Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Critiques de nénettes on net
  • Critiques de nénettes on net
  • : Bienvenue à toutes les nénettes passionnées de bouquins
  • Contact

Codes des nénettes

Cotes d'amour :
¤ Pas du tout, * Peu
** Bien *** Beaucoup,
**** Énormément, ***** Passionnément


RECHERCHE : ENTREZ UN MOT-CLE (auteur, titre...) 

         

Bienvenue chez les Nénettes

 

    images-copie-1   

Bonne visite du blog

 

 

Merci de donner votre avis en cliquant sur écrire un commentaire. Nous serons ravies d'échanger avec vous. 

5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 18:42

Une anti passion!

51Dj4oXHSHL._SL160_.jpg

 

Mamah Borthwick, professeure de langue, épouse à la fin du XIX siècle Edwin Cheney. Ce mariage de raison, elle a déjà trente ans, voit naître rapidement deux enfants et, à cette occasion, Ed souhaite offrir à Mamah une maison où la famille pourra s'aggrandir et s'épanouir.

En 1903, il confie la construction à un des architectes les plus brillants de sa génération: Frank Lloyd Wright. Sachant sa femme, plus cultivée et plus imaginative que lui, il laissera le soin à cette dernière de dessiner les plan de leur futur foyer avec Wright sur le modèle des maisons "de la prairie".

(Il faut consulter le travail de Frank Lloyd Wright sur Internet!)

De cette collaboration va naître un amour puissant qui nourrira Wright pour le reste de sa vie. Mamah et Frank quittent leur famille mais leurs conjoints respectifs refusent de divorcer.

Durant les onze années qui vont suivre, le couple illégitime, connaîtra tous les tourments y compris en Europe où les amants tentent de trouver refuge et inspiration.

On apprend, grâce à ce roman, que la presse à scandale est déjà très virulente en Amérique à cette époque.

Mamah, femme moderne et libre, parviendra tout de même à partager dix de la vie du seul homme qu'elle aimera, obtiendra le divorce et deviendra la traductrice américaine d'une des premières féministes de l'histoire: la philosophe suédoise Ellen Key.

Mais la liberté a un prix, si toutefois elle existe, et pour Mamah et sa famille, il sera très élevé!

 

Isabelle-Sabine

 

 

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 23:44

Un livre à la facture banale, mais qui nous embarque, presque à notre insu...

 

Emma et Dexter passent ensemble la nuit de leur diplôme d'université... et se quittent aussitôt... Ils resteront liés, à distance, en se croisant parfois durant des années, partageant confidences, jalousies et désaccords.

514Gynau3XL._SL500_AA300_.jpg 

 

Certes, le ton est d'entrée un peu banal, et on sent la comédie romantique à plein nez...

Les personnages sont presque caricaturaux (l'artiste bohème et rêveuse, le garçon de bonne famille qui va se perdre dans le monde cruel et superficiel de la télé...), et puis, tout doucement, comme pour récompenser ceux qui ont persévéré, l'intérêt vient poindre son nez... Sur une dizaine d'années, les positions se font et se défont, les vies se construisent, parfois dans la joie, les déceptions, mais, finalement, toujours surprenantes ou inattendues.
     

C'est un livre qui devrait se lire avec bienveillance, un soir de grande fatigue, ou au bord de la plage en séchant sur se serviette, pour se détendre les neurones, et se faire du bien. Plutôt un livre de filles, donc, mais pas trop idiot, et assez subtil quand même. 


Binh

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 22:58

3 intrigues pour le prix d'1 : ou comment Deon Meyer nous gâte, nous épate, dans son meilleur roman. 9782021054149.jpg

 

 

Une femme au foyer  qui cherche à reprendre son destin en mains, un archéologue, une orpheline-aventurière, un garde du corps/agent de sécurité, un trafic de diamants, la protection des rhinocéros, la montée de l'islamisme, un flic devenu détective privé enquêtant sur la disparition d'un employé modèle....

 

 

J'ai lu consciencieusement tous les romans policier de Deon Mayer depuis le premier. J'ai donc toujours été  fan de ses histoires halentantes, rugueuses, toujours ancrés dans la société sud africaine d'aujourd'hui.

Mais alors là!!!! Quelle surprise! Quelle maîtrise !!!

Deon MEYER passe sans conteste un cap (c'est le cas de le dire!!!!) avec ce roman volumineux, bien au-delà d'un simple polar, et dont on ne laisserait pas une miette...

Construite de façon méticuleuse et magistrale autour de 3 parties distinctes ayant chacune leur personnage principal (dont 2 sont des héros récurrents de Meyer  : Matt Joubert l'ex-flic et Lemmer, le garde du corps), l'intrigue est tout d'abord originale, ne serait-ce que par le fait que les 3 personnages ne se croiseront jamais... tout en vivant chacun un bout de la même aventure ;  celle-ci prenant racine dans l'Afrique du Sud, sa violence, ses paysages et ses sectarismes, pour trouver des prolongements plus larges dans l'actualité mondiale.

Pas de dénouement alambiqué donc pour justifier la rencontre finale, tel un roman choral, chacun en prendra acte,laissant le lecteur époustouflé par tant de maestria.

Deon MEYER parvient en même temps à nous tenir en haleine, chaque histoire ayant son propre intérêt (très instructif), son propre suspense, son dénouement implacable, mais aussi à relancer notre curiosité au démarrage de chaque partie.. toujours plus fort!

J'ai dévoré ce livre, et vous le conseille vivement.... 

 

Pour un voyage dépaysant, rocambolesque, au cours duquel vous croiserez des personnages souvent attachants, parfois cruels, souvent malins, mais rarement chanceux...

 

Binh

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 16:23

Un livre qu'on dévore du début à la fin !avant-daller-dormir.jpg

 

Suite à un traumatisme, Christine perd la mémoire. Elle se réveille tous les matins sans aucun souvenir de ce qui a pu lui arriver pendant une vingtaine d'années. Quelque chose a effacé sa mémoire. Elle ne sait pas si elle peut faire confiance à l'homme qui partage sa vie ni au médecin qui la soigne ou à sa meilleure amie qui, un jour, l'a abandonnée. Elle ne se reconnaît pas dans la glace, elle a vieilli, ses mains, son visage et son corps sont marqués par le temps, par l'âge alors que dans sa tête, elle n'a que vingt ans. Que s'est-il passé ?

 

Ed. Nash, docteur en neuropsychologie prend contact avec elle et lui conseille de tenir un journal dans lequel elle doit noter ce qu'elle fait au quotidien et les moindres souvenirs qui surgissent de temps à temps. C'est ce qui va lui permettre de garder un lien avec les différents évènements et de mener sa propre enquête afin de trouver la vérité qui s'avèrera cruelle.

Sur la première page de son journal, elle écrit : " Ne pas faire confiance à Ben," son mari...

 

Une histoire incroyable mais qui n'est pas impossible. Un suspense qui monte en puissance tout le long du récit. On vit avec Christine sa peur, ses angoisses, le noeud dans le ventre ; on admire son courage et sa détermination dans cette quête de la vérité.

 

Un livre dont la lecture est facile et que je vous conseille vivement. Mais attention, si vous le prenez "avant d'aller dormir" car on ne le lâche plus et c'est l'insomnie assurée ! D'ailleurs, pas besoin de café car on a les nerfs à vif même après avoir fermé le roman de S.J.Watson!

 

 

Dolly

 

 

 

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:10

Si loin, si proche...kennedy.jpg

 

Cela faisait assez longtemps qu'un auteur ne s'était pas intéressé à la RDA.

Dans ce long roman Douglas Kennedy nous replonge dans une époque pas si lointaine où l'humanité a risqué de se perdre chaque jour et où les stigmates de la Seconde Guerre mondiale n'en finissaient pas de la faire saigner.

Ce roman traite d'amour et d'espionnage, mais Kennedy n'est pas Le Carré. C'est donc davantage d'amour qu'il s'agit ici et de la façon implacable dont on cherchera à le détruire. L'auteur a également eu la bonne idée de situer son action, non pas dans les années 60 ou 70 (ils sont pléthore à l'avoir fait), mais à quatre ans seulement de la chute du Mur, rendant le contraste entre l'Est et l'Ouest encore plus violent et les méthodes stalinistes encore plus surréalistes.

Les déambulations dans un Berlin comme jamais plus on ne le verra, nous rappellent nos cours d'histoire et les films des années 80 et nous font réaliser qu'on a déjà oublié tout ça. Good bye Lenin, Al qaida t'a volé la vedette!

Nous avons déjà oublié qu'une seule génération nous sépare de cette période, et que, dans l'Allemagne réunifiée, beaucoup de Petra et de Thomas ont vieilli meurtris de n'avoir pas eu le droit de vivre, ni d'aimer.

Isabelle-Sabine

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:27

Complexe-d-Icare.jpgLa part féminine de D.H Lawrence, d'Henry Miller et peut-être même de Woody Allen...

     

D.H Lawrence parce que de nombreuses fois cité par l'auteur; Henry Miller par ce qu'il préfaça le roman se sentant proche d'Erica Jong pour sa totale sincérité et sa volonté de présenter une image intégrale de la femme ainsi qu'il le fit de l'homme; et enfin Woody Allen parce qu'Isadora est née dans une famille juive new-yorkaise artiste et un peu folle dont elle perpétue les nombreuses névroses bien qu'en thérapie depuis quinze ans et mariée à un psychanalyste (nul n'est prophète en son pays!).

 

Le "Complexe d'Icare" c'est la peur de l'avion (le titre original est: Fear of flying) mais on découvre le second sens de ce titre à la fin du roman:

"Je rêvais de me perdre dans un homme, d'y oublier mon moi, d'être transportée en paradis sur des ailes d'emprunt. Isadora Icare-voilà comment j'aurais dû m'appeler. Les ailes d'emprunt fondent toujours quand on en a le plus besoin. Au fond, ce qu'il me fallait, c'était arriver à avoir mes ailes à moi."

 

L'héroïne se retrouve en Autriche pour rédiger un article sur le premier Congrès International de Psychanalyse organisé sur la terre natale du "Père" depuis la seconde guerre mondiale! Elle y accompagne son second mari, Bennet (le premier ayant été interné quelques années plus tôt) qui doit y donner une conférence à l'instar de ses pairs. Là, elle tombe en pamoison devant un autre psychanalyste (sauvage, à la Groddeck), Adrian, un anglais! Celui-ci l'enlève en plein milieu du Congrès, l'entraîne dans un périple psychanalyquement enrichissant (roman d'appentissage-road movie) mais sexuellement déprimant, pour mieux l'abandonner à Paris parce qu'il doit retrouver femme et enfants pour des vacances en Bretagne! Rien de nouveau sous le soleil...

 

Si l'on sait que ce roman fut publié en 1973, on comprend rapidement qu'avoir ses propres ailes n'allait pas de soi pour les jeunes femmes de l'époque fussent-elles américaines! Isadora Wing avatar d'Erica Jong est une jeune universitaire qui est certainement capable de penser par elle même mais qui ne le fait pas délibéremment. Idem pour son corps, sans cesse échauffé par le désir, mais qu'elle n'a pas encore totalement fait sien notamment parce qu'elle prend douloureusement conscience que l'initiative ne peut toujours pas être l'apanage des femmes, sa passion rendant (par exemple) son dernier amant, Adrian donc, totalement impuissant!

 

Isadora est donc une figure de la première transition radicale vers le féminisme qui survint plus tôt aux Etats Unis qu'en Europe et qui eut pour effet, ce que l'on appela "la libération des femmes".  L'histoire assez simple, en fin de compte, montre ô combien cela est difficile et le plus troublant c'est qu'il en est  toujours ainsi, on peut même se demander si notre condition n'a pas même re-commencer à regresser?

 

Ne pas terminer l'article sans rendre hommage à l'humour irrésistible d'Erica Jong!

 

Isabelle-Sabine

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 08:42

Hommage... 6a00d83451bcff69e20120a72444aa970b-300wi.jpg

Il était grand temps de faire partager aux rédacteurs et aux lecteurs de ce blog cette passion (facilement avouable) pour l'écriture d'Auster. Il est ,en effet, de ces écrivains qui vous font réaliser que si vous aviez eu du talent, vous auriez voulu écrire cela comme ça, ni plus, ni moins, comme si deux esprits s'étaient soudain synchronisés. Il est de ces écrivains qui vous sauvent, car, grâce à eux, même dans les pires moments, vous n'êtes pas seul(e): tous ses personnages, sa ville deviennent votre univers mental. Indéniablement, il est rare d'éprouver cela. De plus, Auster est généreux à défaut d'être immortel. Heureusement donc, il écrit beaucoup mais il faut se donner du mal pour faire le tour de son oeuvre, eh oui, certain écrivains ont encore du style et une envie irrésistible de jouer avec les schémas narratifs. Auster se mérite, se lit et se relit, cela aussi est rare. Voilà, c'est dit!

 

Invisible maintenant.

Il s'agit ici de l'avant dernier opus, le dernier vient de sortir en librairie (Sunset Park). New-York-Paris:1967-1997, un héros: Adam (un des nombreux avatars d'Auster), un homme mystérieux et angoissant: Rudolph et quelques muses...

"Invisible" exploite plusieurs possibilités données aux hommes et aux choses de devenir invisibles tout en n'ayant pas vraiment disparu. Chez Auster, plusieurs strates de l'histoire se superposent, plusieurs points de vue sont adoptés de façon à ce que l'on ne sache jamais de façon sûre lequel il faut suivre pour connaître la "vraie histoire", jusqu'à en oublier qu'il s'agit d'une fiction.

Auster exploite avec brio la technique des possibles narratifs y mêlant des motifs récurrents dans son oeuvre bien que sans cesse revisités. L'auteur glisse subrepticement des indices dans le récit pour aider notre progression dans le labyrinthe,le centre,cette fois, est Paris, probablement un clin d'oeil aux années qu'il y passa lorsqu'il était étudiant et qui font de lui aujourd'hui un traducteur de choix de la poésie française(1850-1960). Enfin, chaque oeuvre d'Auster est un essai,dissimulé dans la narration, sur l'acte d'écriture et sur l'inspiration. Impossible de raconter même brièvement "Invisible" comme aucun des précédents romans d'ailleurs, cette particularité fait d'Auster un cas à part dans la littérature contemporaine!

 

Isabelle-Sabine



Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:11

Catherine Millet, sors de ce corps!!! 9782742791071.jpg

 

Rena Greenblatt, artiste photographe et reporter, fille d'une avocate féministe et d'un père psychanalyste, soeur d'un frère incestueux qui l'initie très tôt à la sodomie et autres réjouissances, amante d'un collègue de son père à l'âge de 15 ans (relation cautionnée par le dit père pour couvrir son adultère avec une bombe à peine plus vieille que sa fille), veuve et divorcée, vivant une relation compliquée avec un homme plus jeune qu'elle... eh oui, c'est super lourd... décide d'aller passer une semaine de vacances avec son père et sa belle-mère, archétype de la gourde nord-américaine qui aurait pu jouer dans "Amour, Gloire et Beauté", à Florence.

 

Malheureusement la ballade toscane s'avère décevante parce qu'on découvre que le père est gravement malade et que la belle mère se fout pas mal de la Renaissance et préfère manger! C'est vrai qu'en Toscane on peut aussi faire ça?!

 

A noter: quelques passages intéressants notamment dans des lits (ça peut toujours servir si on est un peu à court d'imagination), lors d'un hébergement chez l'habitant dans la Toscane profonde ou de descriptions de Florence mais bon, d'un point de vue introspectif (on a même un avatar de Diane Arbus en Subra: amie imaginaire de l'héroïne) comme d'un point de vue narratif c'est la claque après le magistral "Lignes de faille" ou encore le très intéressant "Instrument des ténèbres".

 

Bref, il arrive parfois qu'on se jette dans un roman par fidélité à son auteur, alors les grands discours sur la fidélité...

 

Isabelle-Sabine

 

 

 

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 17:57

Un conte philosophique sur les relations Afrique/Occident... ou une aventure humaine un peu plate et facile?


Un médecin allemand, dont la femme vient de se suicider, accompagne un ami dans une mission humanitaire en Afrique. Ils se font tous les 2 enlever par une faction terroriste locale. Ils vont découvrir dans leur enfermement des aspects insoupçonnés de l'Afrique, et aussi, en apprendre bien plus sur eux-mêmes...

 

J'avais beaucoup beaucoup aimé l'Attentat,  il y a quelques années, du même auteur, et suite 51-ewMtSDZL._SL500_AA300_.jpgà une interview radio, j'étais impatiente de me plonger dans cette histoire, qui promettait beaucoup sur la confrontation Occident/Afrique.

 

Si le démarrage tient toutes ses promesses (l'enlèvement, les conditions d'enfermement des otages, les portraits des geôliers, l'incertitude au quotidien), les autres parties du livre, que je ne dévoilerai pas, par respect pour les éventuelles futures lectrices/lecteurs, sont bien plus plates et sans surprise.

Beaucoup de grands sentiments et de grandes envolées, pas mal d'évidences et de facilités, aussi.

Je n'ai pas retrouvé non plus ce qui se profilait dans l'interview radiophonique de l'auteur, la confrontation entre les logiques occidentales et le sens de la vie, côté africain. 

 

J'ai toutefois été émue par quelques moments, dont une odyssée épique et terrible en compagnie de réfugiés de camps, isolés en plein désert, avec un questionnement sur l'origine du courage, de l'abnégation de ces populations, éternellement miséreuses et chassées de toutes parts.

 

J'avoue enfin que la fin m'a paru totalement inintéressante, à la limite de l'eau de rose. Mais ça doit être mon côté cynique qui s'exprime ici....        

 

Binh

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 14:29

Cette critique à quatre mains est le fruit de la rencontre souhaitée et organisée par Simone de la librairie Saint Pierre avec l'auteur, à Senlis le 14 septembre.marie-blanche.jpg

 

Lire ce livre, c'est remonter aux origines de Jim Fergus, auteur américain dont la grand-mère Renée a vécu à la Borne Blanche dans l'Oise. Cette saga familiale commence avec sa naissance en juillet 1899 et raconte la douloureuse descente aux enfers de sa fille Marie Blanche.

 

Accompagner l'auteur dans ce roman autobiographique, c'est remonter aux origines du mal de sa mère Marie Blanche qui, au soir de sa vie, aura ces mots : " De toute façon, le vrai récit de nos existences ne commence pas à la naissance, non, il faut remonter bien plus loin, prendre à contre-courant le fleuve ombilical, jusqu'à la source maternelle qui, liant les générations, nous nourrit et, avec les blessures, nous inocule les blessures familiales."

 

Le roman alterne les chapitres consacrés tantôt à l'une, tantôt à l'autre. Pour la première, l'auteur est l'observateur fasciné (à la 3ème personne) par la vie épique de cette femme dont l'histoire se fond avec celle d'un occident décadent depuis la France jusqu'aux Empires coloniaux en passant par Chicago. Renée incapable d'aimer, notamment ses enfants, vouera toute sa vie une passion incestueuse pour l'oncle Gabriel (personnage monstrueux à bien des égards !) Pour la seconde, Jim Fergus est un narrateur impliqué (à la 1ère personne) puisqu'il écrit à partir du journal intime, des entretiens de sa mère avec un psychiatre et de ses propres souvenirs d'enfance.

Cette structure ne fait pas d'emblée de Marie Blanche, le personnage central (contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre) et permet au lecteur d'hésiter entre fascination, dégoût, empathie, sans jamais se lasser alors que le livre fait 600 pages. Il faut dire que le romancier a déjà prouvé, avec "Mille femmes blanches," son don pour parler le langage des femmes.

 

C'est un livre passionnant car comme toute saga, il permet de mettre en lumière les liens ténus de cause à effet dans les destinées sans hasard de ses personnages.

Il est perturbant parce que ses protagonistes sont "border line" et impudiques. Et enfin émouvant, nous renvoyant à nos peurs, nos histoires, nos propres félures...

 

Ce qui est éclairé par notre rencontre avec Jim Fergus, veuf touchant et sincère, c'est que s'il a su faire le deuil de la femme aimée, il reste à jamais l'orphelin de Marie Blanche.

 

 

Isabelle Sabine et Inès-Marie

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article