Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Critiques de nénettes on net
  • Critiques de nénettes on net
  • : Bienvenue à toutes les nénettes passionnées de bouquins
  • Contact

Codes des nénettes

Cotes d'amour :
¤ Pas du tout, * Peu
** Bien *** Beaucoup,
**** Énormément, ***** Passionnément


RECHERCHE : ENTREZ UN MOT-CLE (auteur, titre...) 

         

Bienvenue chez les Nénettes

 

    images-copie-1   

Bonne visite du blog

 

 

Merci de donner votre avis en cliquant sur écrire un commentaire. Nous serons ravies d'échanger avec vous. 

27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 11:43

 

 

 

  saga.jpg 

 

Le plaisir de relire ce roman, Grand prix des lectrices Elle 1998, dont j'avais oublié les détails et les personnages hauts en couleurs.

4 pseudos scénaristes, embauchés au rabais par une chaine nationale, se retrouvent par hasard autour d'une table pour écrire...un feuilleton de la nuit.

Ils décident de se lacher complètement, et cette série deviendra pour eux un exutoire, une porte ouverte à toutes leurs folies et fantasmes.

Et comme personne ne regarde la téle à 5h du mat'...

Leurs relations, le destin que va connaître cette fameuse série, et les réactions qu'auront chacun d'entre eux donnent lieu à une approche drôle, cynique, et parfois émouvante de la nature humaine.

Bravo Tonino !

 

Dedel

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 11:41

enfant-sage.jpg

 

 

 

 

Julien est un enfant modèle, il ne vit qu'à travers ses parents, et passe ses journées à s'observer pour faire ce que l'on attend de lui. Il est en permanence dans la contrainte et une sorte d'ennui ou de tristesse sourde, pas du tout ce que l'on pourrait attendre d'un famin de son âge.

Ses seuls échappatoires : des après-midis secrets chez un copain de classe,chez qui il se bat comme un chiffonnier et expulse sa colère, et ses nuits, pendant lesquelles il écrit des poèmes.

J'ai été bouleversée par ce petit bonhomme en contrôle permanent, dont les parents ne sont pas vraiment méchants mais plutôt maladroits, et enfermés dans leur quotidien et leurs histoires « de grands ». Malheureusement, ils ne sauront pas voir l'ampleur du malheur que ressent leur enfant...

 

 

Dedel

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 11:37

barjavel.jpg

 

J'ai repris les romans de Barjavel, mon auteur de jeunesse préféré, dont j'ai devoré l'oeuvre entre 15 et 18 ans.. !

Dans la Tempête,on retrouve les ingrédients favoris de Barjavel : un monde futuriste en déclin, des hommes incapables de se gérer, et une superbe histoire d'amour, qui défiera toutes les lois humaines et de la Nature...

Jeune, je me souviens surtout avoir été interpelée par ces descriptions du sentiment amoureux, encore peu connu pour moi, et de ces incroyables marques d'amour que se donnent les héros de Barjavel, tout cela est très romanesque et romantique.. !

Avec le recul, je me suis cette fois plus attachée à la description qu'il fait de la société, du monde et des règles sociales, et son approche est extrêmement clairvoyante.

Entre 1943 ( premier roman « Ravage ») et 1982 ( La Tempête), il ne cesse de dénoncer nos erreurs, et imagine les scénarios possibles d'un monde qui ne sait pas gérer le progrés.Certaines de ces prédictions s'avèrent malheureusement exactes !

Une vision pas très optimiste du futur, mais ça fait réfléchir et, j'avoue, je reste encore sensible à ces belles histoires d'amour.. !

 

                                               Dedel

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 11:27

 

Nous suivons dans ce roman la vie d'un homme, de son enfance à sa mort, d'un point de vue surprenant: celui de son corps.  

   

A chaque âge ses tracas, limitations, ennuis, sensations et surprises : les émois de jeunesse, la plénitude puis la dégénérescence sont observés et décrits avec une sensibilité extraordinaire, et une crudité salutaire, et on se prend à ècouter son propre corps en lisant ces lignes...

   

Daniel Pennac manie la plume avec brio, et nous fait parfois sourire, pleurer ou grimacer au récit de ses "aventures du corps". Tous les événements de sa vie sont ramenés aux sensations éprouvées par son organisme: souvenirs d'odeurs, goût des mets de son enfance, mais aussi manifestations physiques de troubles psychiques ou traumatismes non "digérés."

Un roman très émouvant, prenant,dont on a envie de relire des passages au hasard.

 

Dedel

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:01

imagesCA40ZP45.jpgAnne-Marie Garat est au XXème siècle ce que Zola a été au Second Empire!


Première époque:  Dans la main du diable 1913-1914
 
Paris 1913, Gabrielle (la fiancée) et Agota (la mère) sans nouvelle d'Endre Luckàcz disparu en Orient depuis
plusieurs années, se retrouvent convoquées au ministère de la guerre où un effrayant personnage, Michel Terrier, leur apprend que ce dernier est mort en Birmanie.


Gabrielle va tout mettre en oeuvre pour élucider, coûte que coûte, le contexte opaque de la disparition d'Endre. Contre toute attente, son enquête ne va pas la menée en Orient mais bien dans les méandres de l'armée française et le détournement qu'elle fait des dernières recherches scientifiques. La première guerre
mondiale est en préparation...


Pour ce faire, elle va devoir partager le quotidien de la riche famille Bertin-Galay afin d'approcher Pierre, chercheur à l'institut Pasteur et ancien ami d'Endre, en devenant la préceptrice de sa fille, la petite Camille, autre victime collatérale d'une machination implacable.


L'enquête de Gabrielle va s'étendre sur neuf cents pages où foisonne quantité de personnages tous liés d'une façon ou d'une autre à l'intrigue principale tout en développant des intrigues secondaires.


Impossible donc d'entrer dans les détails sinon de préciser que ce premier tome dresse également une analyse sociopolitique de l'époque: montée de l'anarchisme, condition ouvrière soumise à la mécanisation, monde paysan amorçant son déclin.

Deuxième époque: L'enfant des ténèbres 1933-1934


Nous sommes vingt ans plus tard, Camille, élevée à New-York, revient à Paris pour se reconnecter avec sa famille paternelle, les Bertin-Galay. Elle y rencontre Simon Lewenthal, directeur financier des usines de la prestigieuse famille et collectionneur d'oeuvres d'art.


L'Europe qu'elle découvre s'est considérablement modernisée, mais l'instabilité politique n'a fait que croître: l'ombre du totalitarisme s'étend, les premiers camps de concentration apparaissent en Allemagne, les agents des services secrets se multiplient, les destinées sentimentales sont balayées.


Camille et Simon auront le temps de donner naissance à un enfant dans ces ténèbres...


Troisième époque: Pense à demain 1963-1964


Dans Pense à Demain " chacun des personnages plonge dans l'archive de lui-même" (AM Garat).

Brillante conclusion de cette fresque où la fiction n'a cessé d'interroger l'Histoire, ce troisième opus illustre la décolonisation, l'assassinat de Kennedy, les trente glorieuses, l'émancipation féminine... même complexité, même foisonnement!

Les descendants, Christine Lewenthal en tête, revisitent le passé à la lumière de ce qu'on ne cessent d'exhumer année après année depuis la capitulation allemande mais la tâche est ardue, d'autant que la décennie qui s'amorce ne sera pas des plus calmes.

Anne Marie Garat après plusieurs milliers de pages arrivent encore à surprendre son lecteur avec d'ultimes rebondissements et une prolepse finale en 2010 qui console le lecteur un peu orphelin sur le destin ultérieur de la quatrième génération.

A la manière de Zola, l'auteure propose une analyse sociologique et une peinture saisissante d'un vingtième siècle tourmenté et parallèle à nos livres d'histoire. Il en sera ainsi pour les trois époques de la trilogie. Cette galérie de portraits, le style hautement romanesque d'Anne Marie Garat et les
péripéties en cascades rendent la lecture passionnante, parfois proche du roman policier et d'autres fois envoutante grâce à de vibrantes pages d'amour.

Isabelle-Sabine 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 10:59

Dans la tête d'un psychopathe...images-copie-13.jpg

 

Marc Dugain se saisit avec talent de l'histoire d'Ed Kemper, serial killer américain dont il romance le parcours sanglant, des années 1960 à 70. L'originalité de son entreprise littéraire est de livrer ce récit du point de vue du tueur rebaptisé ici, Al Kenner.

 

Son premier meurtre, Al le commet à 15 ans, le jour de l'assassinat de Kennedy. D'une taille démesurée, 2.20 mètres et d'un QI tout aussi exceptionnel, cet adolescent est le fruit d'un mariage raté entre un ancien soldat et une caractérielle alcoolique. De son enfance malheureuse, il porte les stigmates psychologiques, maintenu dans une cave, effrayé par les flammes infernales de la chaudière collée à son lit, battu, humilié, Al ne se remettra jamais de l'abandon du père et de l'ogresse maltraitante qu'est sa mère. Laissé à la garde de ses grands-parents paternels, il tue sa grand-mère pour libérer les hommes de la famille et parce qu'il ne supporte pas de retrouver en elle l'autoritarisme sans affection de sa mère. Son grand-père lui, il l'execute le même jour à regret.

 

Interné 5 ans dans un asile psychiatrique pour adultes, son intelligence hors du commun lui permettra de saisir les rouages de la psychiatrie et d'intégrer comme une fatalité que ses gestes criminels sont des défenses perverses pour ne pas sombrer dans la folie. Les psychiatres le laissent sortir, l'armée ne veut pas de lui et le rejet de son père, le ramènent dans le "giron" maternel dément. Sa mère est assistante du doyen d'une université du comté de Santa Cruz, dès lors Al tue les étudiantes du campus jusqu'au sacrifice final inéluctable.

Sa descente aux enfers et celle de ses victimes ont pour toile de fond les grands espaces américains, le mouvement hippie qu'il exècre, et les fantasmes sexuels que son impuissance ne rompt que dans la mort.

Il collabore avec la police (que sa taille a également empêché d'intégrer) alors même qu'il dépèce des auto-stoppeuses.

 

Avenue des Géants se lit comme un thriller. Il s'ouvre sur l'entretien d'Al et de sa visiteuse venue lui apporter les livres (qu'il enregistre pour des aveugles) et est écrit comme l'autobiographie qu'il souhaite faire éditer.

J'ai apprecié que Marc Dugain offre la possibilité de se confronter à la monstruosité sans basculer dans l'empathie, risque d'un tel récit en focalisation interne. Au delà de l'intérêt de se pencher sur la personnalité d'un psychopathe, il offre aussi une regard sur les USA, son histoire et sa littérature.

"Romancer un personnage, c'est le trahir pour mieux servir ce que l'on pressent de sa réalité" conclut l'auteur dans une note. Sans doute, or son projet est réussi et la réalité glaçante, désolante, fascinante!

 

Inès-Marie

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 08:45

 ... et nous sommes passés à côté!cvt Nous-etions-faits-pour-etre-heureux 4444

 

Rien de nouveau sous le soleil de l'homme insatisfait et égoïste.

Serge, soixante ans, se rend compte que la vie est passée trop vite et pour en découdre avec cette injustice,il  abîme tous ses jouets.

Sa femme Lucie, créature de magazine de trente ans sa cadette , qui a décidé de rompre prématurément avec sa jeunesse pour lui donner deux beaux enfants: Théo et Chloé, et entretenir le luxe bourgeois de leur maison en plein Montmartre où les soirées mondaines se succèdent.

Sa maîtresse Suzanne, accordeuse de piano, qui lui rappelle une mère fantasmée et qui l'aidera à régler leur compte aux fantômes du passé, mais, qu'il sera incapable de garder. Elle qui pourtant [...] était la première femme à s'être laissée aimer sans rien demander en retour [...] lui désignant l'amour comme le seul lieu hors des contingences, du savoir-vivre et du donnant-donnant".

Son fils, enfin, qui chaque matin note un souhait que son père ne réalisera pas.

Désillusion une fois, désillusion deux fois, désillusion trois fois!

Certaines lectrices s'attacheront probablement à cet homme de fiction qui ressemble tellement à un homme de chair qu'elles ont connu dans la vraie vie. Cela n'est pas étonnant: Véronique Olmi dresse dans ce livre le portrait de l'homme universel, terrorisé au soir de sa vie et qui consomme pour se donner l'impression d'être encore vivant, se dégoûte accessoirement et qui, au final, ne fait rien de tangible.

Que les autres lectrices se rassurent: il finit tout seul!

 

 

Isabelle-Sabine

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 08:24

JONCOUR"Les romans les plus forts sont souvent les moins démonstratifs." F.Busnel

 

Serge Joncour propose, un très beau roman où deux personnages à la dérive, cheminent sur deux routes qui ne sont pas susceptibles de se rencontrer. Ainsi, Joncour alterne-t-il les chapitres.

Un chapitre consacré à Louise, un chapitre consacré à Franck. 

Louise est une jeune veuve qui quitte tout, au lendemain du décès de son mari, pour s'exiler à Clermont Ferrand où elle ne connaît personne. Seuls contacts humains: ses collègues qui acceptent de ne rien savoir d'elle et le serveur du café où elle s'arrête quelques minutes tous les matins. Il y a bien un homme qui la poursuit de ses assiduités depuis leur aventure mais elle n'en veut plus.

Franck est un documentariste devenu inactif à la suite d'une grave maladie et que sa compagne a quitté puisque le désir avait totalement disparu.

Cet homme sans désir décide un beau jour de retourner sur le domaine qui l'a vu grandir, dans le Lot, et de renouer avec des parents auxquels il n'a pas parlé depuis 10 ans, depuis la mort de son jeune frère.

Louise sait qu'elle est sur le point de perdre un emploi déjà précaire qui lui permet juste de survivre. Elle décide alors de répondre à l'appel de ses anciens beaux parents et d'aller garder leur domaine le temps d'une Thalasso qu'ils décident de s'offrir après cinquante années de labeur.

Sans le savoir, ces deux personnages convergent vers un même lieu où les attend un petit garçon de 5 ans, Alexandre. Le neveu de l'un, le fils de l'autre, dont elle n'a pas voulu s'occuper parce qu'il n'est pas l'enfant de son mari disparu.

Aussi improbable et inouavable que cela puisse l'être pour Franck et Louise, c'est un sorte de déterminisme qui va les reconnecter à la vie. L'un et l'autre vont se retrouver fortuitement pour s'occuper du domaine et de l'enfant et comprendre que ce qu'ils ont cherché à fuire à tout prix, est ce dont ils ont besoin pour se relever, pour envisager l'avenir.

La narration simple et efficace de Joncour, peu emprunte de digressions psychologiques, amène le lecteur à reconsidérer la nature et les modalités de sa relation à l'autre, aux êtres aimés mais aussi à ceux qu'on n'a pas réussi à aimer. La relation à la terre est aussi une invitation à réfléchir au besoin de s'enraciner, de construire, de faire pousser...

Reste l'invitation au mystère qu'est le titre, c'est Joncour qui en parle le mieux: " [...] une femme avec laquelle il ne serait plus question de désir mais de tout le reste, un genre d'amour intact, l'amour sans le faire mais tout entier [...] "

 

Isabelle-Sabine

 

 

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 15:43

 images-copie-4.jpg

Dans un style un peu "Bridget Jones",J.Heska nous fait partager la vie de Jérome, gars trop "normal" et trop "gentil", qui subit au quotidien les humiliations et quolibets de ses collègues, tous plus imbus d'eux-mêmes et désagréables.

 

Chaque journée décrite commence par une petite sentence ("la vie c'est comme un pute, si on en veut une bonne, il faut payer cher", "la vie, c'est comme une moumoute, certains jours elle fait illusion, d'autres elle nous ridiculise"), est découpée en tranches horaires précises

Il n'a qu'un copain,Etienne, solitaire comme lui, et passionné de Starwars et autres séries gallactiques.

     

Suite à la lecture d'un article de psychologie sur l'affirmation du moi, Jérome va s'obliger a quelques exercices censés lui donner une place dans la société. A partir de là, il va reprendre le pouvoir sur sa vie, au point de faire des émules dans son entourage d' "asociaux".

Ils finiront par créer un mouvement basé sur ses idées, qui va échapper à tout controle de la part de son fondateur.

 

L'écriture est très "quotidienne" avec même des extraits de "chats".

On retrouve des mésaventures qui nous sont arrivées, des situations où on a été le "gentil" ou le "méchant", et ce roman pose gentillement la question de la cohabitation dans notre société actuelle, et la place qu'il y a pour les gens qui n'ont pas les dents longues et un ego surdimensionné...

 

Dedel

 

 

 

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 14:50

513AGKakx2L._BO2-204-203-200_PIsitb-sticker-arrow-click-Top.jpgLa vie riche et mouvementée de Joseph Kaplan au travers du XXème siècle, de Prague, à Alger, passant par le Paris d'entre deux guerres. Il aura connu des lieux magiques, des amitiés plus ou moins fulgurantes, des amourettes et des amours, et, surtout, vécu une bonne part des temps forts de l'Europe. 

 

J'avais déjà adoré et commenté  sur ce blog, le premier livre de JM Guenassia (Le club des incorrigibles optimistes), et c'est avec curiosité que j'ai entamé le deuxième... Je viens tout juste de lâcher ce roman littéralement ROMANESQUE que j'ai dévoré en 2 jours !

 

Tout d'abord, le plaisir de  la lecture s'explique par le fait que JM Guenassia a un talent rare et incontestable de conteur. Un style limpide, fluide, qui nous emmène partout avec lui. Il sait rendre vivants des lieux, des atmosphères, aussi bien que décrire avec justesse les caractères humains. Ainsi, sommes nous conduits dans chaque nouvel épisode, guidés non seulement par les personnes rencontrées, mais aussi par les images, les sons, les odeurs...

 

Joseph Kaplan traverse les époques, il croise des ambiances méconnues (Alger au temps de la colonisation, le Paris d'entre-deux guerres et les bals du bord de Seine) autant que les grands moments de l'Histoire (le débarquement vu d'Algérie, les grandes époques de la Tchécoslovaquie communiste), mais toutes ces informations de contexte s'enfilent les unes aux autres, sans aucun ennui, au grès des multiples, et toujours imprévisibles, rebondissements qui vont jalonner l'existence centenaire du héros, ces derniers étant tout aussi crédibles les uns que les autres. 

 

Joseph Kaplan n'est pas un militant politique. Il vit sa vie d'homme au gré des événements. C'est plutôt son entourage proche qui s'engage, qui combat, en l'entraînant dans la folle marche de siècle, au travers de combats féministes, socialistes, communistes.. le tout sans dogme ou envolées théoriques, mais au travers d'évocations concrètes, pour décrire l'impact du politique dans la vie quotidienne des hommes.

 

Comment parler de cette histoire sans tomber dans les poncifs, du style  "la grande histoire et la petite".? ... je dirais juste que l'auteur force le respect, en démontrant qu'il est encore possible de nous faire revivre des évènements mille fois décrits, sans que l'on ait une seule fois l'impression de redite ou de déjà-vu.

 

J'ajoute que même la vie familiale de Kaplan est passionnante. Les relations filiales, amoureuses, amicales des personnages sont esquissées avec une telle force, qu'on entre dans l'intimité de chacun, au travers des joies, des peines, des frustrations, des abandons, des trahisons, des retrouvailles, qui font le canevas de toute existence, mais qui sont ici parfois exacerbées par les choix radicaux imposés par le contexte historique et social (le Mur, la Guerre...)
   

Comment vous convaincre de vous précipiter sur ce roman, et entrer ainsi dans la vie non pas héroïque, mais tout de même extraordinaire de Joseph Kaplan, qui, de la première à la dernière page, vous tiendra en haleine ?

 

Dernière chose : même la fin est très très réussie, ce qui est assez rare pour être souligné et apprécié !

 

Binh

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article