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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 09:13

Toujours autant d'aventures, mais le charme opère moins...

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J'ai été une fan absolue des deux 1ers romans de M. Guenassia (dont les critiques sont sur ce site), de véritables coups de coeurs littéraires, qui, pour moi, avaient su allier avec finesse les destins individuels dans la grande histoire, et cette période si spéciale de l'entrée dans le monde adulte, avec ses choix cornéliens...

Ce 3ème roman a eu bonne presse et c'est donc avec impatience et grand plaisir que je m'y suis attaquée... Et me suis retrouvée un tout petit peu déçue!
Certes, l'auteur a voulu se renouveler, et l'histoire se passe cette fois dans le monde d'aujourd'hui. Le héros navigue entre l'Inde et l'Angleterre... mais cette fois, le charme a moins opéré... tout paraît un peu moins abouti, moins subtil, et surtout j'ai été moins embarquée dans l'histoire.

Alors que les romans précédents faisaient vivre des aventures originales, nous emmenaient ailleurs, et nous faisaient croiser des personnages truculents, spéciaux, qu'ils soient attachants ou détestables, on est ici dans une quête personnelle plus linéaire.Alors que le héros, vit, c'est vrai des choses  assurément incroyables, tout nous est raconté de manière trop simple, le plus souvent au passé (les événements se sont déjà déroulé), les choses se passent sans que le héros n'ait réellement eu de prise dessus et son évolution psychologique est finalement peu lisible.
L'épisode du retour en Inde n'apporte pas grand chose, et le suspense de l'enquête menée révèle peu de surprises.
La fin arrive alors, avec ses révélations rapides, inévitables, voire "obligées", qui n'apportent plus grand chose.

 

C'est un livre qui se lit facilement, avec beaucoup de plaisir, mais sans la profondeur et la subtilité des opus précédents. A lire donc quand même mais avec peut-être moins d'attentes ?

 

Binh

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Published by Nénettes-on-net - dans roman français
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 14:03

Un drame cornélien indénouable et plutôt palpitant !61fJFwA6nYL.jpg

 

Tom, rescapé de la 1ère Guerre, rentre en Australie, et trouve un emploi de gardien de phare aux confins du pays, bientôt rejoint pas une toute jeune épousée. Leur vie frugale mais sereine et heureuse, est contrariée par des échecs successifs pour avoir un enfant. Un jour, un canot s'échoue sur la plage, avec, à son bord, le cadavre d'un homme ainsi qu'un bébé sain et sauf...

      Difficile de rester insensible à ce roman  australien d'un classicisme structuré et rassurant. Tout y est pour vous émouvoir mais au bon sens du terme : les personnages malmenés par la vie, un microcosme du bout du monde (l'Australie du début du XXème siècle, une île déserte et son phare) et une situation dramatique, cornélienne (un bébé retrouvé, la force de l'amour parental...).

      Le contexte est formidablement bien raconté : l'hommage à l'Australie qui a donné ses hommes, presque enfants, à une guerre lointaine (la 1ère guerre mondiale) et les a perdus, soit parce qu'ils y sont morts soit parce qu'ils en sont revenus "autres", et la dure vie de gardien de phare, racontée avec force de détails, passionnants et jamais banals.

      La complexité de la situation permet de maintenir un suspense jusqu'à la fin, puisqu'il existe tellement de possibilités. J'ai beaucoup aimé la justesse de la description des sentiments, extrêmes mais toujours mouvants et nuancés, et du coup, très réalistes. Ainsi, peut-on selon les moments, éprouver de l'empathie pour les et uns pour les autres, chacun ayant ses raisons d'agir ; la force de la narratrice étant de ne pas juger ses personnages. 

      L'ensemble est très bien rythmé, jusqu'au final  que l'on devine poignant, quel qu'il soit, et qui pourra tirer quelques larmes aux âmes sensibles (dont je suis, je l'avoue).

On imagine sans peine que cette histoire fera le bonheur d'un cinéaste, de par la force de l'histoire et la singularité  des lieux évoqués.

      Un roman populaire (des millions de ventes dans le monde) dans lequel je me suis laissé porter avec un très grand plaisir.

Binh

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:37

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Quelle mère de famille n'a jamais imaginé l'effroi d'une telle faute ?

Lucinda 13 ans disparaît alors qu'elle était censée dormir chez Lisa Kallisto dont la fille a le même âge. 

Que dire à Kate son amie qui la lui a confiée ? Que faire pour aider aux recherches ? Comment surmonter la disparition d'un enfant ? Comment supporter d'en être responsable  ?

Son sentiment de culpabilité est à la mesure de l'horreur de la situation. Et le début du thriller également.

Sentiment qui se double d'un complexe d'infériorité : Kate, c'est cette mère parfaite que l'on croise à la sortie de l'école fraîche et dispose. Lisa, c'est cette mère qui court toute la journée débordée par son travail et ses obligations de maman. Kate, c'est la classe aisée qui vit agréablement dans une petite ville anglaise tranquille. Lisa, son mari est chauffeur de taxi et sa mère fume clope sur clope en cumulant les petits boulots.

De la suite de l'histoire, je ne vous dirai rien pour ne pas gâcher un suspens qui ne m'a pas tenue en haleine jusqu'à la fin. Malgré des passages réalistes bien racontés (ah, le premier dîner pour Lisa et Joe chez le couple parfait!) j'ai été un peu déçue. 

 Après avoir lu des critiques et avis de lectrices très enthousiastes, je m'attendais à mieux. Le coup de théâtre final que j'ai vu venir et un style plat en sont la cause. Mais je sors d'une période où j'ai lu principalement des thrillers et leurs rouages me sont peut-être devenus trop familiers ?

Alors, comme c'est un premier roman, on peut espérer que Paula Daty affinera les ficelles du prochain tout comme son écriture. Sa capacité à créer des personnages attachants et à révéler les fissures des amitiés et des couples bancals est prometteuse. A suivre ...

Titre anglais : " Just what kind of mother are you ?"

Inès-Marie

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 20:47

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Des visages morcelés et des figures du Mal

Cette trilogie suédoise est dans la veine des romans policiers noirs venus du Nord. Son originalité : être écrite par un duo d'hommes.

Les deux héroines, Jeanette Kihlberg commissaire et Sofia Ztterlung psychothérapeute se rencontrent dans le cadre d'une enquête sur des meurtres de jeunes garçons sans identité, retrouvés momifiés et mutilés dans Stockolm. Parallèlement, Sofia traite deux patients aux identités multiples : Victoria Bergman et un enfant soldat de Sierra Leone. Jeanette, elle, tente de mener de front sa carrière dans un univers masculin et sa vie de famille où tout ne va pas si bien. 

Dans "Persona", le suspens s'accroît tandis que s'épaissit le mystère autour de l'identité de Victoria Bergman et de sa psy. Le premier tome se clôt dans une fête foraine avec une disparition qui touche Jeanette et résonne avec une autre vécue des années auparavant par Sofia.

Dans "Trauma", la violence se déchaîne. Sofia s'enfonce dans les troubles du psychisme. Jeanette change de vie et d'enquête sans abandonner l'espoir de résoudre la première. Les figures du Mal qui se dessinent font froid dans le dos.

Avec "Catharsis", l'heure de la vengeance et de la résolution a sonné. Les visages morcelés se reconstituent et l'ensemble est noir, très noir!

Chaque tome a donc sa raison d'être pour traiter d'une part des troubles dissociatifs de la personnalité. D'autre part, pour répondre à la question centrale de cette histoire : Guérit-on jamais d'une enfance massacrée par les déviances adultes ? Les victimes peuvent-elles opérer une catharsis salvatrice sans devenir elles-mêmes des bourreaux ?

Salués par la critique, primés en Suède, "Les visages de Victoria Bergman" sont suffisamment addictifs pour qu'on ait le désir d'aller jusqu'au bout et ce, malgré des moments de lassitude et des maladresses ponctuelles (dues à l'écriture à 4 mains ?) Pas un engouement total donc. Mais je me suis bien laissé prendre tout de même et ai enchaîné les 3 tomes.

Inès-Marie

 

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 18:03

Une entrée en matière abrupte, un dénouement qui lui répond avec la même force.images.jpg

 

Claire Juliette et Kader ont 20 ans, ils partagent un appartement et y accueillent Tisha, la grande gueule. On découvre peu à peu leurs espoirs amoureux sous les yeux du voisin, Monsieur Bréhel. Ils choisissent de partager le quotidien, solidaires et insouciants.

 

Dans ce livre, Frédérique Martin nous offre de belles descriptions sur les ressentis de ses personnages, lesquels s'expriment tour à tour. Elle sait avec des mots simples décrire l'ordinaire et par fulgurance, la  justesse et la profondeur des sentiments ou la grâce de certains moments : Il avait dit :" tu es belle" de son accent caressant. Juliette avait entendu : "Je t'aime."

 

Malgré ces qualités, on ne se sent pas vraiment proches des personnages et on ne comprend pas certains de leurs choix. Mais après réflexion et discussion, les Nénettes en ont conclu que c'est une volonté de l'auteure. Derrière cette apparente simplicité, son projet littéraire traite de la sécheresse relationnelle dans la société moderne que seul l'amour peut étancher : sauf quand on aime ou sauf quand on les aime.

 

Comme une envie de le relire et de vous le conseiller !

 

Les Nénettes.

 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 08:11

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Prenez quatre français : deux hommes et deux femmes.

Placez les en Inde pour un évènement culturel.

Faites revenir à la surface leur passé amoureux ou amical blessés.

Et laissez-les se révéler à vous et à eux mêmes.

Ajoutez les épices et le dépaysement du Sud de L'Inde.

Laissez bouillir l'esprit français confronté à la réalité d'un continent : sa misère, ses castes, sa violence et ses sourires...

Faites monter désirs et regrets. Teintez-les d'indigo pour les adoucir.

Confiez le tout à Catherine Cusset et vous obtiendrez un roman savoureux où ce sont les femmes qui mènent le récit.

Une histoire qui se déguste avec empathie pour ses personnages et un peu d'amertume vis à vis de leurs faiblesses si proches des nôtres.

Inès-Marie

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 15:54

Un livre plein de sensibilité et d'émotion

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Amérique d'aujourd'hui. Un jeune adolescent vit seul avec sa mère dépressive. Lors du week-end du Labor Day, un évadé de prison croise leur route. Et va bouleverser leur existence...

 

Ce livre commence sur les chapeaux de roue, on n'a à peine de le temps de faire connaissance avec Henry et sa mère...  que c'est déjà parti !

C'est au fur et à mesure, que les pièces du décor vont nous être présentées : comment et pourquoi Adèle vit-elle retirée du monde? quelles relations entretient Henry avec son père et sa nouvelle famille? Comment Franck s'est-il évadé et, surtout, pourquoi purgeait-il une si longue peine?

Ici, pas de surprise sortie de derrière les fagots, pas de suspense haletant, pas de secret de famille à éventer, juste la vie et les surprises qu'elle nous réserve, avec ses joies immenses et ses drames incontournables.

C'est avec simplicité et délicatesse que ce livre traite de vies dévastées, de sombres désespérances, d'émois adolescents.

Le monde vu avec les yeux, encore innocents d'un jeune ado :  on croit qu'on a compris... mais on est peut-être trop petit pour ça...

J'ai été extrêmement touchée par l'histoire, évoquée par bribes, de cette jeune femme, encore belle, mais presque battue par les méandres d'une existence décevante qui lui a beaucoup pris. Touchée aussi par l'amour inconditionnel que lui porte en retour son fils, qui supporte une vie bizarre, erratique, pour aider sa mère à maintenir la tête hors de l'eau. Ainsi, leur vie recluse,  peut paraître un peu branque, vu de l'extérieur, mais, plongés dans leur intimité... on les comprendrait presque...

J'ai énormément aimé ce roman, qui m'a happé dans ce huis-clos impromptu, parfois drôle, parfois tragique, toujours émouvant.

J'ajoute que les dernières lignes sont tout simplement magnifiques et poignantes. On ne peut s'empêcher de les relire, pour leur beauté et pour vraiment y croire.

 Binh

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 15:37

Dans le Canada du 17ème siècle, un missionnaire jésuite français, un chef de guerre huron et une captive iroquoise vont voir leur destin scellé dans une période où ont cohabité brièvement l'Ancien et le Nouveau monde. 

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Comment ne serait-ce qu'évoquer tout ce qui représente l'intérêt de ce roman, et donner envie de le lire? 

 

Peut-être dire qu'après plusieurs romans tous aussi magnifiques les uns que les autres, dont "Le chemin des âmes", qui narrait le destin de 2 frères Indiens du Canada durant la 1ère guerre mondiale (à lire absolument *****), Joseph BOYDEN signe ici ce qui sera peut-être son chef d'oeuvre. S'il reste l'évocation des  Indiens du Canada, il nous emmène ici non pas dans le Canada moderne, où survivent des limbes de la civilisation indienne, mais à l'époque charnière où celle-ci quittait son apogée, confrontée à l'arrivée des Européens. 

 

Ce roman épique, trace ainsi à la fois le destin hors normes de 3 êtres humains tout aussi exceptionnels, qui mènent, chaun, leur propre guerre. Mais il parvient aussi, et c'est le tour de force, à nous laisser entrevoir l'essence même ce qui constitue la foi, la culture de chacun : ce qui les fait vivre (ou survivre), ce qui leur donne la force et apporte un sens à leur existence. La fin qui justifie les moyens, fussent-ils les plus cruels (certaines scènes sont d'une violence insoutenable), les plus vils, mais aussi les plus nobles.

 

La narration, donne ainsi chair à des sentiments aussi intenses que l'amour (des siens, de son dieu, de son clan), l'honneur, le courage, la peur... si loin de nos vies modernes occidentales protégées, et parfois un peu aseptisées.

 

C'est un livre poignant,fiévreux, lyrique, poétique, réaliste mais peuplé de rêves, un de ceux qui marquent encore, même quelques semaines après en avoir lu, avec regret, les dernières lignes.

D'ailleurs depuis, je papillonne d'une lecture à l'autre, peinant à retrouver un réel plaisir de lecture, encore portée par l'intensité résiduelle de ce roman inoubliable...

 

Binh

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 21:02

1919, la France panse ses plaies comme un chien lèche ses blessures.

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Dans une petite ville du Berry, un juge militaire arrive pour ce qui sera son ultime enquête. Dans la prison, un ancien Poilu pourtant décoré de la légion d'honneur doit être jugé pour outrage envers le pays. Qu'a-t-il commis ?

Devant la geôle, son chien Guillaume hurle nuit et jour pour son maître. Quel rôle a-t-il tenu dans cette affaire ?

Non loin, Valentine, une femme attend. Pourquoi l'a-t-il rejetée ?

C'est au travers des entretiens en huis-clos de ces deux hommes que nous le découvrirons.

S'ils sont différents socialement : le juge porte un nom à particule, le Poilu Morlac est paysan ; le traumatisme de la guerre et leur entêtement face à la vérité les rapprochent inexorablement.

Jean-Christophe Rufin signe là un roman admirable : pour son suspens, ses descriptions, son humanité et son habile équilibre entre la grande Histoire et celle d'un homme rebelle à sa tourmente. 

Morlac a réellement existé. L'auteur l'explique dans l'hommage à son ami photographe dont c'était le grand-père. Des chiens ont vraiment vécu avec les troupes dans les tranchées souffrant et se battant à leurs côtés. Et les livres sont des armes à éveiller les consciences. Ils ont appris à ce soldat l'esprit de révolte et continuent d'être nos indispensables alliés. 

Inès-Marie

"Le collier rouge" pourrait également figurer dans la rubrique : roman d'un soir. Ses 160 page se dévorent.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 14:35

 

Une ombre écrasée par le passé que le présent agrandira ...

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Pourquoi ce vieil homme, Alfred Vigneux, offre-t-il à Adèle, son mari et leur fils Léo de bénéficier d'un grand appartement contre un dîner quotidien ?

Ses raisons prennent racine dans le passé de la France occupée quand l'amour perdait contre la lâcheté des uns et la haine des autres. Ce court roman appartient donc à la veine des récits de mémoire. Il nous rappelle que chaque destinée humaine est unique, précieuse et combien cette période causa de drames atroces.

Il nous apprend aussi quel était le sort des demi-juifs et le rôle des magasins Lévitan transformés en camp parisien. Là, en plein 10ème arrondissement, ils effectuaient le tri des objets volés aux leurs afin qu'ils soient envoyés à la population allemande.

Instructif et touchant, à lire pour ne pas oublier.

Inès-Marie

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