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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 09:13
Toute la lumière que nous ne pouvons voir - Anthony Doerr (****)

Une histoire superbement racontée

De 1942 et 1944, les aventures parallèles et finalement chorales d’une jeune fille aveugle refugiée à St Malo, d’un jeune orphelin Allemand enrôlé dans les jeunesses hitlériennes et d’un Nazi chasseur de diamant.

Au-delà des histoires individuelles perdues dans la grande histoire du monde, ce roman, se révèle être une belle surprise. C'est un grand roman populaire, plutôt facile à lire, et ce, grâce à un style limpide et à une narration très rythmée, découpée en chapitre très courts, alternant les aventures des héros ; il se passe toujours quelque chose !

Peu à peu la tension monte, et on finit, happé par le suspense. Les derniers chapitres se lisent d’une traite, et tous les fils se rejoignent, sans céder à la facilité. La fin est ainsi à la fois réaliste (on y croit), et presque naturelle, comme la vie.

On se rapproche notamment des 2 personnages principaux, jeunes personnes, entraînées, bien malgré elles, dans un tourbillon historique sur lequel il est si difficile de prendre prise, et surtout, de se positionner.

De très belles parenthèses agrémentent le récit : la rêverie obstinée de Frederick, l’ami de classe militaire féru d’oiseaux, les attentions ingénieuses et l’amour infini du père de Marie-Laure, qui cherche à la fois à la gâter, la protéger, et lui apprendre à se débrouiller seule, la sourde et tenace rébellion des femmes de St Malo contre l’occupant.

Ce qui intéresse également, c’est la description d’un moment historique devenu presque familier, mais avec le regard d’un non-Européen.

On ne doute pas que ce roman et cette histoire très efficace trouvent rapidement un cinéaste pour en faire une épopée hollywoodienne.

Mais pour vivre ces aventures intenses avec votre propre imaginaire, ne boudez pas votre plaisir et plongez sans hésitez …

Binh

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Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 12:42
 BILQISS *** de Saphia Azzeddine
Un roman féministe et tellement d’actualité !

Bilqiss est jugée en audience publique dans un pays islamique, pour être montée en haut du minaret en interprétant à sa manière l’appel à la prière.

On comprend très vite que son crime est d’être une femme forte, veuve et libre dont cette société ne sait que faire.

Alternant leurs points de vue, ce roman raconte la relation qui se créé entre Bilqiss, le juge, et une jeune journaliste américaine venue assister au procès.

Saphia Azzedine a pris le parti d’une écriture simple et vivante sans oublier l’humour.

Par la voix de son héroïne, ce roman dénonce, au travers des scènes très réussies du procès, l’absurdité d’une société où la religion est interprétée par des hommes bestiaux, incohérents et cruels. Au contraire de Bilqiss profondément croyante qui connait bien les textes sacrés du Coran et les interprète avec l’intelligence du coeur.

Quant à son visage, nous l’avons assimilé à ce portrait qui a fait le tour de monde dans les années 2000 : celui d’une très jeune femme aux yeux perses et dissimulés sous un foulard rouge.

Ce roman, résolument féministe, raconte les destinées d’autres femmes victimes des interdictions insensées, des représailles iniques. La vie dans l’intimité de leur maison peut se révéler différente de celle à l’extérieur. Quelques hommes donnent un peu d’espoir notamment ce père qui laisse ses enfants se baigner ensemble dans son patio : « Si mes fils ont chaud, mes filles ont chaud aussi. » Mais désespérante est la résignation face au châtiment qui attend Bilqiss !

Au contraire du livre qui manque parfois de subtilité, les nombreux personnages ne sont pas manichéens : le juge est un bourreau mais il a des sentiments pour Bilqiss, la femme du juge est soumise mais règne dans sa cuisine, Bilqiss est une forte tête, intelligente mais manipule ses interlocuteurs… Quant à la journaliste, pur produit de la société américaine, elle est certes pétrie de bonnes intentions mais aussi la plus ouverte et prête à comprendre les autres.

Si certains personnages nous ont indéniablement touchées comme Bilqiss dans son entièreté et son entêtement, fidèle à ce qu’elle croit, dusse-t-elle en mourir ou la première femme du juge, érudite à la destinée tragique ; en revanche, celui de la journaliste nous a paru mal amené par l’auteure, contribuant même pour certaines nénettes à brouiller le discours.

Trois d'entre nous ont tout particulèrement aimé ce livre parce qu’il donne sa voix aux femmes victimes des lois fondamentalistes. Les autres ont pu regretter son aspect trop démonstratif. Peut-être les personnages auraient-ils gagné à être creusés davantage… Aussi, il reste une légère impression de superficialité. La fin nous a également partagées.

Nous étions toutes d’accord sur les passages qui nous ont marquées: la froide mécanique du choix des pierres avant la lapidation et lors du procès, la rhétorique vive et insolente de cette femme indisciplinée (on a envie de l’applaudir). Un bon livre, court qui se lit d’une traite.

Les Nénettes

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 15:47
Chronique d'été (2)

Isabelle-Sabine a également lu...

Hypothermie et La rivière noire d'Arnaldur Indridasson, respectivement sixième et septième opus des enquêtes d'Erlendur, célèbre inspecteur islandais, avec une nette préférence pour Hypothermie. Pour en savoir plus, parcourez le site et lisez les articles de Binh concernant cet auteur ainsi que les commentaires qui les accompagnent.

La vie en mieux d'Anna Gavalda, deux histoires "Mathilde" & "Yann" pleines de bons sentiments: on ne change pas la recette, avec une très nette préférence pour "Yann"! Soirée détente assurée. A recommander à ceux qui se trouvent actuellement face à un choix amoureux compliqué...

Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela: un long chant d'amour pour l'Afrique (pas seulement RSA) et pour ses cultures et un témoignage historique & politique d'importance. Où l'on se rend compte que l'on ne sait pas grand chose sur l'Apartheid finalement... Toujours juste, jamais complaisant ni larmoyant. Magistral!

Temps glaciaires de Fred Vargas qui accompagne parfaitement les lectures d'Indridasson car l'enquête s'enracine dans un drame islandais. On retrouve ici une intrigue mieux ficelée que les deux précédentes et un commissaire Adamsberg dont on avait un peu perdu le caractère complexe qui fait son charme. Pas mal du tout!

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 15:17
L'amour aux temps du choléra****de Gabriel Garcia Marquez

Cinquante trois ans, sept mois et onze jours...

C'est le temps qu'aura mis Florentino Ariza pour conquérir définitivement Fermina Daza et la faire sienne les onze dernières nuits.

On a tout dit sur Gabriel Garcia Marquez, disparu il y a un an, et on a beaucoup qualifié ce roman d'être le pendant de Cent ans de Solitude. Certes, comme ce dernier, L'amour aux temps du choléra ne peut se soumettre au schéma narratif pas plus qu'au résumé.

Qu'écrire alors? Tout d'abord, que le style de G. Marquez n'a pas vraiment d'équivalent en littérature et que pour l'aimer, il faut aimer l'épopée.

Ensuite, qu'ici, encore plus que dans ses autres romans, l'auteur va chercher à définir l'essence même de l'amour, lui opposer le désir, lui opposer le besoin, le soumettre à l'épreuve du temps et aux vicissitudes de la multitude de personnages qui peuplent le roman. Et miracle, au fil de la lecture se dessine dans notre esprit la forme du véritable amour. On veut réellement y croire et c'est toute la magie de ce roman et de son énigmatique titre ;)

"De sorte qu'il était raisonnable de penser que la femme qu'il aimait le plus au monde, qu'il avait attendue d'un siècle à l'autre sans un soupir de désenchantement, aurait à peine le temps de le prendre par le bras au détour d'une rue parsemée de tombeaux lunaire et de parterres de coquelicots brassés par le vent, pour, de l'autre côté l'aider à atteindre sain et sauf, le trottoir de la mort."

Isabelle-Sabine

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 14:16
Ce qui reste de nos vies****de Zeruya Shalev

Un état de la "terre promise", de la famille, du couple...

Ce qui reste de nos vies est un roman polyphonique où chaque membre d'une même famille est arrivé à un moment charnière de sa vie.

Hemda, l'aïeule veuve depuis longtemps, se meurt. Alitée et inconsciente la plupart du temps, elle laisse son esprit régresser progressivement jusqu'à sa prime enfance, avant la fondation de l'état d'Israël. C'est l'époque des pionniers et des premiers kibboutz. Séparée par la collectivité, comme le veut la règle, d'une proximité maternelle, Hemda s'attache à un lac magique situé non loin de la "maison des enfants" qui sera progressivement asséché pour les besoins des plantations. Dans son immobilité de fin de vie, Hemda laisse son cerveau se remplir des eaux magiques, aujourd'hui disparues, dans lesquelles elle plonge pour retrouver les traces de son passé et par la même du passé contesté de son pays. Cette corrélation lui permet aussi de revisiter les rapports qu'elle a entretenus avec ses deux enfants aujourd'hui quadragénaires.

Avner, fils adulé, est un avocat de gauche qui défend les Bédouins et les Palestiniens (c'est la figure politique du roman). Il est piégé dans un mariage qui décline mais qu'il supporte pour l'amour de ses deux fils et...par devoir. Un jour, qu'il est au chevet d'Hemda, à l'hôpital, il croise la route d'un couple dont l'homme vit sa dernière journée. L'amour qu'il sent entre ces deux êtres sur le point de se perdre bouleverse tellement Avner qu'il comprend que le sens qu'il devra dorénavant donner à sa vie sera de retrouver la femme afin de découvrir ce qui lui a échappé toute sa vie. Commence alors sa quête.

Dina, fille incomprise, est également arrivée à l'heure des choix professionnels et familiaux: une thèse à terminer, une fille qu'elle doit laisser partir pour son épanouissement personnel, le début de la ménopause... (elle symbolise la modernité du pays). Le couple qu'elle forme avec Amos, célèbre photo-reporter, n'est pas brillant non plus et elle se persuade que l'adoption d'un enfant serait la condition au renouvellement de la source d'amour et d'énergie qui se tarit. Malheureusement Amos et leur fille lui opposent un refus catégorique. Commence alors une autre quête.

Et, pendant qu'Avner et Dina se confient leurs désillusions au chevet de leur mère, celle-ci, dont l'esprit remonte parfois à la surface des eaux du souvenir, les écoute et laisse de temps à autre, échapper une phrase fulgurante pour les aider à savoir quel chemin parcourir pour "ce qui reste de leur vie"...

Isabelle-Sabine

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 15:26
Chronique d'été : Les Suprêmes et La fille du train****
Chronique d'été : Les Suprêmes et La fille du train****

De mes lectures de cet été 2015, je retiens deux romans que je vous conseille avant la rentrée :

Les Suprêmes**** d'Edward Kelsey Moore

L'histoire de trois quinquagénaires afro-américaines liées par une amitié indéfectible depuis les années 60 qui vivent en Indiana : Odette, la narratrice, parle aux fantômes ; Candice pianiste a un mari volage et la belle Barbara-Jean. Chaque dimanche après l'église, elles se retrouvent au restaurant chez Earl. Un roman qui mêle habilement l'histoire de l'Amérique (la ségrégation et les années hippies...) à celle de ses personnages dont on découvre au fur et à mesure le passé, les peines et les bonheurs. Les sentiments sont finement décrits sans oublier l'humour et une fin émouvante. Des héroïnes que l'on quitte à regret !

Pour ce premier roman, le violoncelliste de Chicago Edward Kelsey Moore s'est inspiré des femmes de sa famille. Traduit de l'américain par C. Traki, il mériterait d'être adapté au cinéma.

La fille du train **** de Paula Hawkins

Chaque jour, Rachel quitte sa banlieue pour Londres en empruntant le train de 8h04 et rentre par celui de 17h56. Et chaque jour, celui-ci s'arrête devant deux maisons. L'une, elle la connaît pour y avoir vécu avec Tom avant qu'il ne la quitte ; l'autre, elle s'y attache imaginant une vie heureuse au couple qui l'occupe. Mais quand la jeune femme disparaît, elle décide de quitter son rôle de spectatrice pour devenir actrice de l'enquête. Bien mené tel un journal intime alternant les confidences et récits de Rachel, d'Anna (sa rivale) et de Megan (la disparue), ce thriller psychologique est addictif. Même si j'en avais pressenti la fin, je l'ai dévoré jusqu'au bout, appréciant les personnalités fragiles de Rachel et de Megan.

Des auteurs tels que Stephen King ou Laura Kasischke ont aussi été conquis par ce premier roman.

Traduit de l'anglais par C Daniellot, il va être adapté au cinéma par Spielberg.

Inès-Marie

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:17
Yeruldelgger**** de Ian Manook

Un roman policier dépaysant à ne pas rater !

Ne vous fiez pas à la couverture peu attrayante sauf pour y lire ses multiples récompenses amplement méritées - Prix des lecteurs sélection 2015, du Polar 2014, Quais du Polar 2014 et Grand Prix des lectrices Elle- et surtout, partez pour un voyage en Mongolie!

Yeruldegger est le nom du commissaire de ce polar noir assez classique. Comme ses collègues Wallander le suédois ou Erlendur l'islandais, le héros est torturé par un passé douloureux et entouré de personnages secondaires fouillés et attachants.

L'histoire s'ouvre sur la découverte dans la steppe du cadavre d'une fillette enterrée avec son tricycle et en ville, de trois chinois découpés au cutter. Pour résoudre ces meurtres, Yeruldelgger pourra compter sur deux femmes : Oyun, enquêtrice et Solongo, médecin légiste.

L'autre héroïne qui confère à ce livre tout son intérêt, c'est la Mongolie. Ian Manook nous emmène dans ses steppes, nous fait pénétrer ses yourtes et découvrir ses traditions, disparités sociales et conflits raciaux. Les descriptions des paysages offrent de belles pages et celle des égouts d'Oulan-Bator où vivent des familles entières de nomades déracinés est impressionnante.

Prenant, passionnant et dépaysant, un excellent polar conseillé par Binh et que je vous recommande vivement.

A lire : la préface de l'auteur sur son cheminement d'écrivain où l'on comprend avec étonnement que Ian Manook n'est pas mongol mais français (admiration) ; et à la fin, le premier chapitre du prochain : " Les Temps sauvages" sur lequel je vais me précipiter !

Inès-Marie

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 00:03
Fleur de tonnerre** de Jean Teulé

Hélène, rebaptisée par sa mère "Fleur de tonnerre", est une petite fille intrépide qui grandit en basse Bretagne où règnent de nombreuses légendes, dont celles de l'Ankou, esprit maléfique annonciateur de mort. Au décès de sa mère (certainement empoisonnée à la Belladone par Hélène), la jeune fille est envoyée chez une tante loin de son village et devient domestique.

S'en suit une traversée de la Bretagne où Fleur de tonnerre, se croyant la réincarnation de l'Ankou et se faisant engager comme cuisinière, sème la mort avec ses soupes ou gâteaux à "la reusenic'h", sans distinction d'âge ou de rang social, et sans éveiller trop de soupçons (le choléra sévit alors, et ses symptômes sont quasi identiques de ceux de l'empoisonnement).

Jean Teulé nous narre ici l'histoire de Hélène Tégado, la "Brinvilliers bretonne", de sa naissance à son arrestation puis son exécution en 1852. Un récit terrible puisqu'on estime à soixante le nombre de ses victimes, mère, père, enfants, prêtres,.... sans remords apparents. C'est écrit sans noirceur superflue, avec même un trait d'humour (nous suivons en parallèle les péripéties de deux perruquiers normands assez grotesques).

Une lecture facile, plaisante même, la force de J. Teulé est de nous faire oublier que Fleur de tonnerre a existé !

Eveline

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 16:45
La Cigale du huitième jour*** de Mitsuyo Kakuta

Une jeune femme, Kiwako, abandonnée par son amant marié pénètre chez celui-ci et emporte sans préméditation le bébé qui y dormait. Cette enfant qu'elle aurait pu avoir, elle va la faire sienne. Dès lors leur vie à toutes deux sera une fuite à travers l'Archipel japonais.

Où qu'elles se réfugient, Kiwako parvient à créer un cocon protecteur pour la petite et à tisser des liens d'amour maternel d'une grande douceur avec Kaoru.

Ce roman est prenant comme un road movie et dépaysant grâce à la qualité de son écriture qui nous transporte de Tokyo à l'île de Shodo ; d'une secte aux rives de la mer de Seto où rien ne se reflète. Un voyage dans les odeurs, mœurs et paysages du Japon.

Construite en deux parties : le récit par Kiwako de la cavale ; puis celui de Kaoru des années plus tard, "La Cigale du huitième jour" est d'une grande poésie à l'image de son titre métaphore et se lit dans l'empathie pour ses héroïnes.

Beau et riche en réflexions sur l'amour maternel et la filiation, la vie et le pardon.

Inès-Marie

Traduit du japonais par Isabelle Sakaï (Actes Sud, 2014) ce roman a connu au Japon un immense succès et a été adapté au cinéma.

Mitsuyo Kakuta est lauréate de nombreux prix dont le prestigieux Prix Naoki pour "Celle de l'autre rive". Egalement paru en français : "La Maison dans l'arbre".

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 20:24
A moi pour toujours*** de Laura Kasischke

"En ouvrant la porte pour sortir ce matin, je découvris une écharpe de sang, gisant dans l'allée enneigée. Comme un mauvais présage, comme une menace, ou encore un sinistre souhait de Saint-Valentin."

Après "esprit d'hiver" et "la couronne verte", la première phrase me plonge dans mon troisième roman de L. Kasischke !

Sherry découvre le jour de la Saint Valentin dans son casier de l'université où elle enseigne un petit mot : "Sois à moi pour toujours". Un peu de surprise dans son existence un peu morne et rangée, 20 ans de mariage avec un homme sans histoire, un unique fils parti étudier loin du "nid", une "meilleure amie" sans complaisance, un ex ami d'enfance de son fils. Intriguée, flattée de cette attention et de ces messages devenus réguliers, Sherry veut en savoir plus, au risque de fragiliser (voire de détruire) son "bel" équilibre.

L'intrigue et le décor étant plantés, il n'y a plus qu'à savourer ce roman où le double (et trouble) jeu des personnages, les non dits, le suspense et la tension sont présents en un savant mélange dont l'auteure a le secret et qu'elle sait si bien manier.

En un mot : prenant !

Eveline

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