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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 12:18

La Belle et la Bête.

Une cour d'immeuble parisien. Escalier A, partie aisée : Aurore, femme active, mariée, deux enfants, un beau duplex, des peurs et des doutes. Escalier B, plus sombre en apparence où s'est installé venu de sa ferme, Ludovic, force de la nature, veuf, recouvreur de dettes à contre cœur.

Dans la cour, croassent des corbeaux qui terrifient la première et créeront sa rencontre avec ce voisin un peu "ours". 

Serge Joncour nous offre une belle histoire d'amour entre deux êtres que tout sépare et sait à merveille -comme à son habitude- décrire les sentiments intimes de ses personnages. Les doutes existentiels comme l'amour naissant, s'épanouissant ou défaillant.

Il y a sans doute en Ludovic, une part de l'auteur : la carrure et le grand cœur et en Aurore, des points communs avec bon nombre d'entre nous lectrices : le désir d'être protégées bousculant notre volonté de tout mener de front carrière et vie privée.

L'amour qui les unit, malgré leurs différences, leur offre la force qui leur manquait et la volonté perdue. Mais sans tourner à la "bluette" puisque à l'instar de la réalité, rien n'est si simple dès qu'il s'agit de rapports humains...

Un très agréable moment de lecture qui, au delà de la fiction, donne à Ludovic une telle réalité qu'on aimerait l'avoir pour ami.

Eveline et Inès-Marie

PS Les hommes bons et protecteurs -sans être intéressés- existent-ils encore ? ;-)

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 19:32

Une si belle histoire d'amour !

Dans les années 1970, Manhattan, Werner et son ami Marcus tous deux jeunes promoteurs immobiliers déjeunent dans un restaurant à quelques heures de l'accord qui fera leur réussite. Rebecca choisit cet instant pour y entrer et faire basculer le coeur de Werner de séducteur à fou d'amour pour cette seule femme.

Dresde, 1945, sous les bombardements, une femme meurt en donnant le jour à Werner. En le confiant, elle le désigne comme "le dernier des nôtres".

Roman de deux histoires, de deux époques qui voit s'entremêler les destinées et les désirs jusqu'à l'aboutissement où ils se concrétisent.

Adélaïde de Clermont-Tonnerre a le don d'intégrer à son roman aussi bien l'Histoire du nazisme, des chercheurs collaborant avec Hitler que celle des USA en plein essor au son d'artistes comme Joan Baez, et des grandes figures de cette époque tel Andy Warhol ...

Grand Prix de l'Académie française, sa lecture nous a tenues en haleine : Pourquoi Werner, enfant adopté, est-il "le dernier des nôtres" ? L'amour sera-t-il plus fort que les blessures du passé ? 

Inès-Marie et Eveline

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 23:17

Martial se retrouve dans le bureau d'un juge, pour avoir tué un homme. Il va raconter son histoire, et ce qui l'a amené si loin, lui, son village, son fils..."

Un roman d'une puissance inouie. Pour ceux qui ont aimé les autres livres de Tanguy Viel, et pour tous les autres, bien sûr.

On retrouve l'originalité et le goût pour les histoires concises, les intrigues et manipulations psychologiques ; l'illustration de la complexité et la duplicité de relations humaines.

Ne vous laissez pas tromper par l'apparente simplicité des mots. C'est un livre qui se relit pour savourer la linéarité et la progression du récit, ainsi que la précision, la subtilité de la narration. Chaque  mot, chaque phrase sert le propos. Spectaculaire simplicité !

Une écriture qui parvient à mettre des mots sur l'indicible, ce qu'on ne comprend pas toujours en soi ou chez les autres.

Ce roman nous enserre, progressivement ; On est avec Martial, on partage empathie, compassion, peine et impuissance. Jusqu'à la dernière ligne.

Un  potentiel "roman d'un soir", en tout cas, un livre noir qui vous tient, même plusieurs jours après la lecture.

Un tour de force. Magistral. 

Binh

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:52
Danser au bord de l'abîme ***** de Grégoire Delacourt

"Je ne voulais pas d'un amant. Je voulais un vertige."

La vie d'Emma, mariée et mère de trois enfants, va basculer le jour où elle croise le regard d'un homme dans une brasserie. 

Telle la chèvre de monsieur Seguin, histoire que lui contait sa mère tous les soirs -et qui sert de fil rouge tout le long du roman-, Emma rêve d'ailleurs, d'une existence moins confortable et conventionnelle que la sienne.

Je ne peux ni veux en dire plus sous peine de trop en dire. Sachez que c'est une belle histoire  qui parle d'amour, d'amitié, de joies, de peines, de vies et d'abîmes.

G.Delacourt signe un roman superbe, en prenant le parti -plus que réussi- de se fondre dans les mots et la sensibilité d'une femme.

"Je dirai que j'ai connu la joie immense d'être passée, celle d'avoir dansé sur la terre, celle d'avoir été en vie, d'avoir vu la lueur des étoiles, celle d'avoir goûté à la pluie, aux frissons, à quelques vertiges (...) je dirai encore que le plus beau reste à venir."

Je sors de cette lecture bouleversée ...

Eveline

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 17:54

L'ogre intérieur d'Adèle a un appétit féroce !

Adèle est sexuellement addict, une pulsion irrépressible, honteuse, mais insatiable, qui lui fait prendre tous les risques, pourvu qu'elle puisse plaire le temps d'une étreinte souvent brutale, toujours rapide, et sans jamais la rassasier. Pourtant elle aime et est aimée par son mari médecin, elle a un petit garçon, mais elle ne se satisfait pas de cette vie de petite bourgeoise.

En dépit de ce corps maigre qui, tel un tyran, lui demande toujours plus, en dépit de la honte  des mensonges et du dégoût, Adèle ne peut résister, quitte à tout perdre.

Son rapport à la maternité, à sa mère, son manque de reconnaissance affective ... On entre dans l'histoire d'Adèle, pour ma part sans la juger.

Un sujet audacieux pour le premier roman d'une jeune femme marocaine ! Des phrases incisives, percutantes, des mots crus parfois, mais jamais vulgaires, de la souffrance, beaucoup, le portrait sans complaisance de cette femme imparfaite m'a touchée et émue.

Vous pouvez vous laisser tenter !

Eveline

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 16:49

Hôpital Cochin, dans la salle d'attente du service de procréation médicalement assistée, une femme attend, seule.               Cette femme est Kimiâ Sadr, et son esprit vagabonde ...

L'Iran de sa naissance, l'histoire de trois générations de Sadr avec ses légendes toutes orientales, l'Histoire aussi avec le déclin puis la chute du Shah , la révolution de 1979 et l'avènement de Khomeini, l'arrivée à Paris, l'engagement politique des parents Darius et Sara (et la menace qui pèse encore sur eux, même en France), l'adolescence rebelle et les rapports conflictuels avec ses soeurs, la liberté et ses errances, ... Sans parler de L'EVENEMENT, et du pourquoi et comment Kimiâ se trouve dans cette salle d'attente.

L'erreur de N.Djavadi, à mon sens, est d'avoir voulu trop en faire et tout dire dans son premier roman (autobiographique ?), certes très bien écrit, mais un peu trop "fouillis".

Bref, ce "Désorientale" m'a "désorientée".

Eveline

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 11:51

Petit Pays est un grand livre ; Gaël Faye, une grand auteur !

Gabriel dit Gaby, a une dizaine d'années. Il vit avec sa maman rwandaise, son papa français et sa soeur Ana au Burundi. Dans leur impasse de Bujumbura où cohabitent des expatriés d'origines diverses, il fait les quatre cent coups avec sa bande de copains.

Petit à petit, cette insouciance se morcelle. Les tensions sous-jacentes prennent le pas sur la douceur des jours de ces privilégiés jusqu'à l'explosion de la haine et du chaos avec le génocide des Tutsis.

La grandeur de Petit Pays tient dans l'écriture sublime de Gaël Faye. Ses descriptions des paysages et des sentiments sont à couper le souffle et son style est à la fois simple et poétique. En laissant l'enfant faire le récit de ces années, le rire se mêle aux larmes et l'émotion se double de fraîcheur - ce qui rend supportable l'insupportable.

Le roman s'ouvre sur ces mots : "Je ne sais pas vraiment comment cette histoire a commencé." et se clôt par : "Le jour se lève et j'ai envie de l'écrire. Je ne sais pas comment cette histoire se finira. Mais je me souviens comment tout a commencé."

Le jeu subtil entre le présent à Paris, l'adulte qui retourne au Burundi et le passé au temps du bonheur nous emporte éblouis et bouleversés. La pudeur, la sincérité et la justesse avec lesquelles il évoque son métissage, l'exil, le racisme interethnique, le colonialisme, la douleur du paradis et des êtres perdus sont admirables.

Petit Pays est de ces romans dont on relit les pages, que l'on sait impossible à oublier et si bien écrit qu'il est difficile de passer après lui à un autre. Une perle rare, un Grand livre !

Inès-Marie

Gaël Faye est également musicien. Il a reçu pour Petit Pays le Prix des lecteurs de la FNAC et le GONCOURT des lycéens 2016.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 10:55

"Le bébé est mort". Le roman de L. Slimani débute par ces quatre petits mots.

Louise vient de tuer Mila et Adam, les deux jeunes enfants de Myriam et Paul. Comment Louise, sorte de "Mary Poppins", a-t-elle pu commettre l'irréparable ? Comment Myriam et Paul n'ont-ils pas pu voir les signaux annonciateurs du drame ?

Tout commence lorsque Myriam décide, après sa seconde maternité, de reprendre une activité professionnelle dans un cabinet d'avocats. Paul est musicien, travaille en studio et doit "composer" avec des "stars" capricieuses. Après un casting drastique le jeune couple tombe sur une perle en la personne de Louise, dont ils ne savent pas grand chose sinon qu'elle a de bonnes références et un feeling immédiat avec les enfants.

Peu à peu la nounou se rend indispensable, outrepasse ses fonctions et prend totalement en charge la maison, sans que le couple ne dise rien. Myriam est tiraillée entre l'amour infini pour ses enfants et le besoin de s'accomplir professionnellement (et donc socialement). Paul voit sa femme et ses enfants heureux, il est donc lui aussi plus disponible pour sa carrière qui décolle. Les enfants sont ravis et ont l'air épanouis, charmant tableau aux yeux de tous.

Il y a toutes les parts d'ombre de Louise, qui s'est toujours occupée d'enfants, qui a un besoin "charnel" d'eux, alors que sa propre fille est partie loin de sa présence (toxique ?), qui est clairement en manque de reconnaissance de tout. Elle ne se dévoile pas, ne parle jamais d'elle, même avec les autres nounous du jardin d'enfants.

On sent monter le malaise, puis la tension, sans éclats de voix, tout doucement, comme une chanson douce ...

Bouleversant, brillant.

Eveline

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 21:50
À Mélie, sans mélo *** de Barbara Constantine

"Ce n'est pas son genre, à Mélie, le mélo ..."

Mélie, 72 ans, est heureuse ! Pour la première fois elle va avoir sa petite fille Clara, 10 ans, sa Clarinette chérie pour les grandes vacances !! La veille de ce grand jour, Mélie refuse que son médecin lui donne les résultats de ses analyses qui "ne sont pas bonnes".

Alors, cet été (le dernier ?), la priorité est de fabriquer des souvenirs heureux à Clara. Alors commence des vacances pleines de fantaisie et de petits bonheurs, accompagnées de personnages tous très attachants : Il y a Marcel l'ami d'enfance, qui s'ennuie en maison de retraite et qui vient réparer en bougonnant les pannes diverses et variées, il y a Bello le "parrain" musicien bohème, Gérard, Antoine, et bien sûr Fanette la maman de Clara.

Un roman tendre, touchant, généreux, qui sent bon les fleurs des champs et le temps ... où l'on a le temps. Dans la tête me reste une chanson de Nougaro : "La pluie fait des claquet-tes, sur le trot-toir, à min-uit, ..."

Eveline

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 21:21
Jules *** de Didier Van Cauwelaert

"Une femme qui se cherche, un homme qui se perd, un chien qui les trouve, un livre qui rend heureux."

Zibal, petit génie bardé de diplômes, se retrouve après une dégringolade sociale vendeur de macarons à Orly. Il fait alors "connaissance" de Alice et de Jules, son chien guide d'aveugles. Alice est en partance pour Nice où elle subit, avec succès, une opération qui lui rend la vue. Jules ne pouvant plus exercer son "métier" auprès de sa maîtresse chérie, il est, comme c'est d'usage, affecté à un nouveau maître qui le rend malheureux.

Alors Jules, qui n'est pas un chien comme les autres et qui est aussi un peu "cabot", retrouve Zibal, devient à la fois son cauchemar et sa prise de conscience.

Ensemble, dans un tourbillon de péripéties, ils partent à la recherche d'Alice ...

Un roman tendre et drôle, des chapitres où chacun des "humains" s'exprime tour à tour, un chien très attachant, qui a l'intelligence du cœur.

Pour glisser dans sa valise et/ou son sac de plage !

Eveline

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