Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Critiques de nénettes on net
  • Critiques de nénettes on net
  • : Bienvenue à toutes les nénettes passionnées de bouquins
  • Contact

Codes des nénettes

Cotes d'amour :
¤ Pas du tout, * Peu
** Bien *** Beaucoup,
**** Énormément, ***** Passionnément


RECHERCHE : ENTREZ UN MOT-CLE (auteur, titre...) 

         

Bienvenue chez les Nénettes

 

    images-copie-1   

Bonne visite du blog

 

 

Merci de donner votre avis en cliquant sur écrire un commentaire. Nous serons ravies d'échanger avec vous. 

24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 19:19

Petit livre d'une soirée agréable sans plus.

Attirées par l'engouement autour de ce livre, par la beauté de l'objet, la photo de la couverture, et toutes fan de Downton Abbey, nous étions très tentées par cette lecture... 

Dans l'Angleterre des années 20, Jane domestique d'une riche famille s'apprête à profiter de l'unique journée libre de l'année : "le dimanche des mères" pour retrouver son amant, jeune homme de bonne famille.

Le début est très évocateur. On entre tout de suite dans le décor : la période historique, la saison, l'ambiance de cette journée particulière qui sont très bien décrites. Tout est ciselé. Le va et vient entre la frivolité, la gaieté et la gravité sous-jacente rend la première partie réussie. Et nous avons été happées.

En revanche, suivre les événements à travers les pensées de Jane a rendu, pour certaines, ce récit désordonné .

De manière générale, la dernière partie nous a moins convaincues. Elle se situe dans un espace temps totalement différent, moins intéressant et qui nous a semblé déconnecté. Le ton romanesque du début se perd dans les digressions de l'écrivain.

En ce sens, nous avons été gênées par notre détachement à l’héroïne et aux événements alors que nous aimons toutes les émotions que nous procurent les personnages, surtout dans une histoire romantique.

Reste un doute sur ce qu'a voulu exprimer Graham Swift : montrer que l'intensité d'un moment particulier de notre existence peut influencer le reste de notre vie ? Ou bien célébrer le plaisir de la lecture et l'art de l'écriture ? Auquel cas, nous sommes toutes passées à côté.

L'objectif était peut-être ambitieux pour ce court roman dont le début peut enchanter avant pour celles qui en attendaient beaucoup de déchanter.

Les Nénettes.

Repost 0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:59

Sur quatre générations, la vie d’une famille texane de 1850 à nos jours, en partant du patriarche Elie enlevé enfant par les Indiens, puis érigeant un empire avec l'argent du pétrole trouvé sur ses terres. 

Le récit alterne les chapitres évoquant Elie, Peter l’un de ses fils et Jeanne l’arrière petite-fille qui est à la tête de la fortune familiale. 

 

Pour une nénette :

 

Un roman lu facilement mais son avis est mitigé. Si le livre est intéressant, elle n’a pas été prise aux tripes. Long, trop détaillé et réaliste (voire « gore ») pour la partie qui se déroule chez les Indiens.

 

Pour les quatre autres en revanche :

 

Une première partie particulièrement réussie celle de la vie quotidienne chez les Indiens, décrivant avec réalisme aussi la reconversion des fermes en puits de pétrole et la « cohabitation forcée » avec les Mexicains. Une fresque vraiment très intéressante autant du point de vue historique que politique! 

Quant aux personnages s'ils ne sont pas héroïques, ils sont tout simplement humains, faillibles, dans l’entièreté de leur vie et connaissent une fin nostalgique.  

  

Aussi, "Le fils" est un roman marquant par l’évocation magistrale d’une époque qu’on connait peu. Et grâce auquel on comprend mieux les comportements des Américains par exemple leur attachement à la liberté du port des armes. La violence de la conquête du territoire étant une histoire relativement récente, elle reste ancrée dans leur caractère.

 

Cette épopée nous a replongées dans les westerns de notre enfance, les ranchers à l’époque de Dallas mais avec un réalisme très moderne. Ecrite comme un film hollywoodien avec l’odeur de la selle, la  morsure du soleil, et l’injustice des hommes, elle nous a happées.

 
Les Nénettes
Repost 0
11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 17:05
La légèreté ** à **** de Catherine Meurisse

Comment se reconstruire après Charlie?

Catherine Meurisse, dessinatrice de presse à Charlie Hebdo, a échappé par un concours de circonstance à l’attentat du 7 janvier. Cette BD raconte sur plusieurs mois sa reconstruction jusqu’à la « légèreté ».

Nos avis divergent alors que nous nous attendions à être émues par cette évocation personnelle d’un événement devenu public.

Le moins :

Celles qui ne sont pas habituées au genre de la BD ont rencontré une difficulté à entrer dans cette histoire. Au lieu d’être touchées, elles sont restées à la surface des pages même si le propos est intéressant. La forme un peu brouillonne, certainement délibérée pour cette femme choquée et perdue, nous a déconcertées et ne nous a pas aidées à entrer dans le sujet. Des chapitres, des titres ou des souffles ont manqué.

Le plus :

Celles qui ont aimé ont apprécié sa subtilité et ce choix d’alterner les dessins du quotidien, les couleurs, d’intégrer les œuvres d’art, les aquarelles, les personnages et les lieux, sans procédé systématique. Elles se sont laissé guider dans cet univers très féminin avec sa sensibilité et son humour ; ses agacements et sa combativité ! Les dessins illustrent avec force l’expression de ses sentiments douloureux. L’universalité de l’Art berce sa reconstruction.

Un ouvrage qui mérite une démarche pour se l’approprier : Peut-être ne pas le lire trop vite et se laisser approcher par l’expérience de Catherine Meurisse.

Nos avis convergent en une invitation à le découvrir ou à le relire par bribes avec une attention particulière!

Les nénettes

Repost 0
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 15:32
En attendant Bojangles ***** d'Olivier Bourdeaut

Un petit bijou de poésie, de drôlerie et de sensibilité

Un couple vit une histoire d’amour fantasque et passionnée sous l’œil émerveillé de leur fils unique. Leur destinée semble toutefois inscrite dans un tourbillon qui pourrait les emporter…

Il y avait longtemps que les Nénettes ne s’étaient pas accordées autour d’un livre qu’elles ont autant aimé!

Tout commence comme un rire d’enfant et prend ampleur et profondeur lorsque intervient le père, second narrateur, au travers de ses carnets. Derrière toutes les plaisanteries et situations cocasses, l’émotion monte doucement et inexorablement.

Et nous nous sommes laissé entraîner, par ce court récit d’une légèreté trompeuse. La poésie, est présente dans les images et aussi dans les mots, les situations. Ainsi, elle traverse tout le livre, comme leur oiseau l’appartement.

On ressent bien que ce sont les personnages qui ont amené l’auteur à raconter leur histoire. Spectaculaires, ils vivent littéralement sous nos yeux, comme ils sont nés devant les siens.

Gageons qu’en fermant ce très beau livre, subtil et original, vous aurez envie d’aller écouter « Mister Bojangles », le titre de Nina Simone, chanson emblématique de ces amoureux ultimes et de conserver en vous la douce nostalgie qui ne vous lâchera pas de sitôt…

Les nénettes

PS: Jade- Iris (14 ans) Nénette junior : J’ai aimé l’univers fantasque de cette famille. J’ai ri, été émue et attribue 4* à « En attendant Bojangles » car j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Mais après j’ai adoré ! Merci à Olivier Bourdeaut pour la dédicace et à maman de me l’avoir prêté (revanche ;-))

Grand Prix RTL LIRE 2016

Prix Roman FRANCE TELEVISIONS

Prix du roman des étudiants FRANCE CULTURE TELERAMA 2016 pour l'instant!

Repost 0
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 18:10
Le livre des secrets (***), de Fiona Kidman

3 générations de femmes, au sein d’une communauté de pionniers qui suit son leader, même contesté, d’Ecosse jusqu’en Nouvelle-Zélande…

Maria vit recluse dans sa maison depuis plus de 40 ans. L’auteure nous fait découvrir peu à peu son histoire, ainsi que celle de sa grand-mère et de sa mère.

On suit leurs parcours avec intérêt : le voyage en plusieurs étapes qui se termine en Nouvelle-Zélande, les conditions de vie au sein de cette communauté extrêmement rigoriste, menée de main de fer par un prédicateur charismatique et ambigu, inspiré d’un personnage réel.

Cela donne de belles pages descriptives (paysages), ainsi que des passages oniriques.

Malgré l’impression de « déjà lu » (l’ouvrage date de 1987 mais n’a été traduit en français en 2014), ces 3 femmes ont une réelle consistance: tout n’est pas tranché, elles révèlent tout de même une certaine complexité et sont tellement humaines.

L’auteure adopte le parti-pris d’une vision féministe, peut-être un peu trop manichéenne (les hommes sont tous veules, faibles, bornés ou méchants)?

Ces femmes vivent des moments très difficiles (viol, accouchement…), ce qui est resté très extérieur pour certaines d’entre nous mais en a ému d’autres.

Notre principal bémol reste une impression tenace de confusion : on s’est parfois perdues dans les différents personnages (pourtant pas si nombreux), et sur la question des fameux "secrets", annoncés dans le titre… lesquels se révèlent de manière allusive, ce qui a pu en laisser certaines sur le bord de la route, alors que cet aspect plus symbolique a intéressé une autre nénette.

L’impression reste que l’auteure n’est peut-être pas parvenue au bout de sa démarche?

C’est un roman qui se lit facilement, et plutôt agréablement.Vous laisserez vous emporter par le récit de ces destinées qui ont tout quitté pour le bout du monde?

Les nénettes, après avoir partagé un brunch dominical.

Repost 0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 18:49
Le temps où nous chantions* à *** de Richard Powers

Da et Delia se rencontrent en 1939 à l'occasion d'un concert de Marian Anderson. Lui, est juif allemand récemment émigré aux Etats-Unis pour fuir le nazisme. Elle, est noire américaine et passionnée de chant. De leur union naissent trois enfants, Jonah, Joseph et Ruth. C'est leur destinée dans une Amérique ségrégationniste que nous suivons pendant 60 ans et l'impact du choix éducatif sur leurs vies.

Ce livre ambitieux traite de la recherche identitaire au travers de choix politiques ou artistiques et de toute l'histoire noire américaine. Il cherche à délivrer un message sur la relativité du temps tant dans les propos du père que dans le choix narratif.

Ce pavé de 1200 pages en poche, ses longueurs, son récit au rythme syncopé rendent la lecture parfois poussive et nous a donné la tentation de passer des pages tout en craignant de rater un épisode déterminant de l'histoire. Les descriptions techniques répétées sur la musique et la physique, au détriment de l'histoire en elle-même, en ont rebuté plus d'une.

Une des nénettes regrette le choix d'un seul narrateur (qu'elle a jugé geignard) pour un récit d'une telle ampleur. En plus, nous sommes mitigées sur sa posture d'observateur qui peut sembler passif. Malgré ces défauts, toutes les Nénettes ont été émues par des personnages ou des moments de cette histoire : l'amour de ce couple et de la mère pour ses enfants, les moments de deuil, les incidences concrètes du racisme au quotidien ; et, pour certaines par les parenthèses magiques de la musique.

La dernière partie nous a paru plus réussie. Le rythme s'accélère et les personnages sont plus accessibles.

Reste une question à laquelle nous n'avons pu répondre : l'imperméabilité du narrateur aux sentiments qu'il parvient toutefois à susciter au travers des événements.

Une lecture ardue mais profitable !

Les nénettes

Repost 0
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 18:03

Une entrée en matière abrupte, un dénouement qui lui répond avec la même force.images.jpg

 

Claire Juliette et Kader ont 20 ans, ils partagent un appartement et y accueillent Tisha, la grande gueule. On découvre peu à peu leurs espoirs amoureux sous les yeux du voisin, Monsieur Bréhel. Ils choisissent de partager le quotidien, solidaires et insouciants.

 

Dans ce livre, Frédérique Martin nous offre de belles descriptions sur les ressentis de ses personnages, lesquels s'expriment tour à tour. Elle sait avec des mots simples décrire l'ordinaire et par fulgurance, la  justesse et la profondeur des sentiments ou la grâce de certains moments : Il avait dit :" tu es belle" de son accent caressant. Juliette avait entendu : "Je t'aime."

 

Malgré ces qualités, on ne se sent pas vraiment proches des personnages et on ne comprend pas certains de leurs choix. Mais après réflexion et discussion, les Nénettes en ont conclu que c'est une volonté de l'auteure. Derrière cette apparente simplicité, son projet littéraire traite de la sécheresse relationnelle dans la société moderne que seul l'amour peut étancher : sauf quand on aime ou sauf quand on les aime.

 

Comme une envie de le relire et de vous le conseiller !

 

Les Nénettes.

 

Repost 0
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:00

L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité (Nietsche) ou le roman de l'impossible consolation (IMA) ...

 Chaque décennie Donna Tartt nous offre un roman d'exception. Le chardonneret, son dernier ouvrage, participe à la fois du roman d'apprentissage, du roman à rebondissements et d'une réflexion sur l'art. 

Théo Decker, treize ans, perd sa mère lors d'un attentat perpétré au Metropolitan de New-York. On le suit durant plus d'une décennie se construisant dans la douleur de la culpabilité accompagné d'un tableau qu'il a sauvé des flammmes: Le Chardonneret de Fabritius (1654) qui représente l'oiseau lié à son perchoir par une chaîne. Même condamnation à vivre pour Théo, sans sa mère et avec cette oeuvre qu'il n'a pas restituée quand il était encore temps. Confié à une première famille, les Barbour, puis à son père, il trouvera finalement refuge auprès d'un antiquaire spécialisé dans la restauration de meubles: James Hobbart. "Hobie" est le tuteur d'une autre rescapée de l'attentat, Pippa, à qui Théo rend de régulières visites quelques temps après les faits et qui va devenir l'amour de sa vie. D'autres rencontres essentielles marqueront son parcours, des amitiés: Andy, Boris.

Nous nous sommes accordées sur la virtuosité de la première moitié de ces aventures rocambolesques. Un démarrage en trombe, et la force d'une narration par épisodes tout aussi réalistes et poignants les uns que les autres : le drame new-yorkais, l'asile trouvé au sein d'un famille riche et détachée, la découverte du monde de l'antiquité d'art,  le retour du père et l'amitié sans limites à l'entrée de désert... Autant d'ambiances différentes, comptées dans un style hors pair, avec un sens du rythme époustouflant et un timing quasi-parfait : Dona Tartt prend le temps de nous faire entrer dans un monde, avec ses personnages et leur propre logique et stratégie, puis dès qu'on s'est un peu installées, ça repart de plus belle dans une toute autre ambiance, et l'on suit, ballotés comme le héros...

Pour aimer ce roman il faut accepter sa longueur, longueur nécessaire au déploiement des multiples intrigues qui le nourrissent. C'est sur ce point que les Nénettes ont pu rencontrer des difficultés même si toutes reconnaissent la force d'une écriture romanesque parfaitement maîtrisée. Cependant le départ de Las Vegas marque un tournant, à partir duquel il est peut-être plus facile de décrocher ; si les épisodes contInuent de s'enchaîner, la narration est peut-être moins fluide, et les disgressions s'accumulent.

Le final a pu paraître peu compréhensible pour certaines, ou alors dans la droite lignée d'un roman foutraque mais brillant pour les autres. Il n'en demeure pas moins que l'auteure du Maître des Illusions est maîtresse en l'art de la description: de l'atelier de Hobie au désert et à la chaleur de Las Vegas, d'Amsterdam en hiver au monde de la drogue et de ses rêves. Tout est regard dans ce livre. Celui émerveillé que l'on porte sur une oeuvre d'art, morceau d'éternité et désespéré que Théo porte sur la vie: "Parce que la vérité, c'est que la vie est une catastrophe [...] mieux vaut ne jamais être né que d'être né dans ce cloaque."

Des pages sublimes sur l'irréversible, l'amour impossible, le vice et le mensonge et la quête d'une consolation dans l'art... Parfois, c'est si émouvant, qu'on se surprend à relire tel ou tel passage pour en admirer la finesse et la justesse.

Vous serez bluffés par la force de survie de ce jeune homme, et ne manquerez pas d'être ébahis par les multiples facettes des personnages qu'il va croiser : une mère fusionnelle, des pères absents, une famille mondaine que la vie va briser...

Même si on ne lisait que la première partie du Chardonneret, elle serait déjà, à elle seule, un roman inoubliable!

 Les Nénetteschardonneret

                                                                                                 


Repost 0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 19:34

Alice Munro aime les femmes, un peu moins les hommes. 9782757814727.jpg

 

Elle nous parle de femmes en situation d'étouffement. La fuite, qui semble être la solution, avortée ou réalisée les ramène fatalement à leur fracture.

 

Son écriture accessible est construite autour d'un jeu sur le temps: cherchant les clés dans le passé, elle nous projette dans le futur à l'insu du personnage ce qui crée une complicité avec le lecteur. Même si l'on se rend compte que chaque mot est choisi, la lecture n'est, elle, pas facile car on ressent beaucoup de non dits, de demi-mots qui demandent d'être attentifs.

 

La grande force de son écriture: les descriptions extrêmement évocatrices et les portraits psychologiques, profonds et justes.

"C'était comme si une aiguille meurtrière s'était logée quelque part dans ses poumons, et qu'en respirant prudemment elle pouvait éviter de la sentir. Mais de temps à autre il lui fallait prendre une profonde inspiration, et l'aiguille était toujours là."

 

Le recueil est composé de huit nouvelles, chacune consacrée à une femme autour de laquelle gravitent d'autres personnages mais surtout des hommes défaillants, souvent égoïstes peu attentifs, parfois violents en actes comme en paroles, ou absents.

L'héroïne bien souvent essaie de briser la fatalité sur un moment d'impulsivité. Elle refuse d'abord de renoncer avant de se laisser complètement happer.

Il y a aussi un principe déconcertant dans la majorité des nouvelles: un personnage, a priori important, est "liquidé", soit sa mort est réglée en une phrase (Christa la meilleure amie)  soit il disparaît sans laisser de trace (Irene la bonne).

 

Inès a été touchée par la trilogie: Hasard, Bientôt, Silence pour le détournement de la Nouvelle en épisodes de roman. On y retrouve l'héroïne dans les trois histoires à des différents âges de sa vie... et par Passion :

"Décrivant ce passage, ce changement dans sa vie, plus tard, Grace aurait pu dire -et dit effectivement- que c'était comme si une grille s'était refermée à grand bruit derrière elle. Mais sur le moment il n'y avait pas eu de bruit [...]"

 

Delphine et Caroline ont été touchées par le dernier épisode de la trilogie consacrée à Juliet : Silence car il reste beaucoup de mystère et qu'il traite de la relation difficle d'une mère et de sa fille.

 

Delphine a également aimé Subterfuges pour la fatalité et les années perdues. 

 

Binh a été touchée, elle aussi, par Subterfurges parce qu'elle révèle la cruauté du destin, un mélange de Maupassant et Joyce Carol Oates. Et par Passion parce qu'elle évoque si bien les erreurs que l'on commet en toute connaissance de cause, sans pouvoir toutefois s'en empêcher; et enfin elle a aimé Hasard où, le temps d'un voyage, tout est possible.

 

Isabelle Sabine a aimé dans Fugitives la complexité des relations entre Carla et Sylvia et son onirisme ainsi que la trilogie pour les mêmes raisons qu'Inès.

 

Toutes les Nénettes ont particulièrement aimé Fugitives, nouvelle augurale, qui à elle seule condense toutes les qualités de l'auteur. Très bien écrites, elles laissent le lecteur avec un sentiment de désespérance et de mélancolie et  explorent avec finesse quelques pans du monde féminin.

 

Alice Munro a reçu le Prix Nobel 2013 pour l'ensemble de son oeuvre féministe.

 

Les Nénettes.

Repost 0
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 18:56

Révélations à la Cour imagesCAVB2LN1.jpg

 

Pour des raisons politiques et diplomatiques, Philippe d'Orléans, Régent de France négocie avec le Roi d'Espagne l'échange de deux jeunes princesses : Louise Elisabeth de Montpensier, douze ans épousera le jeune roi d'Espagne alors que l'infante Ana Maria Victoria, quatre ans, est promise à Louis XV, encore adolescent.

 

Partant de ce fait totalement méconnu, Chantal Thomas révèle ces destinés hors du commun en truffant son roman d'anedoctes pittoresques. Sa force est d'avoir choisi ces petites histoires de la Grande Histoire pour étonner le lecteur et l'instruire.

 

Son écriture volontairement journalistique, neutre et détachée sans jamais adopter les points de vue des protagonistes ne contribue pas à une empathie naturelle. Ce parti pris stylistique a rendu pour certaines la lecture poussive tandis qu'à l'inverse Delphine l'a apprécié pour son second degré. Pour autant nous avons été toutes émues par le sort des deux petites reines.

Autre échange de ressentis des nénettes quant à la fluidité de la lecture: les multiples noms désignant un même personnage nous ont embrouillées au début. Mais ils correspondent à la diversité des gens de cour gravitant autour des enfants ce qui rend plus cruelle encore leur solitude.  

 

Ne vous attendez pas à un roman historique classique car vous suivrez cette étonnante histoire comme un reportage: une plongée au XVIII siècle nourrie par des extraits de documents d'époque qui attestent d'un temps où l'enfance, noble comme miséreuse, n'avait aucun droits.

 

Les Nénettes

 

 

 

Repost 0