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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 15:26
Chronique d'été : Les Suprêmes et La fille du train****
Chronique d'été : Les Suprêmes et La fille du train****

De mes lectures de cet été 2015, je retiens deux romans que je vous conseille avant la rentrée :

Les Suprêmes**** d'Edward Kelsey Moore

L'histoire de trois quinquagénaires afro-américaines liées par une amitié indéfectible depuis les années 60 qui vivent en Indiana : Odette, la narratrice, parle aux fantômes ; Candice pianiste a un mari volage et la belle Barbara-Jean. Chaque dimanche après l'église, elles se retrouvent au restaurant chez Earl. Un roman qui mêle habilement l'histoire de l'Amérique (la ségrégation et les années hippies...) à celle de ses personnages dont on découvre au fur et à mesure le passé, les peines et les bonheurs. Les sentiments sont finement décrits sans oublier l'humour et une fin émouvante. Des héroïnes que l'on quitte à regret !

Pour ce premier roman, le violoncelliste de Chicago Edward Kelsey Moore s'est inspiré des femmes de sa famille. Traduit de l'américain par C. Traki, il mériterait d'être adapté au cinéma.

La fille du train **** de Paula Hawkins

Chaque jour, Rachel quitte sa banlieue pour Londres en empruntant le train de 8h04 et rentre par celui de 17h56. Et chaque jour, celui-ci s'arrête devant deux maisons. L'une, elle la connaît pour y avoir vécu avec Tom avant qu'il ne la quitte ; l'autre, elle s'y attache imaginant une vie heureuse au couple qui l'occupe. Mais quand la jeune femme disparaît, elle décide de quitter son rôle de spectatrice pour devenir actrice de l'enquête. Bien mené tel un journal intime alternant les confidences et récits de Rachel, d'Anna (sa rivale) et de Megan (la disparue), ce thriller psychologique est addictif. Même si j'en avais pressenti la fin, je l'ai dévoré jusqu'au bout, appréciant les personnalités fragiles de Rachel et de Megan.

Des auteurs tels que Stephen King ou Laura Kasischke ont aussi été conquis par ce premier roman.

Traduit de l'anglais par C Daniellot, il va être adapté au cinéma par Spielberg.

Inès-Marie

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:17
Yeruldelgger**** de Ian Manook

Un roman policier dépaysant à ne pas rater !

Ne vous fiez pas à la couverture peu attrayante sauf pour y lire ses multiples récompenses amplement méritées - Prix des lecteurs sélection 2015, du Polar 2014, Quais du Polar 2014 et Grand Prix des lectrices Elle- et surtout, partez pour un voyage en Mongolie!

Yeruldegger est le nom du commissaire de ce polar noir assez classique. Comme ses collègues Wallander le suédois ou Erlendur l'islandais, le héros est torturé par un passé douloureux et entouré de personnages secondaires fouillés et attachants.

L'histoire s'ouvre sur la découverte dans la steppe du cadavre d'une fillette enterrée avec son tricycle et en ville, de trois chinois découpés au cutter. Pour résoudre ces meurtres, Yeruldelgger pourra compter sur deux femmes : Oyun, enquêtrice et Solongo, médecin légiste.

L'autre héroïne qui confère à ce livre tout son intérêt, c'est la Mongolie. Ian Manook nous emmène dans ses steppes, nous fait pénétrer ses yourtes et découvrir ses traditions, disparités sociales et conflits raciaux. Les descriptions des paysages offrent de belles pages et celle des égouts d'Oulan-Bator où vivent des familles entières de nomades déracinés est impressionnante.

Prenant, passionnant et dépaysant, un excellent polar conseillé par Binh et que je vous recommande vivement.

A lire : la préface de l'auteur sur son cheminement d'écrivain où l'on comprend avec étonnement que Ian Manook n'est pas mongol mais français (admiration) ; et à la fin, le premier chapitre du prochain : " Les Temps sauvages" sur lequel je vais me précipiter !

Inès-Marie

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 00:03
Fleur de tonnerre** de Jean Teulé

Hélène, rebaptisée par sa mère "Fleur de tonnerre", est une petite fille intrépide qui grandit en basse Bretagne où règnent de nombreuses légendes, dont celles de l'Ankou, esprit maléfique annonciateur de mort. Au décès de sa mère (certainement empoisonnée à la Belladone par Hélène), la jeune fille est envoyée chez une tante loin de son village et devient domestique.

S'en suit une traversée de la Bretagne où Fleur de tonnerre, se croyant la réincarnation de l'Ankou et se faisant engager comme cuisinière, sème la mort avec ses soupes ou gâteaux à "la reusenic'h", sans distinction d'âge ou de rang social, et sans éveiller trop de soupçons (le choléra sévit alors, et ses symptômes sont quasi identiques de ceux de l'empoisonnement).

Jean Teulé nous narre ici l'histoire de Hélène Tégado, la "Brinvilliers bretonne", de sa naissance à son arrestation puis son exécution en 1852. Un récit terrible puisqu'on estime à soixante le nombre de ses victimes, mère, père, enfants, prêtres,.... sans remords apparents. C'est écrit sans noirceur superflue, avec même un trait d'humour (nous suivons en parallèle les péripéties de deux perruquiers normands assez grotesques).

Une lecture facile, plaisante même, la force de J. Teulé est de nous faire oublier que Fleur de tonnerre a existé !

Eveline

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 16:45
La Cigale du huitième jour*** de Mitsuyo Kakuta

Une jeune femme, Kiwako, abandonnée par son amant marié pénètre chez celui-ci et emporte sans préméditation le bébé qui y dormait. Cette enfant qu'elle aurait pu avoir, elle va la faire sienne. Dès lors leur vie à toutes deux sera une fuite à travers l'Archipel japonais.

Où qu'elles se réfugient, Kiwako parvient à créer un cocon protecteur pour la petite et à tisser des liens d'amour maternel d'une grande douceur avec Kaoru.

Ce roman est prenant comme un road movie et dépaysant grâce à la qualité de son écriture qui nous transporte de Tokyo à l'île de Shodo ; d'une secte aux rives de la mer de Seto où rien ne se reflète. Un voyage dans les odeurs, mœurs et paysages du Japon.

Construite en deux parties : le récit par Kiwako de la cavale ; puis celui de Kaoru des années plus tard, "La Cigale du huitième jour" est d'une grande poésie à l'image de son titre métaphore et se lit dans l'empathie pour ses héroïnes.

Beau et riche en réflexions sur l'amour maternel et la filiation, la vie et le pardon.

Inès-Marie

Traduit du japonais par Isabelle Sakaï (Actes Sud, 2014) ce roman a connu au Japon un immense succès et a été adapté au cinéma.

Mitsuyo Kakuta est lauréate de nombreux prix dont le prestigieux Prix Naoki pour "Celle de l'autre rive". Egalement paru en français : "La Maison dans l'arbre".

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 20:24
A moi pour toujours*** de Laura Kasischke

"En ouvrant la porte pour sortir ce matin, je découvris une écharpe de sang, gisant dans l'allée enneigée. Comme un mauvais présage, comme une menace, ou encore un sinistre souhait de Saint-Valentin."

Après "esprit d'hiver" et "la couronne verte", la première phrase me plonge dans mon troisième roman de L. Kasischke !

Sherry découvre le jour de la Saint Valentin dans son casier de l'université où elle enseigne un petit mot : "Sois à moi pour toujours". Un peu de surprise dans son existence un peu morne et rangée, 20 ans de mariage avec un homme sans histoire, un unique fils parti étudier loin du "nid", une "meilleure amie" sans complaisance, un ex ami d'enfance de son fils. Intriguée, flattée de cette attention et de ces messages devenus réguliers, Sherry veut en savoir plus, au risque de fragiliser (voire de détruire) son "bel" équilibre.

L'intrigue et le décor étant plantés, il n'y a plus qu'à savourer ce roman où le double (et trouble) jeu des personnages, les non dits, le suspense et la tension sont présents en un savant mélange dont l'auteure a le secret et qu'elle sait si bien manier.

En un mot : prenant !

Eveline

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 19:31
Eldorado** de Laurent Gaudé

Le commandant Salvatore Piracci sillonne les mers pour sauver des clandestins voyageant sur des bateaux de fortune, victimes de passeurs sordides cherchant à se faire un maximum d'argent au mépris de la vie humaine. Après les avoir sauvés de la noyade il emmène ces hommes et ces femmes sur l'île de Lampedusa d'où ils seront renvoyés vers leurs pays d'origine au bout de quelques jours. Suite à un événement particulièrement marquant, le commandant se pose des questions sur le paradoxe de son rôle ; en sauvant des vies il les brise aussi en les privant de leur "Eldorado".

Une très belle histoire, tragique et malheureusement d'actualité, ............ mais sur le papier !

Rapidement des invraisemblances énormes apparaissent, auxquelles je n'ai pas adhéré.

Il me reste les paroles d'un inconnu rencontré sur le cimetière de Lampedusa :"Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L'Eldorado, ils l'avaient au fond des yeux, ils l'ont voulu jusqu'à ce que leur embarcation se retourne. En cela, ils ont été plus riches que vous et moi."

Eveline

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 21:39
Comédie des apparences*** de Jean-Denis Bredin

"Ils ne vivent pas, affirma l'un, ils font semblant, ... - Vous vous trompez, objecta l'autre, ils poursuivent leurs rêves, ils chérissent leurs illusions, ... "

Voilà une belle entrée en matière pour ce recueil de nouvelles ! En effet, le fil conducteur de ces histoires est l'apparence ; celle que l'on veut se donner (se donner un genre), et celle que l'on veut montrer aux autres. Les personnages, quelle que soit l'époque dans laquelle ils évoluent, sont soucieux de leur image même si certains s'en défendent ...

J'avoue que le "de l'Académie française" m'a fait un peu peur, à tort. Je me suis laissée porter par une écriture fluide et des destins vrais, drôles ou pathétiques parfois, mais toujours avec la bienveillance de l'auteur. Mes préférés : Innocent, La fille au vélo noir, Vie de rien.

"Semblants de vie, répéta le premier, comédie des apparences. -Vraies vies, assura le second, tristes tragédies de la vie."

Et vous, êtes vous l'un, ou l'autre ?

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 10:12
Miniaturiste**** de Jessie Burton

Tout ce qu'on aime dans un roman!

Nella Oortman, dix-huit ans épouse un riche marchand d'âge mûr et s'installe dans sa demeure à Amsterdam. Là, vivent Johannes Brandt, sa sœur Marin, Otto un serviteur noir et Cornelia la domestique très attachée à la famille.

Son mari lui offre une maison de poupée, exacte reproduction de son nouveau foyer. Nella fait alors appel à une miniaturiste pour la décorer. Mais bientôt, elle reçoit miniatures et figurines qu'elle n'a pas commandées et qui semblent connaitre les secrets et l'avenir de la maisonnée.

La distance de son époux, la froideur de sa belle-soeur, tout a une raison d'être. C'est ce que l'héroïne découvre au fil des événements. Ceux-ci frappant de plus en plus durement. Avec intelligence et bonté, Nella les affronte faisant preuve d'une modernité qui n'a d'égale que la rigueur de cette société hollandaise du dix-septième siècle compassée dans le protestantisme et dominée par le pouvoir des guildes.

Jessie Burton dont c'est le premier roman, s'est inspirée d'une maison de poupée de cette époque exposée au Rijksmuseum. L'histoire qu'elle a imaginée est à la fois originale et très bien écrite : un véritable souffle romanesque habite ce livre et ses descriptions sont remarquables. Dès les premières pages, nous sommes dans l'église avec Nella et cette écriture visuelle et sensible ne se démentira pas jusqu'à la fin.

Les critiques ont d'ailleurs comparé ce roman à "La jeune fille à la perle" de Tracy Chevalier.

Un voyage dans le temps, un véritable attachement aux personnages. Une belle lecture que je vous recommande.

Inès-Marie

Traduit de l'anglais par Dominique Letellier.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 23:30
L'enfant de la neige*** de Henri Gougaud

Au XIIIème siècle, à Pamiers, en Languedoc, Jauffré, fils adoptif du prieur Aymar, revient au pays. Il retrouve Thomette, sa nourrice, et son frère de lait Alexis. Il a quitté une vie tracée pour lui par son "père" pour devenir troubadour.

Alors qu'il revisite les lieux de son enfance, il se trouve, par la découverte d'un manuscrit hérétique, au cœur d'une énigme où se mêlent le mystère de sa naissance et l'Inquisition (encore présente dans cette région Cathare), et les rôles qu'y jouèrent les personnes autour de lui, à commencer par l'abbé Aymar.

Une enquête envoûtante, inquiétante parfois en ces temps troublés du Moyen Âge, où les personnages révèlent peu à peu leurs vraies natures, leurs forces et leurs faiblesse.

Jauffré Le Trouvé trouvera (dans la douleur parfois) les réponses à ses questions. Il rencontrera aussi l'amour...

Une bien belle histoire, écrite comme un conte par H Gougaud, écrivain, mais aussi poète, "homme qui chante", et ...conteur.

Eveline

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 19:46
Demain j'aurai vingt ans*** d'Alain Mabanckou

Michel est un petit garçon de 10 ans dans le Congo des années 1970, ce pays qui vit ses premières années d'indépendance sous la houlette de son charismatique chef marxiste, "l'immortel Marien Ngouabi".

Son père adoptif, papa Roger, partage sa vie entre maman Pauline qui n'a qu'un fils, Michel, et maman Martine qui, elle a cinq enfants. Il y a tonton René, un communiste qui chérit Engels et Marx mais qui possède tous les biens d'un "capitaliste", l'ami de toujours Lounès et sa sœur Caroline dont il est amoureux. D'autres personnages attachants et hauts en couleur font également partie du monde de Michel.

A travers des chapitres courts et le regard enfantin de Michel, nous assistons à ce que fut l'Histoire de cette période : le renversement du Chah d'Iran par L'Ayatollah Khomeyni, l'affaire des diamants de Bokassa, la fuite du président Idi Amin Dada,... Nous découvrons aussi la mentalité africaine, ses croyances, ses rites comme l'importance de la fertilité ou la normalité de la polygamie. Et nous partageons sa vie de tous les jours ponctuée par les jeux, les rires avec ses amis.

Un roman naïf, touchant et drôle, comme l'enfance ; instructif et grave comme la vie.

Eveline

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