Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Critiques de nénettes on net
  • Critiques de nénettes on net
  • : Bienvenue à toutes les nénettes passionnées de bouquins
  • Contact

Codes des nénettes

Cotes d'amour :
¤ Pas du tout, * Peu
** Bien *** Beaucoup,
**** Énormément, ***** Passionnément


RECHERCHE : ENTREZ UN MOT-CLE (auteur, titre...) 

         

Bienvenue chez les Nénettes

 

    images-copie-1   

Bonne visite du blog

 

 

Merci de donner votre avis en cliquant sur écrire un commentaire. Nous serons ravies d'échanger avec vous. 

15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 23:50
La pension Eva ** de Andrea Camilleri

En Sicile, dans les années 40, Nenè est un jeune garçon très curieux, fasciné par une belle maison dont la plaque dorée fixée sur le mur indique "Pension Eva". Ce lieu est emprunt de mystère et d'un parfum de souffre, y vivent des femmes dévêtues que des hommes viennent "visiter" le soir. Une cousine jouant au docteur avec lui dans le grenier familial l'éclairant sur le sujet, Nenè voudra bien vite fréquenter la pension.

Sous fond de guerre et de bombardements, le jeune homme découvre dans ce bordel un univers joyeux, sensuel, et curieusement pieux, ainsi que les récits drôles et les miracles narrés par ces dames, sous la houlette de la Signura Flora.

Un roman truculent, pittoresque, tendre et réaliste (la pension Eva a réellement existé), entaché pour moi par une traduction laborieuse, apparemment voulue par l'auteur. Le patois sicilien doit être agréable dans le texte original, mais les "rin de rin", "passque", "querque", et autre "s'aprésenter" ... m'ont un peu gâché le plaisir, sanctionné d'une *.

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:31
Amours en fuite *** de Bernhard Schlink

Sept nouvelles comme sept romans dans cet ouvrage de l'auteur du "Liseur".

Ces intrigues, se déroulent toutes en Allemagne à différentes époques de son Histoire. Chacune met en scène un homme.

Sept hommes différents mais tous en quête d'amour, qui se débattent (et s'empêtrent parfois) dans leurs mensonges et leur soif d'absolu. Des hommes touchants malgré leurs faiblesses et pour certains leur lâcheté, face à des femmes plus lucides et mieux "armées" contre l'adversité de la vie.

Toujours une belle écriture de B.Schlink, ces "mini romans" se lisent d'une traite.

J'ai particulièrement aimé "La petite fille au lézard", "La circoncision", et "L'autre".

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans nouvelles
commenter cet article
13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 15:43
Chroniques de Jerusalem (****), de Guy Delisle

Il s'agit de chroniques, à peine romancées semble-t-il, du séjour de quelques mois à Jérusalem d'un auteur de BD, qui déambule à travers la ville, seul ou avec ses jeunes enfants en poussette, pendant que sa femme travaille pour MSF.

Cette BD m'a littéralement passionnée et ce, sur de multiples aspects :

- on découvre avec intérêt la vie quotidienne des habitants de Jérusalem : les impacts d'une guerre sans fin et des découpages territoriaux, la cohabitation entre les religions, mais aussi les différentes mouvances à l'intérieur de ces religions, la place de l'histoire et le vécu des traditions. L'auteur observe ce quotidien avec un oeil candide, partageant avec nous les bonnes et mauvaises surprises, les bonheurs, l'absurdité, la cruauté....
On en apprend tellement sur la vie dans cette capitale historique morcelée et de quelques habitants, croisés au hasard des rencontres...

- on apprend également beaucoup de choses sur le processus de création de BD l'auteur mais aussi les professionnels de tous pays qu'il croise au travers du volume.

- toutes les anecdotes et moments partagés sont traités avec empathie, et toujours un brin d'humour, ce qui fait qu'on rit et sourit souvent

J'ai passé une excellent moment à la instructif, passionnant et amusant avec cette BD.

Pour ceux qui apprécieront, il existe également "Chroniques Birmanes", qui évoque sur le même ton un séjour précédent en Birmanie.

Binh

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans BD
commenter cet article
13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 15:27
Quelques jours ensemble (***) de Mongermont et Alcante

Voici une BD "one shot" (un seul volume) qui m'a beaucoup émue.

Le pitch est simple, pour ne pas dire banal : Xavier est le patron insouciant, égocentrique et cavaleur d'une boîte d'infographie dans le vent. Un matin, il est contacté par une ex, dont il se souvient à peine. Il se rend au RV fixé en pensant aux instants chauds et endiablés qu'il imagine passer bientôt avec elle. Mais les évènements vont prendre une toute autre tournure.

SI on n'est pas forcément surpris par ces quelques jours en tandem impromptus, on est émus par l'évocation qu'en font les auteurs. Des moments simples, aux dialogues minimalistes mais acérés, qui vont droit au coeur ("c'est trop lourd...")

La conclusion n'en est que plus belle, par la sa justesse et l'humilité du propos;

La précision du trait vient conforter l'extrême délicatesse de cette très jolie BD.

Quelques jours après sa lecture, je repense encore à ce petit Julien, que les auteurs ont su faire exister avec tellement de tendresse et de précision.

Binh

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans BD
commenter cet article
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 11:35
Le lecteur de cadavres**** d'Antonio Garrido

Le premier médecin légiste était chinois.

Nous sommes en Chine au XIIIème siècle sous le règne de l'empereur Ningzong. Ci Song est un jeune garçon d'origine modeste que la mort de son grand père ramène avec sa famille dans son village natal.

Il garde l'espoir de retourner à Lin'an, capitale de l'empire, où il a appris à étudier les cadavres sous la protection du juge Feng. Après la mort violente de ses parents et l'arrestation de son frère, c'est en fugitif qu'il y retourne.

Son don pour élucider les causes de la mort l'y rendra célèbre mais il aura à y affronter de nombreuses mésaventures des "champs de la mort" où il est fossoyeur au palais impérial où il enquête sur une série d'assassinats.

Le lecteur de cadavres est un roman à la fois historique et policier qui se lit avec beaucoup d'intérêt. On apprend énormément sur cette période, ce pays et l'histoire de la médecine légiste. Les événements qui foisonnent et s'enchaînent sans temps mort, l'enquête, la personnalité attachante du héros tout comme les nombreux personnages (loin d'être secondaires) sont les autres atouts de ce livre que j'ai beaucoup apprécié.

Trois Nénettes l'ont déjà lu et aimé. C'est grâce à Delphine que Caroline et moi avons découvert cet auteur espagnol. Documenté et passionnant, il saura vous entraîner dans cette histoire inspirée d'un personnage réel.

Il a reçu le Prix international du roman historique en 2012.

Traduction de l'espagnol par N et A Lhermillier-

Inès-Marie

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman historique
commenter cet article
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 18:10
Le livre des secrets (***), de Fiona Kidman

3 générations de femmes, au sein d’une communauté de pionniers qui suit son leader, même contesté, d’Ecosse jusqu’en Nouvelle-Zélande…

Maria vit recluse dans sa maison depuis plus de 40 ans. L’auteure nous fait découvrir peu à peu son histoire, ainsi que celle de sa grand-mère et de sa mère.

On suit leurs parcours avec intérêt : le voyage en plusieurs étapes qui se termine en Nouvelle-Zélande, les conditions de vie au sein de cette communauté extrêmement rigoriste, menée de main de fer par un prédicateur charismatique et ambigu, inspiré d’un personnage réel.

Cela donne de belles pages descriptives (paysages), ainsi que des passages oniriques.

Malgré l’impression de « déjà lu » (l’ouvrage date de 1987 mais n’a été traduit en français en 2014), ces 3 femmes ont une réelle consistance: tout n’est pas tranché, elles révèlent tout de même une certaine complexité et sont tellement humaines.

L’auteure adopte le parti-pris d’une vision féministe, peut-être un peu trop manichéenne (les hommes sont tous veules, faibles, bornés ou méchants)?

Ces femmes vivent des moments très difficiles (viol, accouchement…), ce qui est resté très extérieur pour certaines d’entre nous mais en a ému d’autres.

Notre principal bémol reste une impression tenace de confusion : on s’est parfois perdues dans les différents personnages (pourtant pas si nombreux), et sur la question des fameux "secrets", annoncés dans le titre… lesquels se révèlent de manière allusive, ce qui a pu en laisser certaines sur le bord de la route, alors que cet aspect plus symbolique a intéressé une autre nénette.

L’impression reste que l’auteure n’est peut-être pas parvenue au bout de sa démarche?

C’est un roman qui se lit facilement, et plutôt agréablement.Vous laisserez vous emporter par le récit de ces destinées qui ont tout quitté pour le bout du monde?

Les nénettes, après avoir partagé un brunch dominical.

Repost 0
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 19:12
Réparer les vivants *** de Maylis de Kerangal

Simon, 19 ans, a un accident de la route alors qu'il rentre d'une session de surf avec ses amis. Comas dépassé, dans un état de mort cérébrale, se pose la délicate question du don d'organes. Du questionnement de parents dans la douleur, de la compréhension du corps médical alors que le temps presse pour les transplantations, un roman rythmé à la façon de pulsations cardiaques, des phrases longues comme les vagues qu'aimait tant Simon ...

Malgré un sujet lourd, pour ne pas dire plombant, l'auteur nous rend tous ses personnages "humains", avec leurs forces et leurs faiblesses. Les parents, évidement, leur désarroi devant le corps de leur fils en réanimation, l'air si "vivant", leur colère, tous les médecins et infirmières qui sont avant tout des hommes et des femmes, comprenant sans forcément accepter la fragilité d'une vie ...

Ici les mots et les gestes sont sans complaisance, mais en respectant la personne humaine, comme un rituel ou une danse bien orchestrée où tous ont un rôle bien précis.

"Que faire ? Enterrer les morts et réparer les vivants." Platonov.

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 21:09

Chez un bouquiniste, Irène Frain tombe sur un petit livret qui l'intrigue. Alors qu'elle s'attend à trouver en le feuilletant des textes libertins que certains amateurs dissimulaient dans un "second rayon" de leur bibliothèque, quelle ne fut pas sa surprise d'y découvrir des coupures de journaux attaquant avec violence Marie Curie, savante de renom, et la seule femme à avoir obtenu deux prix Nobel. La raison de cet acharnement médiatique : "Marie Curie a un amant" !

En 1911, Pierre, son mari, le savant avec lequel elle a eu son premier prix Nobel en 1903, est mort depuis cinq ans. Mais Marie a le tort d'être femme, d'être célèbre, d'être une "étrangère" (elle est d'origine polonaise), d'être "juive" à en croire certains de ses pourfendeurs (ce qui n'est pas le cas). Comme le capitaine Dreyfus vingt ans plus tôt, il faut l'abattre. Et peu importe que la célèbre veuve, qui s'apprête à recevoir son deuxième prix Nobel, soit une icône de la science mondiale. Son amant, c'est Paul Langevin, ami d'Einstein, lui aussi savant d'exception, familier des Curie, ancien élève (disciple ?) de Pierre. Mais Paul est marié. Et l'adultère excite la presse à scandale.

Irène Frain a mené une enquête approfondie, ayant accès aux archives de la bibliothèque nationale, mettant ses pas dans les traces des amants en allant visiter les lieux qui abritèrent leurs amours,... J'avais l'image d'une Marie Curie plutôt austère, rigide et exigeante, je referme ce roman en ayant découvert une femme en avance sur son temps, passionnée au risque de perdre sa réputation et d'y laisser sa vie.

Une histoire d'amour inconnue et inédite !

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 15:35
Le fils, de Jo Nesbo (***)

Le récit haletant d'une vengeance, entre mafia et police corrompue.

D'ordinaire, Jo Nesbo écrit des polars avec un héros récurrent, décrivant la société norvégienne, ses marginaux et ses élites. Dans ce magnifique roman noir plutôt que polar, il délaisse ses personnages habituels pour nous raconter la froide, impitoyable et inéluctable vengeance d'un jeune homme, fils de policier ripou suicidé, ex-toxicomane et évadé de prison. Progressivement, ce jeune homme s'avèrera être une figure très complexe, d'une sensibilité hors norme (il est le confident/confesseur des prisonniers, il ressent les gens autant qu'il les comprend), mais également d'une cruauté sans concession.

Ne vous laissez pas impressionner par la relative grosseur du livre. On ne s'ennuie pas une seconde : la narration est très fluide, le rythme soutenu, les personnages superbement bien décrits. Leur évocation psychologique est également très réussie.

J'ai été complètement embringuée dans cette histoire, ses méandres, ses surprises et ses personnages.

Un plaisir qui a perduré un certain temps après avoir fermé le livre ce qui est toujours bon signe.

Ne boudez pas votre plaisir!

Binh

Repost 0
Published by Nénettes-on-net
commenter cet article
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 17:30
L'oubli**** de Emma Healey

Maud a des bouts de papier plein les poches, un simple mot, un numéro de téléphone, ... Dont ce message : "Elisabeth a disparu", qui revient comme un leitmotiv, tous écrits de sa main. Seulement, Maud, si elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots, sait qu'elle n'a pas vu son amie Elisabeth depuis longtemps.

Il faut dire que Maud oublie beaucoup de choses ... Elle oublie la date et l'heure qu'il est, elle oublie si elle a mangé, si sa fille est venue la voir ...

Il lui reste sa "mémoire en papiers" comme elle l'appelle, pour rechercher son amie. Malgré les sourires entendus et la façon dont la traite son entourage, comme une enfant alors qu'elle est septuagénaire.

Parce que si Maud oublie son présent, elle se souvient de la disparition jamais élucidée de sa sœur aînée il y a plus de cinquante ans. A travers son "enquête" pour savoir ce qui est arrivé à son amie, elle espère lever le voile sur ce qui est arrivé à sa sœur, dans une sorte de transfert.

Le passé et le présent se confondent dans la tête de Maud, dans un suspens qui nous tient en haleine, jusqu'au dénouement final.

Jamais le mot "Alzheimer" n'est prononcé dans ce premier roman de E Healey, écrit à la première personne, ce qui nous fait ressentir une très grande compassion et une empathie infinie pour Maud, vivant avec elle ses doutes et ses souffrances, perdant avec elle nos repères. Bouleversant.

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article