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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 20:48

Ne pas oublier, jamais ... 

L'histoire : Cora, est esclave dans une plantation en Géorgie. Sa grand mère est morte en ramassant le coton, sa mère s'est enfuie en laissant sa fillette. Fuyant sa condition et les violences infligées, elle accepte à seize ans de suivre Caesar et tenter de rejoindre les Etats libres du Nord.

Commence alors une cavale éperdue où certains "abolitionnistes" rêvent de remettre les chaînes à l'homme noir, où un chasseur d'esclaves mène une traque toute personnelle ...

L'Histoire : La guerre de Sécession, l'esclavagisme, l'abolitionnisme, le racisme. En 1820 une organisation se met en place dans les états du Nord, "le chemin de fer clandestin", réseau d'entraide aux fuyards qui a réellement existé et s'est matérialisé dans ce roman par une voie ferrée souterraine.

Une belle métaphore que cet "underground railroad", telles ces voies sans lumière, où il n'y a ni gare de départ ni d'arrivée. Le destin de ces hommes et femmes fuyant vers la liberté serait-il sans issue ?

Colson Whitehead nous offre ici un roman intense et bouleversant, qui en plus d'être richement documenté, fait écho aux démons que vit encore l'Amérique.

Je finirais par une réflexion de Cora sur la liberté : "Quel est ce monde qui fait d'une prison vivante votre seul refuge. Était-elle libérée de ses liens ou prise dans leur toile ? Comment décrire le statut d'une fugitive ? (...) Être libre n'était pas une question de chaînes, ni d'espace disponible. ..."

Eveline

 

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 18:53

Un roman qu'on dévore comme on regarde un film qu'on adore !

Cetta quitte l'Italie fuyant la misère et arrive, dans les années 1920, à Long Island avec pour seul bagage son bébé Natale - rebaptisé Christmas par les services d'immigration. Son souhait : que son fils devienne un "vrai américain".

Saga captivante retraçant les parcours de Christmas, ses amis immigrés rêvant de s'intégrer, de Ruth une jeune américaine aisée et de Bill qui choisit la voie du mal.

L'amour de cette mère, de Christmas pour Ruth autant que la haine et la violence rendent ce récit haletant. Sa construction en chapitres dédiés alternativement aux différents protagonistes est addictive.

Ajoutez à cela un passionnant panorama de la naissance de la radio, du cinéma parlant et de l'histoire de l'émigration dans une Amérique où l'intégration se gagnait à coups d'audace, de volonté autant que d'espoir.

On quitte les personnages à regret pour les avoir aimés et aussi parce que l'auteur a peut-être fait le choix de nous laisser imaginer ce que deviendra le lien entre Ruth et Christmas... 

Luca Di Fulvio a la plume d'un cinéaste et "Le gang des rêves" ferait un merveilleux film. Sa lecture en tout cas vous emportera !

Eveline et Inès-Marie

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 11:51

Le coeur n'oublie jamais...

Même quand il est fatigué comme celui de Mary. Au soir de sa vie, elle retourne s'installer sur l'île de Bruny (Nouvelle-Zélande) où elle a vécu avec son mari, le gardien du phare. Au gré de ses confidences au jeune garde forestier -d'abord récalcitrant- et de leurs promenades, elle se remémore son existence tandis qu'un lourd secret refait surface.

L'autre personnage attachant de ce roman est Tom, son fils dont le choix de partir en Antarctique a bouleversé sa vie. Bien que meurtri, ce passionné d'ornithologie reste fasciné par cet ailleurs. Deux rencontres amoureuses vont l'obliger à un nouveau choix!

La beauté des paysages du Cap de Bruny aux étendues polaires accompagnent le récit de ces deux vies : l'une qui souhaite la quitter sereinement et l'autre retrouver un sens à la sienne.

Un roman aux très belles descriptions de la nature qui ne tient pas entièrement ses promesses surtout si l'on a lu "Une vie entre deux océans" (cf critique sur ce blog)

. Un secret vite deviné, une écriture narrative un peu plate (sa traduction?) et un titre qui laissait espérer encore mieux.

Reste un moment de lecture agréable qui fait voyager et une auteure qui sait raconter les êtres qui s'apprivoisent.

Eveline et Inès-Marie

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 14:29

Si vous avez aimé "Mille et une femmes blanches", vous lirez avec bonheur sa suite.

Et aussi d'ailleurs si vous ne l'avez pas lu ou si 17 ans après, vous en avez conservé un bon souvenir mais que les détails se sont effacés. Cela a été mon cas, emportée dans cette aventure riche en événements et émotions.

Dans sa conquête des territoires indiens, le gouvernement américain a mis en place le FBI (Femmes Blanches pour Indiens). Ces femmes, sorties des asiles, prisons ... des Etats dits "civilisés", sont chargées de se reproduire avec les "sauvages" et ainsi de les amener à la civilisation.

Lorsque commence "La vengeance des mères" (mars 1876), les premières arrivantes viennent d'être massacrées avec tout le village de Little Wolf par l'armée. Parmi les rares survivants : deux soeurs irlandaises Margaret et Susan qui jurent de se venger.

Une seconde "livraison" de femmes est pourtant prévue et c'est leurs aventures conjointes à celles de cette tribu que racontent les carnets de Margaret, Susan et de Molly. Cette dernière découvrant avec ses compagnes le mode de vie des arapahos et des cheyennes.

Un roman sans temps morts puisqu'il mêle le récit des aventures de la tribu et de sa lutte contre les blancs, des relations qui se nouent entre les différents protagonistes mais aussi des histoires passées de chaque femme.

Jim Fergus a retrouvé intacte sa révolte face à l'Histoire d'un génocide programmé. "La vengeance des mères" est un livre documenté qui alterne des pages épiques (batailles que l'on vit comme un film), émouvantes et de belles descriptions. 

Un roman qu'on ne lâche pas jusqu'à sa fin, promesse d'une suite qui fera la part belle aux croyances et pouvoirs d'un Peuple sacrifié mais pas mort!

Inès-Marie

La photographie de couverture est celle de Pretty Nose, guerrière arapaho qui apparaît dans le roman et qui vécut, après s'être battue dans la bataille de Little Bighorn, jusqu'à cent deux ans dans la réserve de Wind River.

Roman traduit par Jean-Luc Piningre.

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 14:33

Quelques années après le décès de sa femme et son déménagement à Rome, le héros de "Chaos Calme", Pietro, vit une journée cauchemardesque, à l'issue de laquelle il se retrouve fugitif, sans permis, sans voiture, sans téléphone portable  et sans nouvelles de sa fille...

J'avais adoré à l'époque le roman "Chaos calme". C'est avec plaisir que j'ai retrouvé ce personnage attachant, sensible, volubile. 

Les 2/3 du roman se lisent avec beaucoup de plaisir. Les évènements s’enchaînent, parsemés d'anecdotes digressives, caractéristiques du style narratif de l'auteur. C'est déjà un tour de force que de nous arrimer dans des aventures un peu foutraques, alors qu'on sent bien que c'est très construit ! Un peu comme si on se retrouvait avec des cousins éloignés des héros des frères Cohen version Italie moderne…  

Et puis, sans qu'on y prenne garde, le livre entame, dans ses derniers chapitres, un tour inattendu. Au travers de quelques pages, d’une intensité qui serre le cœur et appelle les larmes. Pietro se découvre avec courage et stupeur, et cette recherche existentialiste crue m’a bouleversée. Alors, chaque personnage, se livre et se découvre,  et c'est d'une vérité sublime.

Je pense qu'il faut avoir lu "Chaos calme"  pour appréhender toute la richesse de ce roman, parce que les liens sont permanents, et se confirment dans le final.

Un magnifique roman, qui prend toute sa place dans l'Europe d'aujourd’hui.

 

Binh

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 16:26
Mr Mercedes et Carnets noirs*** de Stephen King

Quand le Maître du fantastique met son art au service du roman policier, force est de constater que peu importe le genre, il reste un conteur hors pair!

Mr Mercedes

Dans le froid de l'aube, une foule de chômeurs attend l'ouverture d'un Salon de l'emploi. Surgit une Mercedes qui fonce sur elle. A son volant un psychopathe qui, un an plus tard, écrit à Bill Hodges -policier à la retraite. Dès lors, ce dernier n'a de cesse que de retrouver celui qui fomente déjà un autre crime plus sanglant encore. Entre le policier déprimé et le tueur névrosé (pour ne pas dire complètement taré!) s'engage une course poursuite entre le Bien et le Mal.

A la trame policière, S King mêle avec tout le talent qu'on lui connaît, des histoires d'amitié et d'amour, des scènes crues, une plongée dans la folie doublées de réflexions sur l'Amérique actuelle.

Le récit rythmé et marqué de rebondissements (comme la cadence d'un moteur surpuissant qui s'emballerait) ne cesse d'accélérer jusqu'à une fin magistrale!

Carnets noirs

Ce n'est pas une simple suite de Mr Mercedes. Si on y retrouve -tardivement- certains de ses personnages dont Bill Hodges et ses accolytes, il y a du "Misery" dans ces Carnets et de quoi combler les fans de Stephen King. S'éloignant d'ailleurs du Policier, il aborde des thèmes qui lui sont chers.

Morris Bellamy lecteur assidu des aventures de Jimmy Gold est rendu fou de rage par la disparition de son héros. Il assassine l'auteur et dissimule son butin composé d'une forte somme mais surtout de carnets noirs jamais publiés par l'écrivain. Emprisonné, il pense en reprendre possession à sa sortie de prison. Mais rien ne se passe comme prévu...

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman y retrouvant ce que j'admire chez S King : son amour de la littérature et son don pour raconter les peurs de l'enfance. Les deux personnages principaux, Morris et Peter ont en commun leur passion pour la lecture et leur solitude face à la vie.

La tension monte inexorablement et l'ultime chapitre après nous avoir fait trembler de peur nous laisse remplis d'impatience : "Carnets noirs" étant le deuxième tome d'une trilogie. Vivement la parution en France du dernier récit !

Inès-Marie

Mr Mercedes et Carnets noirs*** de Stephen King
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:06
Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman *** de Kerry Hudson

La naissance de Janie Ryan se passe dans la douleur et les insultes, dans la misère la plus totale. Sa maman est fille-mère, sa grand mère alcoolo accro au bingo, son oncle junkie.

Depuis sa naissance, Janie, la narratrice, nous embarque dans sa vie, errances d'hôtels crasseux en bed and breakfasts sordides (d'où sa mère part bien souvent "à la cloche"), files d'attente pour toucher une maigre allocation vite mangée et/ou bue, beaux pères de passage, violents, drogués et alcooliques (ne rayer aucune mention).

Dans un décor de carcasses de voitures brûlées, de terrains vagues jonchés de seringues usagées, ça pue le tabac froid, la couche souillée et la sueur rance, mais jamais il ne manque l'amour de sa mère, une maman qui malgré ses errances et ses déviances tâche de faire de son mieux. "Je cessai de pleurer, lui fis cadeau d'un nouveau sourire vague et compris pour la première fois qu'elle était ma mère et que, à partir de cette nuit, c'était nous contre le reste du monde."

Une histoire éprouvante certes, sans concessions jamais, cependant sans apitoiement et non avec un certain humour, puisque Janie raconte ses premières années avec son regard et ses mots d'enfant, puis d'adolescente.

Pour son premier roman K. Hudson nous secoue, nous dérange, nous happe.

J'espère que vous aimerez autant que moi,

Eveline

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 23:50
La pension Eva ** de Andrea Camilleri

En Sicile, dans les années 40, Nenè est un jeune garçon très curieux, fasciné par une belle maison dont la plaque dorée fixée sur le mur indique "Pension Eva". Ce lieu est emprunt de mystère et d'un parfum de souffre, y vivent des femmes dévêtues que des hommes viennent "visiter" le soir. Une cousine jouant au docteur avec lui dans le grenier familial l'éclairant sur le sujet, Nenè voudra bien vite fréquenter la pension.

Sous fond de guerre et de bombardements, le jeune homme découvre dans ce bordel un univers joyeux, sensuel, et curieusement pieux, ainsi que les récits drôles et les miracles narrés par ces dames, sous la houlette de la Signura Flora.

Un roman truculent, pittoresque, tendre et réaliste (la pension Eva a réellement existé), entaché pour moi par une traduction laborieuse, apparemment voulue par l'auteur. Le patois sicilien doit être agréable dans le texte original, mais les "rin de rin", "passque", "querque", et autre "s'aprésenter" ... m'ont un peu gâché le plaisir, sanctionné d'une *.

Eveline

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 17:30
L'oubli**** de Emma Healey

Maud a des bouts de papier plein les poches, un simple mot, un numéro de téléphone, ... Dont ce message : "Elisabeth a disparu", qui revient comme un leitmotiv, tous écrits de sa main. Seulement, Maud, si elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots, sait qu'elle n'a pas vu son amie Elisabeth depuis longtemps.

Il faut dire que Maud oublie beaucoup de choses ... Elle oublie la date et l'heure qu'il est, elle oublie si elle a mangé, si sa fille est venue la voir ...

Il lui reste sa "mémoire en papiers" comme elle l'appelle, pour rechercher son amie. Malgré les sourires entendus et la façon dont la traite son entourage, comme une enfant alors qu'elle est septuagénaire.

Parce que si Maud oublie son présent, elle se souvient de la disparition jamais élucidée de sa sœur aînée il y a plus de cinquante ans. A travers son "enquête" pour savoir ce qui est arrivé à son amie, elle espère lever le voile sur ce qui est arrivé à sa sœur, dans une sorte de transfert.

Le passé et le présent se confondent dans la tête de Maud, dans un suspens qui nous tient en haleine, jusqu'au dénouement final.

Jamais le mot "Alzheimer" n'est prononcé dans ce premier roman de E Healey, écrit à la première personne, ce qui nous fait ressentir une très grande compassion et une empathie infinie pour Maud, vivant avec elle ses doutes et ses souffrances, perdant avec elle nos repères. Bouleversant.

Eveline

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 11:38
Syngué sabour (Pierre de patience)*** de Atiq Rahimi

Dans la mythologie perse, la "syngue sabour" est une pierre magique à qui l'on confie tous ses secrets les plus profonds (et les plus inavouables). La pierre absorbe comme une éponge jusqu'à ce qu'elle éclate, et, ce jour là, on est délivré.

Une femme, un homme (appelés la femme et l'homme), dans un pays islamiste, en guerre.

L'homme est un combattant du Djihad, blessé grièvement, réduit à un état végétatif, ne pouvant ni bouger, ni se nourrir, encore moins parler ou répondre.

La femme est son épouse, changeant la perfusion, tenant les enfants à l'écart, priant en égrenant son chapelet, suivant les conseils du Mollah.

Et puis la fatigue, le manque de tout, les tirs qui se rapprochent, la peur, ce face à face avec l'homme, fait que la femme tout doucement se rapproche de la folie et "utilise" son époux comme d'une "syngue sabour" au mépris de toute retenue et de toute prudence.

Un huis-clos terrible, un récit rythmé, mêlant phrases courtes et monologues, la place de la Femme dans ces pays régis par des lois faites par des hommes, pour les hommes.

Atiq Rahimi a réalisé un film éponyme de son livre en 2013.

Eveline

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