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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 11:21
L'amour et les forêts**** d'Eric Reinhardt

Bénédicte Ombredanne écrit à l'auteur pour lui dire que son précédent livre a changé sa vie. Dérogeant à ses habitudes, celui-ci accepte de rencontrer une lectrice et devient le confident de sa détresse.

Professeur agrégée de lettres, mère d'une adolescente et d'un jeune garçon, elle subit un mari pervers qui l'humilie quotidiennement. Deux ans auparavant, elle s'est offert un après-midi de liberté amoureuse qui a marqué le début d'une descente aux enfers plus vertigineuse encore...

C'est le récit d'une femme qui se débat mais que la honte - comment avouer qu'on est victime de harcèlement ? - autant que son mari fou furieux entraînent dans une spirale d'isolement et d'égarement.

Le style d'Eric Reihnardt est dense (parfois trop) mais on lui pardonne dès qu'il se met en retrait. D'ailleurs, le lecteur n'a qu'un désir : saisir la main de Bénédicte et l'accompagner. Il se retrouve happé avec elle, broyé comme elle, emporté au fil des pages jusqu'aux dernières qui éclairent tout un pan de sa personnalité et vous laissent choqué, bouleversé, à terre.

"L'amour et les forêts" offre de belles pages sur l'écriture, quelques unes drôles et d'autres très crues. Mais surtout, il décrit avec justesse sans pathos la pire des violences.

Un roman qui devient sublime puisqu'il s'offre à la réalité pour la retranscrire dans toute sa fragilité et sa complexité.

Inès-Marie

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:07
Le rapport de Brodeck****de Philippe Claudel
Je m'appelle Brodeck, et je n'y suis pour rien. Brodeck c'est mon nom. De grâce, souvenez vous. Brodeck.

Ce roman, du très talentueux Philippe Claudel, date un peu, certes, mais mérite qu'on y revienne. Il clôt une trilogie initiée avec les Âmes grises en 2003 et poursuivie avec La petite fille de Monsieur Linh en 2005.

Le thème central, longuement exploré par l'auteur, est le rapport d'une société à son passé, trouble en l'occurrence. Ici, sans jamais juger ses personnages même les plus cruels, Claudel va réussir à nous expliquer par le truchement du "rapport" de Brodeck, l'inacceptable.

Il est difficile d'aller plus loin sans risquer de dévoiler les ressorts de cet étrange livre dédié à ce qu'il y a de plus noir et de plus humain, finalement, dans l'âme humaine.

On est comme happé par une "inquiétante étrangeté" dès les premières lignes du roman. Cet incipit est un modèle du genre. On ne sait pas où l'on est et pourtant de nombreux détails sur le village, sont donnés. On ne sait pas encore ce qu'il vient de se passer mais on le devine intuitivement au seul nom du personnage central -double de Brodeck: narrateur-personnage-, l'Anderer -l'altérité fondamentale-, dont le nom ne sera jamais dit ni ce qu'il a subi: l'Erigniës -la chose qui s'est passée-. Cet homme va disparaître comme s'il n'avait jamais existé. Quand et surtout pourquoi, c'est ce qu'il faut découvrir en lisant le roman.

Encore une fois Claudel va revenir sur l'Histoire en emboîtant des petites histoires qui tomberaient dans l'oubli voire même ne sortiraient jamais du Néant, si ce n'est que les secondes sont toujours nécessaires pour éclairer la première.

Isabelle-Sabine

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 18:09
Edité également chez Pocket

Edité également chez Pocket

En 1985, à New York, Greta vient de perdre son frère jumeau. Fragilisée par ce deuil et par la rupture avec Nathan (qu'elle n'a pas su retenir), elle entreprend un traitement par électrochoc qui la fait "voyager" à travers plusieurs époques : 1918 et la fin de la 1ère Guerre Mondiale, 1941 et les prémices de la seconde Guerre Mondiale (le bombardement d'Hiroshima), puis 1985, ainsi de suite jusqu'à la dernière séance, puis ...

A travers ces époques (et les modes de vies, la place des femmes dans ces sociétés si proches de nous et pourtant...), c'est l'occasion pour elle de retrouver celles et ceux qui font son monde "réel" et qu'elle aime: son frère, son amant, sa fidèle tante Ruth qui partage son secret.

Une belle histoire d'amour à travers les âges, qui se traîne à mon avis un peu trop en "langueur", volonté certes de l'auteur, mais qui aurait mérité un peu plus de dynamisme.

De très jolis moments de lecture cependant, grâce (pour moi) à Ruth en observatrice avisée.

"Vous êtes toutes pareilles, les Greta. Vous essayez d'améliorer la situation, quoi qu'il vous en coûte. (......) On a tous quelqu'un qu'on veut sauver du naufrage, n'est ce pas ?"

Eveline

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:22
L'Enfant Océan**** de Jean-Claude Mourlevat

Le Petit Poucet dans une version moderne.

Un roman jeunesse plébiscité par mes élèves et par tous les adultes à qui j'en ai parlé.

L'auteur revisite le conte de Perrault. Yann, 10 ans est le souffre douleur de ses parents et entraîne ses six frères dans une fugue vers l'océan.

Des chapitres courts qui sont autant de témoignages des protagonistes de cette aventure et de ceux qui les croisent : chauffeur routier, assistante sociale, boulangère, ...

Dans un style familier, un cadre réaliste et socialement défavorisé, cette histoire vous touchera et permettra de partager avec vos enfants (dès la sixième) des discussions sur des thèmes sérieux.

Mes élèves ont aimé : les péripéties nombreuses, l'écriture, le personnage de Yann, la fin qui est belle et donne lieu à deux interprétations possibles. Eux, ont adopté la positive et je leur fais confiance !

Inès-Marie

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Published by Nénettes-on-net - dans roman d'un soir
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:11

Encore un bon Mo !

Deux jours accrochée à ces "Viscères" et j'en ressors une nouvelle fois admirative du talent de Mo Hayder.

visceres

Quinze ans après les meurtres barbares de deux adolescents, le cauchemar renaît pour la famille Anchor-Ferrers. Bien que le fou furieux qui les a avoués soit en prison, Olie, Matilda et leur fille Lucia replongent dans la terreur.

Mené tambour -et coeur du lecteur- battants, le récit de ces 5 jours est d'une tension extrême.

Il y a ce qui se déroule aux Tourelles, maison de campagne des Anchor-Ferrers dans le Somerset, entre effroi et rebondissements à la chaîne et l'enquête de Jack Caffery que la découverte d'une petite chienne pourrait conduire à eux à temps pour les sauver.

Ce même Caffery, avec lequel depuis Birdman, Skin et Proies, nous partageons l'espoir de réponses sur la disparition de son petit frère quand il avait 9 ans. Il en aura ici qui rendent les dernières pages du livre émouvantes.

Mo Hayder comme toujours ne néglige aucun personnage. Elle a un don véritable pour donner, même aux protagonistes secondaires, une épaisseur psychologique. Quant à l'intrigue, elle ne nous laisse aucun répit jusqu'aux dernières pages. On croit en être à la dernière révélation mais la dame en a encore sous les touches du clavier!

Ne pas en dire trop donc, si ce n'est que pire que les viscères, finalement vite "digérées", c'est une autre laideur qui répugne en refermant ce livre.

Inès-Marie

Le titre anglais "Wolf" est moins gore et le traducteur a un goût prononcé pour le verbe "arguer" mais je chipote... 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 09:13

Toujours autant d'aventures, mais le charme opère moins...

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J'ai été une fan absolue des deux 1ers romans de M. Guenassia (dont les critiques sont sur ce site), de véritables coups de coeurs littéraires, qui, pour moi, avaient su allier avec finesse les destins individuels dans la grande histoire, et cette période si spéciale de l'entrée dans le monde adulte, avec ses choix cornéliens...

Ce 3ème roman a eu bonne presse et c'est donc avec impatience et grand plaisir que je m'y suis attaquée... Et me suis retrouvée un tout petit peu déçue!
Certes, l'auteur a voulu se renouveler, et l'histoire se passe cette fois dans le monde d'aujourd'hui. Le héros navigue entre l'Inde et l'Angleterre... mais cette fois, le charme a moins opéré... tout paraît un peu moins abouti, moins subtil, et surtout j'ai été moins embarquée dans l'histoire.

Alors que les romans précédents faisaient vivre des aventures originales, nous emmenaient ailleurs, et nous faisaient croiser des personnages truculents, spéciaux, qu'ils soient attachants ou détestables, on est ici dans une quête personnelle plus linéaire.Alors que le héros, vit, c'est vrai des choses  assurément incroyables, tout nous est raconté de manière trop simple, le plus souvent au passé (les événements se sont déjà déroulé), les choses se passent sans que le héros n'ait réellement eu de prise dessus et son évolution psychologique est finalement peu lisible.
L'épisode du retour en Inde n'apporte pas grand chose, et le suspense de l'enquête menée révèle peu de surprises.
La fin arrive alors, avec ses révélations rapides, inévitables, voire "obligées", qui n'apportent plus grand chose.

 

C'est un livre qui se lit facilement, avec beaucoup de plaisir, mais sans la profondeur et la subtilité des opus précédents. A lire donc quand même mais avec peut-être moins d'attentes ?

 

Binh

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 14:03

Un drame cornélien indénouable et plutôt palpitant !61fJFwA6nYL.jpg

 

Tom, rescapé de la 1ère Guerre, rentre en Australie, et trouve un emploi de gardien de phare aux confins du pays, bientôt rejoint pas une toute jeune épousée. Leur vie frugale mais sereine et heureuse, est contrariée par des échecs successifs pour avoir un enfant. Un jour, un canot s'échoue sur la plage, avec, à son bord, le cadavre d'un homme ainsi qu'un bébé sain et sauf...

      Difficile de rester insensible à ce roman  australien d'un classicisme structuré et rassurant. Tout y est pour vous émouvoir mais au bon sens du terme : les personnages malmenés par la vie, un microcosme du bout du monde (l'Australie du début du XXème siècle, une île déserte et son phare) et une situation dramatique, cornélienne (un bébé retrouvé, la force de l'amour parental...).

      Le contexte est formidablement bien raconté : l'hommage à l'Australie qui a donné ses hommes, presque enfants, à une guerre lointaine (la 1ère guerre mondiale) et les a perdus, soit parce qu'ils y sont morts soit parce qu'ils en sont revenus "autres", et la dure vie de gardien de phare, racontée avec force de détails, passionnants et jamais banals.

      La complexité de la situation permet de maintenir un suspense jusqu'à la fin, puisqu'il existe tellement de possibilités. J'ai beaucoup aimé la justesse de la description des sentiments, extrêmes mais toujours mouvants et nuancés, et du coup, très réalistes. Ainsi, peut-on selon les moments, éprouver de l'empathie pour les et uns pour les autres, chacun ayant ses raisons d'agir ; la force de la narratrice étant de ne pas juger ses personnages. 

      L'ensemble est très bien rythmé, jusqu'au final  que l'on devine poignant, quel qu'il soit, et qui pourra tirer quelques larmes aux âmes sensibles (dont je suis, je l'avoue).

On imagine sans peine que cette histoire fera le bonheur d'un cinéaste, de par la force de l'histoire et la singularité  des lieux évoqués.

      Un roman populaire (des millions de ventes dans le monde) dans lequel je me suis laissé porter avec un très grand plaisir.

Binh

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:37

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Quelle mère de famille n'a jamais imaginé l'effroi d'une telle faute ?

Lucinda 13 ans disparaît alors qu'elle était censée dormir chez Lisa Kallisto dont la fille a le même âge. 

Que dire à Kate son amie qui la lui a confiée ? Que faire pour aider aux recherches ? Comment surmonter la disparition d'un enfant ? Comment supporter d'en être responsable  ?

Son sentiment de culpabilité est à la mesure de l'horreur de la situation. Et le début du thriller également.

Sentiment qui se double d'un complexe d'infériorité : Kate, c'est cette mère parfaite que l'on croise à la sortie de l'école fraîche et dispose. Lisa, c'est cette mère qui court toute la journée débordée par son travail et ses obligations de maman. Kate, c'est la classe aisée qui vit agréablement dans une petite ville anglaise tranquille. Lisa, son mari est chauffeur de taxi et sa mère fume clope sur clope en cumulant les petits boulots.

De la suite de l'histoire, je ne vous dirai rien pour ne pas gâcher un suspens qui ne m'a pas tenue en haleine jusqu'à la fin. Malgré des passages réalistes bien racontés (ah, le premier dîner pour Lisa et Joe chez le couple parfait!) j'ai été un peu déçue. 

 Après avoir lu des critiques et avis de lectrices très enthousiastes, je m'attendais à mieux. Le coup de théâtre final que j'ai vu venir et un style plat en sont la cause. Mais je sors d'une période où j'ai lu principalement des thrillers et leurs rouages me sont peut-être devenus trop familiers ?

Alors, comme c'est un premier roman, on peut espérer que Paula Daty affinera les ficelles du prochain tout comme son écriture. Sa capacité à créer des personnages attachants et à révéler les fissures des amitiés et des couples bancals est prometteuse. A suivre ...

Titre anglais : " Just what kind of mother are you ?"

Inès-Marie

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 20:47

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Des visages morcelés et des figures du Mal

Cette trilogie suédoise est dans la veine des romans policiers noirs venus du Nord. Son originalité : être écrite par un duo d'hommes.

Les deux héroines, Jeanette Kihlberg commissaire et Sofia Ztterlung psychothérapeute se rencontrent dans le cadre d'une enquête sur des meurtres de jeunes garçons sans identité, retrouvés momifiés et mutilés dans Stockolm. Parallèlement, Sofia traite deux patients aux identités multiples : Victoria Bergman et un enfant soldat de Sierra Leone. Jeanette, elle, tente de mener de front sa carrière dans un univers masculin et sa vie de famille où tout ne va pas si bien. 

Dans "Persona", le suspens s'accroît tandis que s'épaissit le mystère autour de l'identité de Victoria Bergman et de sa psy. Le premier tome se clôt dans une fête foraine avec une disparition qui touche Jeanette et résonne avec une autre vécue des années auparavant par Sofia.

Dans "Trauma", la violence se déchaîne. Sofia s'enfonce dans les troubles du psychisme. Jeanette change de vie et d'enquête sans abandonner l'espoir de résoudre la première. Les figures du Mal qui se dessinent font froid dans le dos.

Avec "Catharsis", l'heure de la vengeance et de la résolution a sonné. Les visages morcelés se reconstituent et l'ensemble est noir, très noir!

Chaque tome a donc sa raison d'être pour traiter d'une part des troubles dissociatifs de la personnalité. D'autre part, pour répondre à la question centrale de cette histoire : Guérit-on jamais d'une enfance massacrée par les déviances adultes ? Les victimes peuvent-elles opérer une catharsis salvatrice sans devenir elles-mêmes des bourreaux ?

Salués par la critique, primés en Suède, "Les visages de Victoria Bergman" sont suffisamment addictifs pour qu'on ait le désir d'aller jusqu'au bout et ce, malgré des moments de lassitude et des maladresses ponctuelles (dues à l'écriture à 4 mains ?) Pas un engouement total donc. Mais je me suis bien laissé prendre tout de même et ai enchaîné les 3 tomes.

Inès-Marie

 

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 18:03

Une entrée en matière abrupte, un dénouement qui lui répond avec la même force.images.jpg

 

Claire Juliette et Kader ont 20 ans, ils partagent un appartement et y accueillent Tisha, la grande gueule. On découvre peu à peu leurs espoirs amoureux sous les yeux du voisin, Monsieur Bréhel. Ils choisissent de partager le quotidien, solidaires et insouciants.

 

Dans ce livre, Frédérique Martin nous offre de belles descriptions sur les ressentis de ses personnages, lesquels s'expriment tour à tour. Elle sait avec des mots simples décrire l'ordinaire et par fulgurance, la  justesse et la profondeur des sentiments ou la grâce de certains moments : Il avait dit :" tu es belle" de son accent caressant. Juliette avait entendu : "Je t'aime."

 

Malgré ces qualités, on ne se sent pas vraiment proches des personnages et on ne comprend pas certains de leurs choix. Mais après réflexion et discussion, les Nénettes en ont conclu que c'est une volonté de l'auteure. Derrière cette apparente simplicité, son projet littéraire traite de la sécheresse relationnelle dans la société moderne que seul l'amour peut étancher : sauf quand on aime ou sauf quand on les aime.

 

Comme une envie de le relire et de vous le conseiller !

 

Les Nénettes.

 

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