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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 18:10
Le livre des secrets (***), de Fiona Kidman

3 générations de femmes, au sein d’une communauté de pionniers qui suit son leader, même contesté, d’Ecosse jusqu’en Nouvelle-Zélande…

Maria vit recluse dans sa maison depuis plus de 40 ans. L’auteure nous fait découvrir peu à peu son histoire, ainsi que celle de sa grand-mère et de sa mère.

On suit leurs parcours avec intérêt : le voyage en plusieurs étapes qui se termine en Nouvelle-Zélande, les conditions de vie au sein de cette communauté extrêmement rigoriste, menée de main de fer par un prédicateur charismatique et ambigu, inspiré d’un personnage réel.

Cela donne de belles pages descriptives (paysages), ainsi que des passages oniriques.

Malgré l’impression de « déjà lu » (l’ouvrage date de 1987 mais n’a été traduit en français en 2014), ces 3 femmes ont une réelle consistance: tout n’est pas tranché, elles révèlent tout de même une certaine complexité et sont tellement humaines.

L’auteure adopte le parti-pris d’une vision féministe, peut-être un peu trop manichéenne (les hommes sont tous veules, faibles, bornés ou méchants)?

Ces femmes vivent des moments très difficiles (viol, accouchement…), ce qui est resté très extérieur pour certaines d’entre nous mais en a ému d’autres.

Notre principal bémol reste une impression tenace de confusion : on s’est parfois perdues dans les différents personnages (pourtant pas si nombreux), et sur la question des fameux "secrets", annoncés dans le titre… lesquels se révèlent de manière allusive, ce qui a pu en laisser certaines sur le bord de la route, alors que cet aspect plus symbolique a intéressé une autre nénette.

L’impression reste que l’auteure n’est peut-être pas parvenue au bout de sa démarche?

C’est un roman qui se lit facilement, et plutôt agréablement.Vous laisserez vous emporter par le récit de ces destinées qui ont tout quitté pour le bout du monde?

Les nénettes, après avoir partagé un brunch dominical.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 19:12
Réparer les vivants *** de Maylis de Kerangal

Simon, 19 ans, a un accident de la route alors qu'il rentre d'une session de surf avec ses amis. Comas dépassé, dans un état de mort cérébrale, se pose la délicate question du don d'organes. Du questionnement de parents dans la douleur, de la compréhension du corps médical alors que le temps presse pour les transplantations, un roman rythmé à la façon de pulsations cardiaques, des phrases longues comme les vagues qu'aimait tant Simon ...

Malgré un sujet lourd, pour ne pas dire plombant, l'auteur nous rend tous ses personnages "humains", avec leurs forces et leurs faiblesses. Les parents, évidement, leur désarroi devant le corps de leur fils en réanimation, l'air si "vivant", leur colère, tous les médecins et infirmières qui sont avant tout des hommes et des femmes, comprenant sans forcément accepter la fragilité d'une vie ...

Ici les mots et les gestes sont sans complaisance, mais en respectant la personne humaine, comme un rituel ou une danse bien orchestrée où tous ont un rôle bien précis.

"Que faire ? Enterrer les morts et réparer les vivants." Platonov.

Eveline

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 21:09

Chez un bouquiniste, Irène Frain tombe sur un petit livret qui l'intrigue. Alors qu'elle s'attend à trouver en le feuilletant des textes libertins que certains amateurs dissimulaient dans un "second rayon" de leur bibliothèque, quelle ne fut pas sa surprise d'y découvrir des coupures de journaux attaquant avec violence Marie Curie, savante de renom, et la seule femme à avoir obtenu deux prix Nobel. La raison de cet acharnement médiatique : "Marie Curie a un amant" !

En 1911, Pierre, son mari, le savant avec lequel elle a eu son premier prix Nobel en 1903, est mort depuis cinq ans. Mais Marie a le tort d'être femme, d'être célèbre, d'être une "étrangère" (elle est d'origine polonaise), d'être "juive" à en croire certains de ses pourfendeurs (ce qui n'est pas le cas). Comme le capitaine Dreyfus vingt ans plus tôt, il faut l'abattre. Et peu importe que la célèbre veuve, qui s'apprête à recevoir son deuxième prix Nobel, soit une icône de la science mondiale. Son amant, c'est Paul Langevin, ami d'Einstein, lui aussi savant d'exception, familier des Curie, ancien élève (disciple ?) de Pierre. Mais Paul est marié. Et l'adultère excite la presse à scandale.

Irène Frain a mené une enquête approfondie, ayant accès aux archives de la bibliothèque nationale, mettant ses pas dans les traces des amants en allant visiter les lieux qui abritèrent leurs amours,... J'avais l'image d'une Marie Curie plutôt austère, rigide et exigeante, je referme ce roman en ayant découvert une femme en avance sur son temps, passionnée au risque de perdre sa réputation et d'y laisser sa vie.

Une histoire d'amour inconnue et inédite !

Eveline

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 15:35
Le fils, de Jo Nesbo (***)

Le récit haletant d'une vengeance, entre mafia et police corrompue.

D'ordinaire, Jo Nesbo écrit des polars avec un héros récurrent, décrivant la société norvégienne, ses marginaux et ses élites. Dans ce magnifique roman noir plutôt que polar, il délaisse ses personnages habituels pour nous raconter la froide, impitoyable et inéluctable vengeance d'un jeune homme, fils de policier ripou suicidé, ex-toxicomane et évadé de prison. Progressivement, ce jeune homme s'avèrera être une figure très complexe, d'une sensibilité hors norme (il est le confident/confesseur des prisonniers, il ressent les gens autant qu'il les comprend), mais également d'une cruauté sans concession.

Ne vous laissez pas impressionner par la relative grosseur du livre. On ne s'ennuie pas une seconde : la narration est très fluide, le rythme soutenu, les personnages superbement bien décrits. Leur évocation psychologique est également très réussie.

J'ai été complètement embringuée dans cette histoire, ses méandres, ses surprises et ses personnages.

Un plaisir qui a perduré un certain temps après avoir fermé le livre ce qui est toujours bon signe.

Ne boudez pas votre plaisir!

Binh

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 17:30
L'oubli**** de Emma Healey

Maud a des bouts de papier plein les poches, un simple mot, un numéro de téléphone, ... Dont ce message : "Elisabeth a disparu", qui revient comme un leitmotiv, tous écrits de sa main. Seulement, Maud, si elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots, sait qu'elle n'a pas vu son amie Elisabeth depuis longtemps.

Il faut dire que Maud oublie beaucoup de choses ... Elle oublie la date et l'heure qu'il est, elle oublie si elle a mangé, si sa fille est venue la voir ...

Il lui reste sa "mémoire en papiers" comme elle l'appelle, pour rechercher son amie. Malgré les sourires entendus et la façon dont la traite son entourage, comme une enfant alors qu'elle est septuagénaire.

Parce que si Maud oublie son présent, elle se souvient de la disparition jamais élucidée de sa sœur aînée il y a plus de cinquante ans. A travers son "enquête" pour savoir ce qui est arrivé à son amie, elle espère lever le voile sur ce qui est arrivé à sa sœur, dans une sorte de transfert.

Le passé et le présent se confondent dans la tête de Maud, dans un suspens qui nous tient en haleine, jusqu'au dénouement final.

Jamais le mot "Alzheimer" n'est prononcé dans ce premier roman de E Healey, écrit à la première personne, ce qui nous fait ressentir une très grande compassion et une empathie infinie pour Maud, vivant avec elle ses doutes et ses souffrances, perdant avec elle nos repères. Bouleversant.

Eveline

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 19:31
Une nuit à Rome*** T.1 et T.2 de Jim
Une nuit à Rome*** T.1 et T.2 de Jim

Il y a vingt ans, Raphaël et Marie s'étaient promis de passer la nuit de leurs quarante ans ensemble, à Rome.

Quelques jours avant son anniversaire Raphaël, qui vit avec Sophia, reçoit une VHS qui lui rappelle cette promesse, ainsi qu'un numéro de portable, son numéro à elle, Marie, dont il n'a oublié ni la voix, ni le rire, ni la peau ...

La fascination pour Marie est toujours là malgré les années, mais peut-on revivre ses amours après tout ce temps ?

De beaux graphismes, Raphaël touchant dans ses questionnements sur le temps qui passe, sur l'engagement d'un couple, sur l'amour, Marie mystérieuse dans sa quête d'absolu.

Je ne suis pas "BD", mais j'ai passé un bon moment de détente !

Eveline

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 18:49
Le temps où nous chantions* à *** de Richard Powers

Da et Delia se rencontrent en 1939 à l'occasion d'un concert de Marian Anderson. Lui, est juif allemand récemment émigré aux Etats-Unis pour fuir le nazisme. Elle, est noire américaine et passionnée de chant. De leur union naissent trois enfants, Jonah, Joseph et Ruth. C'est leur destinée dans une Amérique ségrégationniste que nous suivons pendant 60 ans et l'impact du choix éducatif sur leurs vies.

Ce livre ambitieux traite de la recherche identitaire au travers de choix politiques ou artistiques et de toute l'histoire noire américaine. Il cherche à délivrer un message sur la relativité du temps tant dans les propos du père que dans le choix narratif.

Ce pavé de 1200 pages en poche, ses longueurs, son récit au rythme syncopé rendent la lecture parfois poussive et nous a donné la tentation de passer des pages tout en craignant de rater un épisode déterminant de l'histoire. Les descriptions techniques répétées sur la musique et la physique, au détriment de l'histoire en elle-même, en ont rebuté plus d'une.

Une des nénettes regrette le choix d'un seul narrateur (qu'elle a jugé geignard) pour un récit d'une telle ampleur. En plus, nous sommes mitigées sur sa posture d'observateur qui peut sembler passif. Malgré ces défauts, toutes les Nénettes ont été émues par des personnages ou des moments de cette histoire : l'amour de ce couple et de la mère pour ses enfants, les moments de deuil, les incidences concrètes du racisme au quotidien ; et, pour certaines par les parenthèses magiques de la musique.

La dernière partie nous a paru plus réussie. Le rythme s'accélère et les personnages sont plus accessibles.

Reste une question à laquelle nous n'avons pu répondre : l'imperméabilité du narrateur aux sentiments qu'il parvient toutefois à susciter au travers des événements.

Une lecture ardue mais profitable !

Les nénettes

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:19
Un vent de cendres**** de Sandrine Collette

En rentrant d'un mariage Andreas, Laure et Octave sont victimes d'un terrible accident de voiture. Laure, compagne d'Andreas, meurt tandis que les deux amis sont grièvement blessés.

"Et les années passent, sans attente, sans pansement. Sans rien."

Dix ans plus tard, Lubin, le régisseur d'un domaine viticole en champagne, accueille une dizaine de jeunes venus faire les vendanges. Cette propriété appartient à Andreas, vivant reclus dans sa chambre et dont la seule présence qu'il tolère est celle de Octave, défiguré et boiteux, seul lien avec la vie.

Parmi ces jeunes, Camille -qui ressemble beaucoup (trop ?) à Laure- et Malo, son frère protecteur. Octave est de suite attiré par Camille qui n'est pas insensible à ce patron à la fois étrange et repoussant, ce qui n'est pas du goût de Malo qui après une violente altercation disparaît au bout de trois jours. Alors que le groupe pense que Malo a fait une fugue, Camille sait au fond d'elle même qu'il lui est arrivé malheur ...

Mis à part un petit regret au sujet de Lubin dont le personnage aurait pu être approfondi, j'ai tout aimé dans ce roman ; le récit du travail de la vigne et le procédé de vinification, les deux "monstres" liés d'une façon malsaine, le mythe de la "belle et la bête", ...

Un thriller haletant où la tension et l'angoisse montent peu à peu, jusqu'au dénouement final que je n'ai pas vu venir.

Eveline

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:01
D'après une histoire vraie** de Delphine de Vigan

L'emprise.

Delphine est en panne d'écriture depuis que son dernier livre sur sa mère l'a laissée exsangue au bord des tables d'autographes et de la page blanche. S'asseoir devant son PC lui donne la nausée, ses enfants quittent le nid, son amoureux est en voyage quand elle rencontre L.

Ce coup de foudre amical, dans un premier temps, comble tous ses vides. Séduite par la personnalité de L, Delphine ne se méfie pas : mêmes les signes avant coureurs de l'emprise à venir, elle les balaye. L instaure une complicité, la soutient dans cette période difficile, la pousse à se replonger dans l'autobiographie mais l'isole aussi de ses autres amis, se fait exigeante, se rend indispensable. L'amitié tourne au cauchemar...

Comme son titre l'indique, "D'après une histoire vraie", joue sur la frontière ténue entre le romanesque et l'autobiographique. Delphine, c'est elle. D'ailleurs, "Rien ne s'oppose à la nuit" son dernier roman parlait de la folie de sa mère, l'amant amoureux journaliste littéraire s'appelle François (Busnel)... Mais, en fait, cette rencontre a-t-elle eu lieu ? L existe-t-elle ? Ou est-elle un double maléfique ?

Présenté comme un thriller haletant, je l'ai lu avec intérêt mais sans être subjuguée. Un peu déçue par la fin. Qui a lu "Misery" me comprendra... Quitte à explorer cette veine, il aurait fallu aller jusqu'au bout. Qui sait combien une amitié peut se révéler vénéneuse, me comprendra aussi... Quitte à s'inventer un double ou à évoquer la perversité narcissique, autant choisir.

Finalement, je me suis reconnue dans ce portrait : " Mais les lecteurs n'aiment pas se faire arnaquer. Ce qu'ils veulent, c'est que la règle du jeu soit claire... C'est vrai ou ce n'est pas vrai un point c'est tout. C'est une autobiographie ou une pure fiction." Et je me suis sentie banale, genre lectrice lambda, ce qui n'est pas des plus agréables !

Reste un roman bien écrit, une auteure indéniablement attachante et des réflexions sur l'écriture intéressantes.

Inès-Marie

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 12:22
La dame blanche** de Christian Bobin

Peu avant six heures du matin, le 15 mai 1886, alors qu'éclatent au jardin les chants d'oiseaux et que les jasmins sanctifient l'air de leur parfum, ( ... ) Emily vient de tourner son visage vers l'invisible soleil qui, depuis deux ans, consume son âme (...).

Ainsi commence ce roman, par la mort d'Emily Dickinson, poétesse américaine, excentrique aux yeux de certains, mais prolifique et non conventionnelle pour cette époque.

C. Bobin nous livre ici une "biographie" très spirituelle, à la limite du mystique.

Des chapitres courts qui se lisent aisément, de très beaux mots et de très belles phrases, mais pour moi une chronologie un peu brouillon, et l'impression générale que l'auteur se "gargarise" de ses belles envolées littéraires.

"Les poètes sont des enfants ininterrompus, des regardeurs de ciel, impossibles à élever."

C'est vraiment très bien écrit, mais je n'ai peut être pas abordé ce livre comme il se devait, c'est pour cela que je suis un peu déçue ?

Eveline

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