bien que la concierge autodidacte, son amour du cinéma japonais qu'elle regarde sur un deuxième poste en secret.

 

Ces deux personnages qui, en apparence, n'avaient aucune raison de faire connaissance vont grâce à l'arrivée d'un japonais plus ouvert et perspicace que les autres habitants du 7 rue de Grenelle se révéler et revenir à la vie.

 

C'est une histoire touchante sur l'amitié. Une histoire qui se lit facilement mais qui sait être profonde quant  aux fêlures de ses personnages auxquels on s'attache énormément.

 

Sortie cette année en poche chez Folio, je le conseille aux lectrices qui aiment les romans sensibles et l'ai offert à mes amies après l'avoir lu.

 

Eveline

 

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 13:27

Un livre coup de poing qui vous agrippe dès les premières pages, pour ne plus vous lâcher.

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Un père en pleine crise de vie,  et son fils adolescent  qu'il connaît peu, partent vivre une année dans une cabane isolée au Sud de l'Alaska. Ils devront subvenir à leurs besoins seuls et chasser pour vivre. Mais très vite, l'isolement, la rigueur de la vie en pleine nature et les défaillances du père vont rendre la vie quotidienne plus difficile que prévu.

 

Le décor est planté en moins d'un chapitre. La première partie est racontée du point de vue du jeune fils, la deuxième de celui du père. Le style est précis, tranchant, et le tout est incroyablement imagé et crédible à la fois.

 

On a souvent parlé, pour ce livre, d'un "Into the wild" pour un père et son fils. Pourquoi pas?

 

Mais il s'agit avant tout et surtout d'une incroyable aventure, en pleine nature, et aux tréfonds des mystères de l'âme humaine.

Les rigueurs de la nature sont rapidement supplantées par les méandres incontrôlables et imprévisibles de ce drôle de père.

 

J'ai lu ce livre d'une traite, et ne l'ai lâché qu'au bout de la nuit, horrifiée et exténuée. J'ai même dû en relire certaines parties le lendemain, pour en redécouvrir d'autres facettes.

 

C'est une histoire dure, édifiante, maléfique, parfois malsaine, très triste et regrettable. 

Un roman que je ne suis pas prête d'oublier, et que je vous conseille vivement!

 

Entre polar, roman naturaliste et drame psychologique, ce roman écrit par un jeune Américain, a reçu des critiques très élogieuses de par le monde, puis le Prix Médicis étranger en France.

 

Binh

 

 

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