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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 19:31
Une nuit à Rome*** T.1 et T.2 de Jim
Une nuit à Rome*** T.1 et T.2 de Jim

Il y a vingt ans, Raphaël et Marie s'étaient promis de passer la nuit de leurs quarante ans ensemble, à Rome.

Quelques jours avant son anniversaire Raphaël, qui vit avec Sophia, reçoit une VHS qui lui rappelle cette promesse, ainsi qu'un numéro de portable, son numéro à elle, Marie, dont il n'a oublié ni la voix, ni le rire, ni la peau ...

La fascination pour Marie est toujours là malgré les années, mais peut-on revivre ses amours après tout ce temps ?

De beaux graphismes, Raphaël touchant dans ses questionnements sur le temps qui passe, sur l'engagement d'un couple, sur l'amour, Marie mystérieuse dans sa quête d'absolu.

Je ne suis pas "BD", mais j'ai passé un bon moment de détente !

Eveline

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 18:49
Le temps où nous chantions* à *** de Richard Powers

Da et Delia se rencontrent en 1939 à l'occasion d'un concert de Marian Anderson. Lui, est juif allemand récemment émigré aux Etats-Unis pour fuir le nazisme. Elle, est noire américaine et passionnée de chant. De leur union naissent trois enfants, Jonah, Joseph et Ruth. C'est leur destinée dans une Amérique ségrégationniste que nous suivons pendant 60 ans et l'impact du choix éducatif sur leurs vies.

Ce livre ambitieux traite de la recherche identitaire au travers de choix politiques ou artistiques et de toute l'histoire noire américaine. Il cherche à délivrer un message sur la relativité du temps tant dans les propos du père que dans le choix narratif.

Ce pavé de 1200 pages en poche, ses longueurs, son récit au rythme syncopé rendent la lecture parfois poussive et nous a donné la tentation de passer des pages tout en craignant de rater un épisode déterminant de l'histoire. Les descriptions techniques répétées sur la musique et la physique, au détriment de l'histoire en elle-même, en ont rebuté plus d'une.

Une des nénettes regrette le choix d'un seul narrateur (qu'elle a jugé geignard) pour un récit d'une telle ampleur. En plus, nous sommes mitigées sur sa posture d'observateur qui peut sembler passif. Malgré ces défauts, toutes les Nénettes ont été émues par des personnages ou des moments de cette histoire : l'amour de ce couple et de la mère pour ses enfants, les moments de deuil, les incidences concrètes du racisme au quotidien ; et, pour certaines par les parenthèses magiques de la musique.

La dernière partie nous a paru plus réussie. Le rythme s'accélère et les personnages sont plus accessibles.

Reste une question à laquelle nous n'avons pu répondre : l'imperméabilité du narrateur aux sentiments qu'il parvient toutefois à susciter au travers des événements.

Une lecture ardue mais profitable !

Les nénettes

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:19
Un vent de cendres**** de Sandrine Collette

En rentrant d'un mariage Andreas, Laure et Octave sont victimes d'un terrible accident de voiture. Laure, compagne d'Andreas, meurt tandis que les deux amis sont grièvement blessés.

"Et les années passent, sans attente, sans pansement. Sans rien."

Dix ans plus tard, Lubin, le régisseur d'un domaine viticole en champagne, accueille une dizaine de jeunes venus faire les vendanges. Cette propriété appartient à Andreas, vivant reclus dans sa chambre et dont la seule présence qu'il tolère est celle de Octave, défiguré et boiteux, seul lien avec la vie.

Parmi ces jeunes, Camille -qui ressemble beaucoup (trop ?) à Laure- et Malo, son frère protecteur. Octave est de suite attiré par Camille qui n'est pas insensible à ce patron à la fois étrange et repoussant, ce qui n'est pas du goût de Malo qui après une violente altercation disparaît au bout de trois jours. Alors que le groupe pense que Malo a fait une fugue, Camille sait au fond d'elle même qu'il lui est arrivé malheur ...

Mis à part un petit regret au sujet de Lubin dont le personnage aurait pu être approfondi, j'ai tout aimé dans ce roman ; le récit du travail de la vigne et le procédé de vinification, les deux "monstres" liés d'une façon malsaine, le mythe de la "belle et la bête", ...

Un thriller haletant où la tension et l'angoisse montent peu à peu, jusqu'au dénouement final que je n'ai pas vu venir.

Eveline

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:01
D'après une histoire vraie** de Delphine de Vigan

L'emprise.

Delphine est en panne d'écriture depuis que son dernier livre sur sa mère l'a laissée exsangue au bord des tables d'autographes et de la page blanche. S'asseoir devant son PC lui donne la nausée, ses enfants quittent le nid, son amoureux est en voyage quand elle rencontre L.

Ce coup de foudre amical, dans un premier temps, comble tous ses vides. Séduite par la personnalité de L, Delphine ne se méfie pas : mêmes les signes avant coureurs de l'emprise à venir, elle les balaye. L instaure une complicité, la soutient dans cette période difficile, la pousse à se replonger dans l'autobiographie mais l'isole aussi de ses autres amis, se fait exigeante, se rend indispensable. L'amitié tourne au cauchemar...

Comme son titre l'indique, "D'après une histoire vraie", joue sur la frontière ténue entre le romanesque et l'autobiographique. Delphine, c'est elle. D'ailleurs, "Rien ne s'oppose à la nuit" son dernier roman parlait de la folie de sa mère, l'amant amoureux journaliste littéraire s'appelle François (Busnel)... Mais, en fait, cette rencontre a-t-elle eu lieu ? L existe-t-elle ? Ou est-elle un double maléfique ?

Présenté comme un thriller haletant, je l'ai lu avec intérêt mais sans être subjuguée. Un peu déçue par la fin. Qui a lu "Misery" me comprendra... Quitte à explorer cette veine, il aurait fallu aller jusqu'au bout. Qui sait combien une amitié peut se révéler vénéneuse, me comprendra aussi... Quitte à s'inventer un double ou à évoquer la perversité narcissique, autant choisir.

Finalement, je me suis reconnue dans ce portrait : " Mais les lecteurs n'aiment pas se faire arnaquer. Ce qu'ils veulent, c'est que la règle du jeu soit claire... C'est vrai ou ce n'est pas vrai un point c'est tout. C'est une autobiographie ou une pure fiction." Et je me suis sentie banale, genre lectrice lambda, ce qui n'est pas des plus agréables !

Reste un roman bien écrit, une auteure indéniablement attachante et des réflexions sur l'écriture intéressantes.

Inès-Marie

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 12:22
La dame blanche** de Christian Bobin

Peu avant six heures du matin, le 15 mai 1886, alors qu'éclatent au jardin les chants d'oiseaux et que les jasmins sanctifient l'air de leur parfum, ( ... ) Emily vient de tourner son visage vers l'invisible soleil qui, depuis deux ans, consume son âme (...).

Ainsi commence ce roman, par la mort d'Emily Dickinson, poétesse américaine, excentrique aux yeux de certains, mais prolifique et non conventionnelle pour cette époque.

C. Bobin nous livre ici une "biographie" très spirituelle, à la limite du mystique.

Des chapitres courts qui se lisent aisément, de très beaux mots et de très belles phrases, mais pour moi une chronologie un peu brouillon, et l'impression générale que l'auteur se "gargarise" de ses belles envolées littéraires.

"Les poètes sont des enfants ininterrompus, des regardeurs de ciel, impossibles à élever."

C'est vraiment très bien écrit, mais je n'ai peut être pas abordé ce livre comme il se devait, c'est pour cela que je suis un peu déçue ?

Eveline

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 11:38
Syngué sabour (Pierre de patience)*** de Atiq Rahimi

Dans la mythologie perse, la "syngue sabour" est une pierre magique à qui l'on confie tous ses secrets les plus profonds (et les plus inavouables). La pierre absorbe comme une éponge jusqu'à ce qu'elle éclate, et, ce jour là, on est délivré.

Une femme, un homme (appelés la femme et l'homme), dans un pays islamiste, en guerre.

L'homme est un combattant du Djihad, blessé grièvement, réduit à un état végétatif, ne pouvant ni bouger, ni se nourrir, encore moins parler ou répondre.

La femme est son épouse, changeant la perfusion, tenant les enfants à l'écart, priant en égrenant son chapelet, suivant les conseils du Mollah.

Et puis la fatigue, le manque de tout, les tirs qui se rapprochent, la peur, ce face à face avec l'homme, fait que la femme tout doucement se rapproche de la folie et "utilise" son époux comme d'une "syngue sabour" au mépris de toute retenue et de toute prudence.

Un huis-clos terrible, un récit rythmé, mêlant phrases courtes et monologues, la place de la Femme dans ces pays régis par des lois faites par des hommes, pour les hommes.

Atiq Rahimi a réalisé un film éponyme de son livre en 2013.

Eveline

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 17:43

Une fascinante galerie de personnages, plongés dans la vie citadine et moderne d’aujourd’hui

Autour de la chute de Vernon, un ancien disquaire parisien qui lâche prise, tous ceux qui ont pu le côtoyer depuis sa jeunesse se retrouvent un à un, puis ensemble, face à leurs souvenirs, à la réalité du temps qui passe et confontés à ce qu'est devenue leur existence.

Pour ceux qui, comme moi, suivent Virginie Despentes depuis quelques romans et notamment ceux qui ont apprécié l'évolution de son style, jusqu'au dernier voyage ("Apocalypse bébé" dont la critique est sur ce blog), quel plaisir de retrouver cette auteure hors norme dans ce qui pourrait s'avérer être son CHEF -D'OEUVRE.

A travers l'évocation de Vernon et de ses pairs, proches et connaissances, c'est une peinture de toute une génération qui s'esquisse. C’est un roman donc, peut-être générationnel, dans lequel on retrouve, la nostalgie des années 80/90, ainsi que le désenchantement d’aujourd’hui, peint avec une acuité assourdissante. Les années ont passé, et il faut bien l'avouer, la réalité n'est pas toujours belle à voir : lâchetés du quotidien, trahisons des idéaux de jeunesse, ex-jeunesses pimpantes aujourd’hui défraîchies …

Comme d’habitude, Virginie Despentes met les pieds dans le plat, sans souci du politiquement correct. L’islam, l’assistanat social, l’homme qui bat sa femme, le célibat et la solitude des femmes, tout y passe, avec une morve fulminante, pleine d’énergie. On peut être d’accord ou pas. Mais c’est dit, et avec quel aplomb, quelle énergie !

Ce qui m'a laissée admirative, c'est la maestria de l'auteure pour donner chair inlassablement, à chaque personnage qui entre dans la danse, sans jamais nous lasser. Ce qui fait du bien, c'est que sous la plume de Virginie Despentes, chacun existe sous plusieurs facettes, plus ou moins avouables ou attirantes. … Cette bienveillance de l’auteure sur sa troupe de personnages m’a fait du bien, parce que je ne supporte pas la désespérance cynique et morbide d’un Houellebecq ou plutôt je n’en n’ai pas envie.

Ainsi et malgré tout ce qui est souligné et dénoncé, on se rend à l’évidence ; finalement, et sans niaiserie aucune, très naturellement, on comprend ce désir, ce besoin d’être ensemble, de partager quelque chose. Parce que tout le monde n’a pas la force d’être seul.

Alors n’hésitez pas plongez dans le double volume qui se lit vraiment d’une traite (enfin 2 si on se fait une p'tite pause).

 

Binh

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 22:21
L'étoile noire**** de Michelle Maillet

Bordeaux, 1943. Une rafle. Sidonie et ses jumeaux de cinq ans sont arrêtés. Ils sont français, mais noirs, ils vont être déportés.

Commence le long voyage dans les wagons à bestiaux, dans la promiscuité, le manque d'hygiène, la chaleur et la peur vers Auschwitz. Dès leur arrivée, Désiré, son fils, est emmené seul chez les hommes tandis que sa fille Nicaise meurt rapidement. Sidonie est ensuite déportée à Ravensbrück.

Dans cet univers de folie, de privations et de mort et alors qu'elle a tout perdu, elle "s'évade" dans son pays la Martinique pour y retrouver ses couleurs, ses odeurs et sa douceur d'y vivre. Elle, qui n'a jamais eu à souffrir de sa couleur de peau, elle dont les ancêtres africains ont été esclaves, lutte contre cette ignominie en invoquant un dieu qu'elle se crée, Agénor. Privée de tout, avilie, on ne pourra pas lui enlever ses souvenirs. Il y a aussi Suzanne la compagne rencontrée dans le premier convoi, qui sait, elle.

Ce roman bouleversant, le premier de M. Maillet, n'est pas un livre de plus sur la déportation, il traite de la déportation des noirs. Avant tout c'est l'histoire d'une femme, Sidonie, touchante, tolérante, aimante, à terre mais pas résignée.

"Je veux bien mourir. Mais je ne veux pas aller au néant, à l'inexistence, au rien, au grand rien. La terre a porté mes pas. Elle n'est pas comme si je n'avais jamais existé. ( ...) Je veux dire à mes enfants, aux enfants de mes petits-enfants, qu'il est toujours possible d'être libre. Dire non aux hommes, et oui au dieu que l'on s'est choisi."

Eveline

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 20:42
Autour d'un auteur : Rachid Boudjedra
Autour d'un auteur : Rachid Boudjedra

Les funérailles*

En 1995 : Sarah, de la brigade anti-terroriste d'Alger, et Salim de la brigade scientifique luttent ensemble contre la violence et la barbarie de fanatiques extrémistes. Une histoire d'amour naîtra entre ces deux personnages, avec pour toile de fond des crimes particulièrement odieux (dont on ne nous épargne aucun détail) qui n'épargnent pas même les enfants.

Malgré un roman bien écrit, je n'ai pas accroché avec cette histoire et les invraisemblances, principalement avec le comportement de Sarah, qui malgré son poste, n'a aucun recul et s'identifie à ces victimes, allant jusqu'à conserver à titre personnel des traces macabres des meurtres (dont je vous épargne les détails ici). Le personnage de Salim serait plus attachant, lui qui communique ses états d'âme par écrit.

Je ne suis pas suffisamment rentrée dans ce roman pour y être sensible ?

La vie à l'endroit

Alger, mai 1995, les supporters du club de football fêtent la victoire de leurs joueurs en bravant le couvre-feu en vigueur. A leur tête, Yamaha, un "nain hideux en guenilles", un peu le bouffon du roi et qui sera assassiné, coupable d'apporter trop de gaieté au peuple algérois. Tout est observé du haut du balcon de Rac, intellectuel engagé et obligé de vivre reclus. Il a été marié à Flo, une médecin française, et l'ancien couple a encore de la tendresse l'un pour l'autre.

J'avoue que je n'ai pas fini ce roman, vraiment trop compliqué et "alambiqué" pour moi.

Une déception, moi qui voulais entrer dans l'univers de R. Boudjedra.

Eveline

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 17:34
A Suspicious River ** de Laura Kasischke

Leila a vingt-quatre ans. Elle est réceptionniste au Swan Motel, à Suspicious River, une petite ville tranquille du Michigan. Elle est belle, intelligente, ...et se prostitue pendant son service. Elle vend son corps à des hommes de passage, brutaux parfois (des représentants de commerce qui se "recommandent" entre eux le motel), sans passion, sans tristesse (comme un état de fait) ni nécessité de cet argent qu'elle conserve sans avoir de projet.

Leila vit tout ceci avec détachement, observatrice de cette descente aux enfers, à laquelle l'histoire tragique de sa mère n'est pas étrangère, comme si elle voulait se punir de ce drame. "Moi, j'étais calme, planant en permanence à trois mètres au dessus de mon corps. Peut-être qu'avec moi ce n'était pas différent qu'être tout seul. Vous pouviez être aussi rustre que vous le vouliez, après. C'était sans doute ça qui plaisait chez moi."

Victime volontaire de son autodestruction, la narratrice nous livre son histoire glauque et oppressante, dont on pressent, impuissants, le dénouement.

Le premier roman de L. Kasischke (adapté au cinéma en 2011) est violent, cru et dérangeant, et le désespoir qui s'en dégage est plus ressenti par le lecteur que par le personnage principal.

Eveline

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