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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 15:35

Savourer le présent : le bonheur peut s'envoler comme les ailes du papillon.

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Alice Howland, docteur en psychlogie cognitive, titulaire d'une chaise à Harvard, mère de trois enfants, cinquante ans est atteinte d'Alzheimer. Ce démon qui attaque l'esprit  et déconnecte les synapses du cerveau pour transformer une personne intelligente en un être ridicule, aliéné et grotesque. "Le diagnostic est une marque au fer rouge."


Du jour au lendemain, la vie d'Alice est transformée. Elle perd ses repères, sa perception de l'espace est décalée. Elle n'aime plus les dîners avec les amis qui "jonglent entre pitié et les sourires forcés." Mais elle veut se battre, faire face à la maladie. Elle créé un groupe de soutien aux personnes atteintes de "démence présénile." Alice ne supporte plus qu'on parle d'elle à la troisième personne. Elle a envie de dire des choses, de prendre des décisions mais "ses pensées mettent trop de temps à atteindre ses lèvres, à croire qu'elles devraient traverser une couche de plusieurs kilomètres de limon" pour finir par se noyer en chemin.


Lisa Genova, docteur en neuroscience signe son premier roman basé sur des recherches scientifiques et des témoignages de personnes atteintes d'Alzheimer. L'histoire d'Alice m'a beaucoup touchée. Cette femme de tête n'a jamais pensé tomber si bas ; se retrouver dans la cuisine de ses voisins à vider leurs placards ou se battre avec un slip le prenant pour un soutien gorge... S'il y a une maladie qui me fait peur, c'est bien celle-là !


Ce roman, mis à part son aspect pédagogique, est une leçon d'humanité, d'amour (Alice a la chance d'être bien entourée) et de courage. En effet, "intellectuellement vidée", elle veut profiter de la moindre seconde chaque jour. Pour elle : "cette journée s'envolera de mon esprit, mais ça ne signifie pas qu'elle n'aura pas compté."

 

Dolly

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 12:59

Desesperate housewives à la sauce anglaise !l a502767d4b42495cba87bb0154d13057


Ce roman s'ouvre sous une pluie diluvienne et avec la gueule de bois de Juliet insatisfaite de sa soirée de la veille. Il se ferme 300 pages plus tard sur l'ivresse non moins amère de Christine qui a réuni autour de sa table certains protagonistes. Entre les deux, 24 heures de la vie de femmes de ce quartier résidentiel anglais.


Un récit doux-aigre qui nous fait pénétrer dans les foyers de plusieurs couples, les pensées d'autant de femmes frustrées que leur vie de mère et d'épouse ne comblent pas. Que sont devenus leurs rêves ? Le regard distancié qu'elles portent sur leur existence renvoie la lectrice à ses propres déceptions. Il permettra à celles qui sont heureuses de savourer l'équilibre qu'elles ont su trouver. Pour les autres, il ne manquera pas de provoquer des échos en elles. Pour ma part, des réflexions m'ont semblé fort justes ! Un exemple anecdotique, lorsque Stéphanie affirme qu'être enceinte, c'est comme marcher dans la rue avec un écriteau "je baise" au dessus de la tête, je n'ai pu m'empêcher de sourire et de reconnaitre l'avoir déjà pensé !


Le tour de force du style de Rachel Cusk est une mise à distance quasi scientifique dans ses descriptions. En effet, si la narration est introspective puisque nous partageons les pensées de ces femmes, il y a des passages frappants où l'on a l'impression de s'élever au-dessus des habitants et d'observer une fourmilière humaine. Le parc qui se remplit de promeneurs, de mères et leur poussette... puis se vide au même rythme. La masse reproduisant des automatismes sociaux qui s'entrechoquent avec les désirs frustrés de chaque individu.


Le constat n'est pas très positif, ni très joyeux mais les portraits sont fort bien brossés. J'ai pensé à "L'élégance des veuves" avec ces mères qui transfèrent leur âme dans leur progéniture, au film "Les noces rebelles" pour la mort des rêves que dévore le mariage.

À lire, si l'on est suffisamment armées pour admettre que les rapports humains compliqués par les faux semblants, la routine du quotidien et la réalisation personnelle au sein du couple sont des combats dont on peut sortir victorieuses contrairement à ces héroïnes !

 

Inès-Marie

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 14:13

Classique, pudique mais jamais ringard ni mièvre...histoire-d-un-mariage.jpg

 

Cette histoire qui semble si simple et convenu se passe dans les années 50 en Amérique. Pearlie retrouve son amour d'enfance et se marie avec lui sans connaître ses années d'armée et ses premiers amours. Elle n'écoute pas les mises en garde de ses tantes et se consacre pleinement à sa vie de femme et de mère avec un bonheur en corrélation avec l'époque. 4 ans plus tard apparaît Charles Drumer...

 

Des surprises vont pimenter progressivement ce livre intimiste. L'air est rétro, un peu jazzy. Tout le livre est en nuance et en retenue. Jamais de questions ou de récriminations dans ce couple, l'héroîne ne cherche pas la vérité, elle la subit. L'auteur de la même façon va nous décrire cette société sans jugement ni condamnation, à chacun avec son histoire de réagir... de détecter les signes et les ambiances. Et de détruire peu à peu beaucoup de préjugés.

 

Suspens réussi pour une fin qui confirme que nous ne connaissons jamais vraiment l'autre.

 

Caro

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 09:44

Famille je vous hais...

 

9782070785049Gill, quinqua désabusée qui ne vit plus guère qu'à travers ses deux filles, apprend par un glacial après midi d'automne la mort de sa tante Rosamond dont elle est l'exécutrice testamentaire. Ce décès la ramène dans le Shropshire, fief ancestral, où elle doit, en autres, vider la maison de Rosamond.

Première découverte: Rosamond s'est probablement suicidée.

Deuxième découverte: Rosamond a laissé un lot de cassettes audio et vingt photographies destinées à une certaine Imogen.

Désormais Gill doit impérativement retrouver Imogen, tâche qui s'avère extrêmement difficile.

Elle va devoir se plonger dans le passé obscur de certains membres de sa famille.

La pluie avant qu'elle tombe est avant tout un roman de femmes ( à ce titre J.Coe à l'instar de Douglas Kennedy ou encore Michaël Cunningham maîtrise parfaitement l'art d'écrire as a woman) : Gill, Rosamond, Rebecca, Ruth, Ivy, Beatrix, Thea, Imogen... le roman d'une femme pleine d'amour en mal d'enfant et de plusieurs femmes qui n'auraient jamais dû être mères.

 

Ce roman nous dit que le bonheur n'existe pas, qu'il n'est qu'une quête pas un but. Il n'est que ce que nous en imaginons.

 

"- Eh bien moi, j'aime la pluie avant qu'elle tombe.

- Tu sais ma chérie, avant qu'elle tombe, ce n'est pas vraiment de la pluie [...] Tu comprends, ça n'existe pas, la pluie avant qu'elle tombe, sinon ça n'est pas de la pluie.

- Bien sûr que ça n'existe pas, elle a dit. C'est bien pour  ça que c'est ma préférée. Une chose n'a pas besoin d'exister pour rendre les gens heureux, pas vrai?"

 

Sa fin nous apprend quelque chose de surprenant et de précieux!

 

Isabelle

 

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:21

 Le nouveau roman de J. Boyden, magnifique, toujours dans l'univers des Indiens canadiens d'aujourd'huiboyden.jpg

 

Dans le Canada d'aujourd'hui, des événements tragiques traversent une famille d'Indiens. L'histoire suit 2 personnages principaux : une jeune fille partie à la recherche de sa soeur au travers des grandes villes d'Amérique du Nord et revenue au chevet de son vieil oncle, dans le coma, au coeur d'une histoire de violence et de haine.

J'ai retrouvé avec bonheur l'univers âpre, exalté, violent, aimant, de Joseph Boyden, après le choc que fut pour moi "Le chemin de âmes" (un roman sublime, magnifique) et "Un peu plus au Nord", son premier livre, un recueil de nouvelles (beau, mais désespéré).

Au travers de l'histoire, assez tragique quand même, on retrouve cette société si particulière des Indiens d'aujourd'hui, vue par J. Boyden qui en est issu : et notamment les "anciens", qui ont vécu la transition entre la vie traditionnelle (la vie de trappeur dans la nature alternée avec la vie en famille, le nomadisme, les rites ancestraux) et l'entrée forcée dans la vie moderne, poussée par les "Blancs" : l'obligation de scolariser les enfants dans des internats, la difficulté d'intégration, la dérive de l'alcool...
Mais, au-delà des immenses drames qui traversent la vie de ses personnages,et qui vous serrent le coeur à la lecture, ce que l'on ressent avant tout, c'est la force de l'amour (maternel, filial, amoureux, amical) qui permet de survivre et d'avancer.

Les descriptions des paysages sont magnifiques, on s'y croirait... D'autant que Boyden décrit de façon précise, détaillée la façon dont l'homme parvient, difficilement, à s'adapter et à survivre dans la nature ; et cette adaptation est à la fois technique (tous les gestes quotidiens à accomplir, toute la connaissance de la nature qu'il faut avoir) et physique (comment le corps vit au sein de cette nature).

Même si l'histoire est peut-être un peu moins prenante et moins lyrique que celle du "Chemin des âmes", ce roman nous emporte bien loin, dans un monde inconnu; et c'est déjà beaucoup.

 

Binh

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 12:43

Un roman engagé contre l'apartheid, prix Médicis étranger 1980.9782253029465-G.jpg


On ne sort pas indemne d'une telle histoire mais plus instruite et révoltée contre ce qui a été le destin de tant de sud africains sous ce régime raciste et barbare. Est-il besoin de préciser qu' Une saison blanche et sèche fut interdite de publication dans ce pays ?

Si les personnages sont fictifs, en revanche, "Rien dans ce roman n'a été inventé" et c'est ce qui en fait la force et le désespoir. La réalité de ces vies brisées dépasse la fiction et le déroulement tragique naît d'un régime qui détruit de sa force implacable, les vies de tout opposant.

L'histoire commence lorsque le journaliste narrateur reçoit de son copain d'université, Ben Du Toit, les documents liés à l'enquête sur les morts de Jonathan et de son père Gordon Ngubene. Ben avait financé les études du fils à la demande de Gordon, jardinier noir de l'établissement où il enseignait. Le professeur apeuré meurt quelques jours plus tard, assassiné. Le narrateur lui prête alors sa voix pour reconstituer les évènements et raconter ces vies broyées.

 Ce livre fort et dur retrace la descente aux enfers d'un banal professeur, héros presque malgré lui qui perd tout en s'attaquant aux monstrueux rouages d'iniquité et de racisme qui régissent ce pays. Abandonné par les membres de sa communauté et par les siens parce qu'il voulait que justice soit rendue, cet homme ira jusqu'au bout de sa démarche avec finalement un courage obstiné qui force l'admiration.

J'ai été effarée par les descriptions de la misère et de la haine ordinaire, par le racisme institutionnalisé d'un pays rongé par la lâcheté et l'indifférence où la vie d'un homme noir n'a aucune valeur.

Construit comme une enquête journalistique, si bien écrit qu'il transpire de la chaleur étouffante de l'Afrique et suinte de peur, ce roman est une grande leçon d'humanité qui interroge le lecteur sur son propre courage face à l'injustice. Le film adapté de cette histoire offre une fin plus optimiste que le livre et (je le crains) que la réalité !

Inès-Marie

 


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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 22:13

3192062945_c8958ff6e5.jpgPour passer un bon moment sourire en coin, voici un roman dans la pure tradition de l'humour anglais, style Monty Python pour les amateurs...

Un quadra indécis qui mène une vie plutôt minable se retrouve embarqué en pleine jungle au fin fond de la Papouasie, pour tenter de gagner le gros lot dans une émission de téléréalité, suivi de près par la chaîne avide d'audimat, et par des politiciens avides d'électeurs.... Quand, dernier survivant et abandonné à son triste sort, il est récupéré par une colonie "so british" vivant là en autarcie depuis des décennies après un crasch d'avion, tout en vouant un culte à la mère patrie.


Toute une ambiance!

 

PS : je n'ai pas trouvé sur internet la photo de l'édition française... vous vous contenterez donc de cette vieille couverture anglaise, désolée!

 

Stéphanie

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 13:52

Richesse de portraits et nostalgie de la destinéeMcCan-vaste-monde.jpg

Autour d'un très joli sujet ; le 07 août 1974 Philippe Petit a marché sur un cable tendu entre les 2 tours du trade Center, les histoires et les personnages se croisent.
A New York, se construisent autour de cet exploit, des destinées ordinaires, des portraits qui se mélent et s'emmèlent. Chacun verra ou entendra parler du funambule en suivant sa course... Une parenthèse dans leur vie qui arrive et revient de façon imprévue dans ce roman et reste un instant magique à chaque fois.
L'écriture est très gracile et empathique. Les différents points de vue et sentiments des personnages sur des lieux communs sont riches.

Par contre, j'ai eu du mal à me replonger à chaque fois dans le style de chacun et le temps de m'approprier le personnage et de m'attacher à lui, on zappe. Le roman polyphonique, plus qu'un effet de mode serait-il un mal de notre société riche, intense mais rapide... J'aurais aimé me poser un peu plus sur les destinées, avoir peut-être le pourquoi et le comment. Mais n'est-ce pas justement ce rythme qui montre l'effervescence de notre époque.

"Les écouter revient un peu à écouter un arbre- en scrutant bien l'écorce, on trouve toujours la marque de l'eau."

Caro




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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 12:42

Un agréable passe-temps, drôle et assez juste, larmestarzan.jpgbien loin quand même de la subtilité hilarante du précédent... (Le mec de la tombe d'à côté" du même auteur, cf critique sur ce même site, catégorie "Roman étranger")


C'est sûr que ça ne doit pas être simple, quand on a écrit un livre aussi réussi et apprécié que "Le mec de la tombe d'à côté", de se remettre au travail pour un nouveau roman!!!
C'est donc avec compréhension pour l'auteur que, freinant ma curiosité, je me suis lancée dans la lecture des "Larmes de Tarzan".

Le 1er chapitre est désastreux, peu crédible, un peu lourd aussi, bref, je me demande si j'aurais poursuivi, sans le capital sympathie engrangé par la lecture du roman précédent.

Et j'ai quand même bien fait de m'accrocher un peu, parce que la suite est bien meilleure. On échappe, un peu par miracle (fragile équilibre!), au style "Eau de rose et magazine féminin", pour retrouver, par intervalles, des tranches d'humour parfois féroce, parfois rigolard, parfois très subtil, qui semblent être la marque de l'auteur.

Donc nous revoici dans une histoire d'amour avec 2 êtres dissemblables mais peut-être un peu moins originale (les différences sont sociales et surtout économiques).
Par contre, les évocations de la précarité pour une maman seule, et des retours fugaces du papa schizophrène sont très justes.

L'auteure adopte à nouveau la forme du récit à plusieurs voix, l'histoire étant vue sous plusieurs angles par les personnages. J'ai été peu convaincue par les quelques chapitres vus du point de vue des petits... Un peu trop simplistes quand même.

Qu'en reste-t-il? Un roman assez agréable à lire, un peu facile, mais qui se lit très vite.. peut-être une lecture de train (ou de plage selon) ;  c'est sûr qu'il ne vous prendra pas la tête et ne vous déprimera pas (c'est toujours ça de pris). Un peu comme une bonne comédie romantique américaine?

Binh

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 10:53
La lecture acte de liberté et d'insoumission.2502721049_small_1.jpg

Conseillé et prêté par Maïté, une amie du blog des nénettes, ce prix du Meilleur livre étranger 2004 dans la catégorie "essai"  est aussi un récit autobiographique et historique. Seul bémol, quelques longueurs dans la seconde moitié, mais c'est un moindre mal comparé à l'intelligence et la culture qui y dominent.
Enseignant la littérature anglophone à Téhéran et obligée de démissionner de l'Université, Azar Nafisi réunit, chez elle, sept étudiantes autour de romans et lutte ainsi contre l'obscurantisme qui gagne son pays. Quelques soient leurs différences (sociale, politique, foi) quelque soit leur destin,  toutes ressentent le même amour de la littérature et (on le devine malgré sa modestie) la même admiration et affection pour leur professeure.

Les quatre parties portent le nom d'une oeuvre ou d'un auteur et correspondent aux époques qui mènent à l'exil vers les États-Unis. Pour la première, Lolita, c'est ce que le régime totalitaire refuse aux femmes : le droit d'exister en tant qu'individu à part entière. Avec Gatsby le magnifique, on assiste à l'extraordinaire procès fictif de ce livre qu'elle organise dans son cours tandis que l'intolérance et la peur gagnent du terrain. Puis, viennent Henry James dont la profondeur correspond à la période la plus désespérée et enfin, Jane Austen à l'apparente douceur ... Mais il est question d'autres oeuvres et écrivains, de la lecture, de la nostalgie du pays perdu, aimé.

On apprend beaucoup en littérature comparée. C'est une des qualités de ce livre, à laquelle s'ajoute l'émotion quand Azar Nafisi confie ses peurs sous les bombes, allongée près de la chambre de ses enfants, pour une dérisoire protection, les romans alliés de ces nuits. On apprend sur la révolution islamique, la guerre Iran-Irak (dont j'avais oublié qu'elle avait été si longue.) les vies brisées, par ce régime, le cortège des emprisonnés, exécutés, disparus ... On apprend beaucoup tout simplement.
Enfin lectrice privilégiée, on réfléchit à l'amour des livres, à la liberté de pensée qu'aucun tyran ne peut totalement abolir et à la chance de lire Lolita dans une démocratie !



Inès-Marie

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