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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:17
Yeruldelgger**** de Ian Manook

Un roman policier dépaysant à ne pas rater !

Ne vous fiez pas à la couverture peu attrayante sauf pour y lire ses multiples récompenses amplement méritées - Prix des lecteurs sélection 2015, du Polar 2014, Quais du Polar 2014 et Grand Prix des lectrices Elle- et surtout, partez pour un voyage en Mongolie!

Yeruldegger est le nom du commissaire de ce polar noir assez classique. Comme ses collègues Wallander le suédois ou Erlendur l'islandais, le héros est torturé par un passé douloureux et entouré de personnages secondaires fouillés et attachants.

L'histoire s'ouvre sur la découverte dans la steppe du cadavre d'une fillette enterrée avec son tricycle et en ville, de trois chinois découpés au cutter. Pour résoudre ces meurtres, Yeruldelgger pourra compter sur deux femmes : Oyun, enquêtrice et Solongo, médecin légiste.

L'autre héroïne qui confère à ce livre tout son intérêt, c'est la Mongolie. Ian Manook nous emmène dans ses steppes, nous fait pénétrer ses yourtes et découvrir ses traditions, disparités sociales et conflits raciaux. Les descriptions des paysages offrent de belles pages et celle des égouts d'Oulan-Bator où vivent des familles entières de nomades déracinés est impressionnante.

Prenant, passionnant et dépaysant, un excellent polar conseillé par Binh et que je vous recommande vivement.

A lire : la préface de l'auteur sur son cheminement d'écrivain où l'on comprend avec étonnement que Ian Manook n'est pas mongol mais français (admiration) ; et à la fin, le premier chapitre du prochain : " Les Temps sauvages" sur lequel je vais me précipiter !

Inès-Marie

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:11

Encore un bon Mo !

Deux jours accrochée à ces "Viscères" et j'en ressors une nouvelle fois admirative du talent de Mo Hayder.

visceres

Quinze ans après les meurtres barbares de deux adolescents, le cauchemar renaît pour la famille Anchor-Ferrers. Bien que le fou furieux qui les a avoués soit en prison, Olie, Matilda et leur fille Lucia replongent dans la terreur.

Mené tambour -et coeur du lecteur- battants, le récit de ces 5 jours est d'une tension extrême.

Il y a ce qui se déroule aux Tourelles, maison de campagne des Anchor-Ferrers dans le Somerset, entre effroi et rebondissements à la chaîne et l'enquête de Jack Caffery que la découverte d'une petite chienne pourrait conduire à eux à temps pour les sauver.

Ce même Caffery, avec lequel depuis Birdman, Skin et Proies, nous partageons l'espoir de réponses sur la disparition de son petit frère quand il avait 9 ans. Il en aura ici qui rendent les dernières pages du livre émouvantes.

Mo Hayder comme toujours ne néglige aucun personnage. Elle a un don véritable pour donner, même aux protagonistes secondaires, une épaisseur psychologique. Quant à l'intrigue, elle ne nous laisse aucun répit jusqu'aux dernières pages. On croit en être à la dernière révélation mais la dame en a encore sous les touches du clavier!

Ne pas en dire trop donc, si ce n'est que pire que les viscères, finalement vite "digérées", c'est une autre laideur qui répugne en refermant ce livre.

Inès-Marie

Le titre anglais "Wolf" est moins gore et le traducteur a un goût prononcé pour le verbe "arguer" mais je chipote... 

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:37

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Quelle mère de famille n'a jamais imaginé l'effroi d'une telle faute ?

Lucinda 13 ans disparaît alors qu'elle était censée dormir chez Lisa Kallisto dont la fille a le même âge. 

Que dire à Kate son amie qui la lui a confiée ? Que faire pour aider aux recherches ? Comment surmonter la disparition d'un enfant ? Comment supporter d'en être responsable  ?

Son sentiment de culpabilité est à la mesure de l'horreur de la situation. Et le début du thriller également.

Sentiment qui se double d'un complexe d'infériorité : Kate, c'est cette mère parfaite que l'on croise à la sortie de l'école fraîche et dispose. Lisa, c'est cette mère qui court toute la journée débordée par son travail et ses obligations de maman. Kate, c'est la classe aisée qui vit agréablement dans une petite ville anglaise tranquille. Lisa, son mari est chauffeur de taxi et sa mère fume clope sur clope en cumulant les petits boulots.

De la suite de l'histoire, je ne vous dirai rien pour ne pas gâcher un suspens qui ne m'a pas tenue en haleine jusqu'à la fin. Malgré des passages réalistes bien racontés (ah, le premier dîner pour Lisa et Joe chez le couple parfait!) j'ai été un peu déçue. 

 Après avoir lu des critiques et avis de lectrices très enthousiastes, je m'attendais à mieux. Le coup de théâtre final que j'ai vu venir et un style plat en sont la cause. Mais je sors d'une période où j'ai lu principalement des thrillers et leurs rouages me sont peut-être devenus trop familiers ?

Alors, comme c'est un premier roman, on peut espérer que Paula Daty affinera les ficelles du prochain tout comme son écriture. Sa capacité à créer des personnages attachants et à révéler les fissures des amitiés et des couples bancals est prometteuse. A suivre ...

Titre anglais : " Just what kind of mother are you ?"

Inès-Marie

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 20:47

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Des visages morcelés et des figures du Mal

Cette trilogie suédoise est dans la veine des romans policiers noirs venus du Nord. Son originalité : être écrite par un duo d'hommes.

Les deux héroines, Jeanette Kihlberg commissaire et Sofia Ztterlung psychothérapeute se rencontrent dans le cadre d'une enquête sur des meurtres de jeunes garçons sans identité, retrouvés momifiés et mutilés dans Stockolm. Parallèlement, Sofia traite deux patients aux identités multiples : Victoria Bergman et un enfant soldat de Sierra Leone. Jeanette, elle, tente de mener de front sa carrière dans un univers masculin et sa vie de famille où tout ne va pas si bien. 

Dans "Persona", le suspens s'accroît tandis que s'épaissit le mystère autour de l'identité de Victoria Bergman et de sa psy. Le premier tome se clôt dans une fête foraine avec une disparition qui touche Jeanette et résonne avec une autre vécue des années auparavant par Sofia.

Dans "Trauma", la violence se déchaîne. Sofia s'enfonce dans les troubles du psychisme. Jeanette change de vie et d'enquête sans abandonner l'espoir de résoudre la première. Les figures du Mal qui se dessinent font froid dans le dos.

Avec "Catharsis", l'heure de la vengeance et de la résolution a sonné. Les visages morcelés se reconstituent et l'ensemble est noir, très noir!

Chaque tome a donc sa raison d'être pour traiter d'une part des troubles dissociatifs de la personnalité. D'autre part, pour répondre à la question centrale de cette histoire : Guérit-on jamais d'une enfance massacrée par les déviances adultes ? Les victimes peuvent-elles opérer une catharsis salvatrice sans devenir elles-mêmes des bourreaux ?

Salués par la critique, primés en Suède, "Les visages de Victoria Bergman" sont suffisamment addictifs pour qu'on ait le désir d'aller jusqu'au bout et ce, malgré des moments de lassitude et des maladresses ponctuelles (dues à l'écriture à 4 mains ?) Pas un engouement total donc. Mais je me suis bien laissé prendre tout de même et ai enchaîné les 3 tomes.

Inès-Marie

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 13:08

Un policier qui vous en "mettra plein la vue" et vous mènera par le bout du nez!

nympheas-noirs

"Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoiste ..." 

Ce village, c'est Giverny où Monet a vécu et peint ; la troisième femme, la narratrice parcellaire de cet excellent roman policier. Elle est vieille, personne ne la remarque mais du haut du moulin du peintre ou déambulant avec son chien, elle voit tout et vous dira (presque) tout de ce qui se passe. Le crime commis sur la personne d'un ophtamologue (antipathique coureur de jupons) est triple puisqu'il a été poignardé, noyé, le crâne broyé. Un fringant inspecteur et son acolyte enquêtent. Une fillette peint. Une institutrice séduit et le mystère, lui, s'épaissit.

Les personnages énigmatiques et attachants, l'impressionnisme en toile de fond -on en apprend beaucoup sur la peinture- de même qu'Aurélien d'Aragon (dont "Le crime de rêver, je consens qu'on l'instaure" est le leikmotiv du récit) rendent ce roman policier original et intéressant. 

Au delà de ces qualités, il est rare pour le lecteur d'être à ce point trompé car si vous pensez avoir deviné le fin mot de l'histoire, vous n'êtes pas au bout de vos surprises... Et les dernières pages vous en réservent une de taille ! Oui, vraiment : l'épilogue des Nymphéas noirs est du grand art !

Inès-Marie

Multiprimé en 2011, Nymphéas noirs existe en poche (Pocket) 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 11:16

"La vie ne vaut d'être vécue qu'au bord de la folie."   

AuLieuDitNoirEtang

Plus qu'un très bon polar, un roman noir et romantique. L'histoire de la relation adultère de deux professeurs dans une petite ville de la Nouvelle-Angleterre vue par Henry, quinze ans, fils du directeur de Chatham School.

Tout commence quand en 1926, Melle Channing descend du bus accueillie par le narrateur et son père. Celle qui sera accusée d'être la cause des morts du Noir-Etang où elle s'installe, vient enseigner le dessin dans cette école de garçons. Elle ne peut que séduire un adolescent qui n'a (à tort) pour son père que mépris et rêve d'ailleurs. Elle, qui connait l'Afrique et a été élevée par un père voyageur dont l'influence nourrit son art et sa pédagogie atypique pour l'époque.

Quand il relate cinquante ans plus tard ce qui bouleversa sa vie (et bien d'autres), Henry sait tout des événements de cette année et de leurs conséquences. La grande force de ce récit est que le lecteur, lui, ne les découvre que par bribes. Un roman puzzle à la construction brillante qui est aussi un roman initiatique.

Des personnages attachants, une héroïne bouleversante, une histoire qui réserve jusqu'à la dernière page des surprises et que l'on referme la gorge nouée, "Au lieu-dit Noir Etang" offre un moment de lecture inoubliable et très prenante !

Grand Prix 2013 des lecteurs du Point, Prix Edgar Allan Poe 1997 et Edgar Award du Meilleur Roman Policier, il est fort bien traduit, pour preuve son titre français bien plus littéraire que l'original "The Chatham School Affair".

Vraiment, je vous le recommande !

Inès-Marie

 

 

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:20

 

Erlendur est de retour… enfin, pas dans son service de police... images-copie-16.jpg

Pour une dernière fois, sûrement, nous le retrouvons, mais cette fois, il nous emmène dans ses voyages, lorsqu'il disparaît     sans crier gare pour errer à la recherche de traces de son petit frère, autrefois disparu dans une tempête de neige, alors qu'épuisé, il lui lâcha la main…

Dans le village de son enfance, Erlendur enquête, sans cadre officiel, sur la disparition d’une femme, perdue des années auparavant lors d’un tempête de neige…durant laquelle de jeunes militaires de retour de guerre se sont aussi perdus mais ont tous survécu. Pourquoi ne l’ont ils pas croisée sur l'unique chemin ? Pourquoi aucune trace d’elle n'a été retrouvée ?

Ce roman, qui est bien plus qu'un simple polar, traite de la disparition sans traces, du sentiment de culpabilité qui taraude sans trêve aucune, du manque, de ceux qui restent, qui attendent et survivent….

En remontant le fil de l’histoire de cette femme, Erlendur parviendra-t-il à résoudre le mystère de son enfance, qui l’a empêché de vivre tout à fait ?

D’une tristesse infinie, ce roman sensible et plein de suspense, nous prend aux tripes. Indridason sait, comme peu, relier les faits historiques et les destins individuels, pour  donner sens et humanité à chaque geste à chaque silence, fût-il froid, désespéré ou aimant.

C’est avec regret que l’on approche du dénouement, sachant que, plus jamais, nous n’accompagnerons Erlendur dans les tempêtes de neige, sur les traces de son éternellement regretté petit frère.

 

Binh

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 09:22

Un roman pour une nuit blanche images-copie-14.jpg

 

Comme le nom de son auteure l'indique, "Je sais qui tu es" a pour cadre l'Islande. D'ailleurs, le roman s'ouvre sur des remerciements à Ingolfur Arnarson qui l'a renseignée. Il est vrai le cadre se prête parfaitement à son histoire mais plus qu'à ses confrères du polar nordique, c'est à Stephen King que j'ai pensé, accrochée aux pages de son récit glaçant.

 

Trois amis s'embarquent pour Hesteyri, village aux confins des fjords de l'Ouest. Leur projet est d'y créer un gîte estival. Leurs motivations sont plus personnelles : Gardar souhaite sortir de la spirale de l'echec professionnel, sa femme Katrin, retrouver de l'admiration pour lui et Lif, oublier son défunt mari. Mais c'est sans compter sur l'isolement et le passé du lieu. Le bateau qui les y amène ne reviendra pas avant quinze jours. Ils ignorent que la solitude dans ce hameau abandonné va virer au cauchemar. Le lieu est mortifère et un sentiment va rapidement les saisir : ils n'y sont pas seuls. De plus, ils savent bricoler comme moi (pas terrible donc) ce qui va se révéler le moindre de leurs ennuis...

 

De l'autre côté du fjord, Freyr, un psychiatre lutte contre le désespoir de la disparition de son jeune fils en s'occupant au mieux de ses patients, en ménageant son ex-femme et en fantasmant sur une jolie policière avec laquelle il collabore.

Une école primaire saccagée et le suicide d'une retraitée vont le ramener peu à peu trois ans en arrière, à son propre drame.

 

Il vaut mieux que je n'en dise pas plus sur l'intrigue et que le lecteur découvre au rythme d'un chapitre pour les amis, un autre pour Freyr ce qui unit les différents protagonistes. C'est habile, bien construit et très prenant. Pas exempt de petits défauts mais idéal pour une lecture captivante où l'on joue à se faire peur.

 

On le referme en se demandant si les êtres sont victimes de la malédiction des lieux ou s'il n'y a pire malédiction que la culpabilité qui noircit leurs âmes.

 

Inès-Marie

 

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 15:26

Stephen King nous emmène cette fois dans un voyage vers le passé.images-copie-3.jpg

Notre héros, pour respecter la dernière volonté d'un ami mourant, accepte de faire un" voyage" à sa place, et va se retrouver dans l'Amérique des années 60.

La description de cette époque est intéressante, car on retrouve ce mélange insolite de liberté ( boisson, cigarette, alimentation) et d'aberrations ( racisme, place de la femme dans la société) qui faisaient les USA de l'époque.  

Mon regret: ne pas être américaine, car du coup j'ai été moins interpellée par les réferences faites à d'anciennes marques de voitures/aliments/musiques...

 

Le héros a une mission bien particulière à accomplir,qui pourrait changer le cours de l'Histoire, mais qui va aller à contre courant de SON histoire, et il lui faudra faire un choix.

Le suspens concernant cette fameuse mission est haletant, et l'idée de King que "le passé se rebelle" donne quelques bons passages où notre héros ne peut lutter contre lui.

J'ai passé un bon moment pendant la première moitié du livre,ensuite on s'enlise dans un "retour vers le futur" improbable, et une fin prévisible et cucul.

 

Dedel 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 17:04

La part féminine d'Indridason73659111.gif

 

Le premier chapitre de "La rivière noire" est un modèle du genre qui vous colle une véritable claque ! Après avoir suivi un violeur dans les bars de Reykjavik, on le retrouve égorgé, le pantalon sur les chevilles et du Rohypnol -la drogue des violeurs- dans le sang et les poches. A-t-il été exécuté par sa dernière victime ? Celle-ci a disparu en oubliant son châle dont émane une odeur d'épices...

 

La suite du récit n'aura pas la même force narrative mais un atout majeur : Indridason a choisi une voix féminine pour traiter du viol, dénoncer le manque de sévérité de la justice islandaise et évoquer avec justesse les conséquences dramatiques de cet acte sur les victimes.

 

Or donc, en l'absence d'Erlendur qui semble s'être volatilisé dans les Fjords de l'Est, c'est l'inspectrice Elinborg qui prend en charge l'affaire. L'auteur démontre qu'à l'instar d'autres écrivains (mais qui ne sont pas pléthore) il sait fort bien écrire "au féminin". Cela peut désarçonner les fans de la rugosité d'Erlendur car ici, c'est avec douceur et détours qu'Elinborg mène l'enquête. C'est aussi l'occasion de mieux connaitre ce personnage jusqu'à présent dans l'ombre du "grand homme".

Elinborg a divorcé, élevé un fils adoptif et aime ses trois enfants avec les doutes de toute mère. Elle doit faire face à un ado et son blog mais bénéficie d'une grande complicité avec sa fille. Son compagnon est un homme rassurant. Bref, une femme dans son temps et plutôt bien dans sa vie.

On découvre aussi grâce à elle, les plats traditionnels islandais : poisson et viande bouillis (!!) qui l'ont à ce point dégoûtée toute son enfance qu'elle a développé un don pour la cuisine étrangère. Cela lui servira pour remonter la piste du châle. Or, cette capacité à utiliser pour l'enquête, ses connaissances personnelles n'est pas sans rappeler des policiers anglais. Ainsi, son séjour dans une pension du village paumé où a grandi le violeur, en est le meilleur exemple.

 

A l'image de son enquêtrice, ce roman est sympathique mais manque des aspérités que l'on apprécie d'habitude chez cet auteur. Est-ce une transition pour mieux faire renaître de ses cendres Erlendur ?

Reste que l'on poursuit notre découverte de l'Islande avec un bon roman policier. De là, à qualifier cet épisode de "bijou de la littérature policière" comme le fait Télérama, il y a un fjord que je ne franchirai pas !

 

Inès-Marie

 

 Édition en poche au Points

 

 

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