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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 22:19

refairelemonde.jpgDe multiples saveurs dans l'air du temps comme un café gourmand... (****)

"Un couple qui survivait à une liaison était comme une tasse de porcelaine dont l'anse avait été cassée. On pouvait la recoller, mais on verrait toujours la trace de la cassure, et quand on la tiendrait entre les mains, on ne pourrait jamais avoir la certitude qu'elle ne recasserait pas exactement au même endroit".


Après la critique d'Inès-Marie, voilà un livre qui est bien léger! Mais je le conseille fortement pour des vacances. Ce gros pavé (800 pages) m'a tenu agréablement compagnie tout le mois de janvier: les sujets traités sont proches de nous, de notre quotidien.
A New York, Greenie essaie de réussir dans tous les domaines, professionnel, maternel et amoureux. Elle devient vite notre meilleure amie!  En plus, on croise et on s'attache à une ribambelle de personnages haut en couleurs. Chacun cherche son bonheur. On suit toutes ces destinées d'aujourd'hui simplement parfois avec nostalgie, à d'autres moments avec le sourire. Les événements s'enchainent, très réalistes, exactement comme dans une excellente série américaine. 
Dans le même décor j'avais lu "Les enfants de l'empereur" de Claire Messud et les héros m'avaient semblés beaucoup plus superficiels et moins subtils.

A conseiller doublement aux gourmandes car les descriptions des desserts et autres plats sont savoureuses...

par Caro

 

 

 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 12:27

L'amour, la mort, l'Afrique du sud s'entremèlent dans ce roman bouleversant.images-copie-7.jpg

Ce n'est pas tout à fait un roman d'ailleurs mais plutôt une autobiographie fictive. Chris Minaar, l'écrivain vieillissant de L'amour et L'oubli est un peu plus âgé qu'André Brink mais il y a beaucoup de lui dans ce Sud Africain blanc et engagé.

Rachel, son dernier amour vient de mourir et pour conjurer la vieillesse, son déclin et l'oubli, il retrace sa vie. Ce voyage dans le passé, c'est celui de sa vie amoureuse. Et de toutes les femmes aimées, il trace le portrait érotique et tendre. L'écriture de qualité se révèle souvent crue et instructive quant au désir masculin. Ainsi, dès ses premières lignes, décrit-il ce qui l'a toujours bouleversé chez ces femmes : l'orgasme. 
Au delà de son propre plaisir, celui de le donner et l'abandon mystérieux et fascinant de la jouissance.

Construit autour de ses amours, ce récit mèle les époques. Les visites à sa mère centenaire font remonter les souvenirs d'enfance et de jeunesse. Elles s'accompagnent de la tentative de comprendre sans y parvenir un père symbole d'une Afrique du Sud qu'il rejette. Même si comme lui, ce blanc rigoriste, faussement vertueux s'est adonné aux amours interdites avec des femmes de couleur.

Enfin, l'amitié de cet homme vieillissant pour le couple de Georges, photographe et de Rachel sculptrice est le fil conducteur d'un livre très beau et fort. Sa dernière histoire d'amour n'est pas une histoire de sexe mais de désir car celui-là se fout du temps qui passe !

J'ai refermé ce roman, la gorge nouée. Attention, sa fin est bouleversante.

D'André Brink viennent de paraître "Mes bifurcations" et d'être adaptée au cinéma "Une saison blanche et sèche" (Prix Médicis.) A lire cet homme engagé est un grand auteur de notre siècle!

Inès-Marie





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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 22:12

Une aventure mathématique
oncle petros-copie-2

J'ai beaucoup aimé cette petite histoire de mathématicien devenu fou (?) à force d'affronter un problème mathématique "indécidable".

"Tout nombre pair supérieur à deux est la somme de deux nombres premiers". Telle est la conjoncture de Goldbach qui est au coeur de ce récit. D'abord parce que le jeune héros s'y casse les dents un été complet par la faute de son oncle; Puis lorsqu'il découvrira que la recherche de la démonstration de cette conjoncture a été à la fois le sel de la vie de son oncle, mais l'a aussi fait courir à sa perte.

Le roman nous fait alors traverser la vie de ce mathématicien obsédé par les nombres premiers. Il s'agit d'un récit épique, d'une quête d'un nouveau genre. Il en est en "mathématiques", comme en "héroïque fantasy" : "Il ne peut en rester qu'un". Alors Petros s'attaque à son Everest car il sait qu'il doit être le premier si il veut marquer l'histoire des mathématiques.

L'oncle Petros va traverser le siècle et l'Europe à la recherche de la vérité. Y parviendra-t-il ? La conjoncture est-elle indécidable ?
200 petites pages vous révèleront la vérité sur l'Oncle Petros sans que vous n'ayez besoin de connaissances spécifiques en mathématiques ou même d'être fan du sujet (même si j'avoue que si vous détestez les maths, cela risque d'être un peu compliqué de se passionner pour le bouquin, à moins d'être masochiste !)

 

Jan-Luc

 
(c) Oncle Petros et la conjoncture de Goldbach**** : Une critique littéraire indépendante des "nénettes-on-net"

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 21:17
De "comment vieillirons-nous ?"

Aujourd'hui il pleut, c'est le jour parfait pour nous plonger dans l'ambiance de ce livre empreint de nostalgie.

Après avoir vécu et travaillé loin de chez elle, Rosie décide qu’il est temps de rentrer à Dublin, pour s’occuper de Min, la vieille tante qui l’a élevée. La cohabitation avec Min, que seule intéresse sa virée quotidienne au pub, n’a rien d’exaltant : en feuilletant des ouvrages de développement personnel, censés apporter des solutions au mal-être de Min, Rosie se dit qu’elle s’occuperait utilement en se lançant elle-même dans la rédaction d’un manuel destiné aux plus de cinquante ans. 
Cette idée va être l'excuse pour Rosie de faire un bilan.

Un peu éloigné du personnage (elle a eu peu de stabilité amoureuse et pas d'enfants), j'ai parfois trouvé le rythme lent mais j'ai été très sensible aux bonheurs simples de Rosie et à sa mélancolie devant la vieillesse.
Les paysages et l'ambiance irlandaise sont superbes et servent les états d'ame de Rosie.
Ce roman traite aussi des hauts et des bas de la vie, des différents phases qui ponctuent une existence, la déprime, les voyages et la découverte de nouveaux pays, l'amitié et l'amour, puis de la difficulté d'être femme et un jour de ne plus entendre de sifflets dans la rue alors que lontemps ils nous avaient agacés et que nous les avions snobés...
Le petit clin d'oeil de la tante renvoie une image positive aussi de la vieillesse et du choix d'utiliser sa sagesse à la rétrospection ou à la douce folie. 

Je conseille surtout de cet auteur irlandaise L'histoire de Chicago May **** très interressant entre le roman et le reportage, passionnant comme fresque historique et palpitant par la personnalité de cet escroc. En plus, l'écriture est très originale et je n'ai jamais rien retrouvé de similaire.

Caro

(c) Best Love Rosie*** : Une critique littéraire indépendante des "nénettes-on-net"

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 16:07

Un roman sensible bercé par la mer

C'est un livre plein de charme qui se déroule dans un petit village de la côte anglaise et où l'on suit deux histoires que 50 ans séparent.
Une jeune femme, Lily, y séjourne pour achever sa thèse sur Klaus Lehman un architecte juif allemand qui y a également vêcu dans les années 30. Tandis qu'elle étudie les lettres que Klaus adressait à sa femme, renaît cette histoire d'amour tourmentée et d'autres personnages surgissent : une psychanaliste Gerturde et un peintre Max Meyer. Ce dernier tient une place importante dans la galerie des personnages dont Esther Freud fait le portrait.
Or, la violence de leurs sentiments, la force de leur histoire qu'elle découvre en même temps que nous, lecteurs, rend plus cruelle la fadeur de la relation de Lily avec son fiancé carriériste auquel elle reproche son manque d'engagement. Steerborough est pour elle aussi le moyen d'échapper à un destin qui lui fait peur. 

Nourrit de la correspondance de Sigmund Freud dont son arrière petite fille s'est inspirée pour celle de Klaus, ce roman décrit avec finesse une communauté de réfugiés juifs allemands, intellectuels et artistes mais aussi les doutes d'une jeune femme d'aujourd'hui tiraillée entre ses désirs et la réalité d'une société où la réussite apparente est devenue une norme.

Ce récit est servi par un très joli style qui m'a souvent fait penser à un tableau impressionniste or j'ai découvert après sa lecture qu'Esther Freud était aussi fille de peintre et je trouve que cela influence très agréablement son écriture notamment les descriptions.

C'est un livre que l'on a envie de lire dans cette maison donnant sur la mer, avec le bruit des vagues, devant un feu de cheminée en  se laissant porter par une voix douce mais qui raconte si bien les rugosités de la vie.

Inès-Marie

(c) La Maison Mer*** : Une critique littéraire indépendante des "nénettes-on-net"

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 16:33
Le charme de l'atmosphère "à l'anglaise"

C'est un roman délicat qui date de 1927 et décrit les sentiments d'une adolescente : Judith, fascinée depuis l'enfance par ses voisins, les Fyfe (cousins, cousine) dont elle a partagé les jeux et qu'elle retrouve quelques années plus tard une fois ses études à Cambridge terminées.

Avec la Première Guerre mondiale disparaît l'un d'entre eux et l'innocence de l'enfance. Entre souvenirs de cette époque révolue, sensations tout en nuance et désordre des sentiments, ce livre est aussi un beau tableau de la campagne du Sud de l'Angleterre.
Sa lecture est savoureuse, même éloignée par le temps et la culture, j'ai été parcourue par des sensations de "déjà ressenti" quand, face à un groupe soudé, on ne s'est comment l'on est perçue et que se dessine la femme que l'on deviendra ou bien encore dans la découverte de l'amour et de ses déconvenues...

Rosamond Lehmann est une romancière anglaise reconnue et qui mérite de l'être plus en France. Poussière (réédité cette année en poche) m'a été offert par maman, à qui sa propre maman l'avait fait découvrir ...
C'est comme un secret de femmes qui n'ont pas oublié leur adolescence, ni la petite fille qui vit encore en elles.
J'aime beaucoup la dédicace qu'elle y a inscrite en me l'offrant et qui parle mieux que ma critique de ce beau roman, la voici donc en guise de conclusion :
 " Ce roman me fait penser à une rose fanée qui aurait gardé son doux parfum"


Inès-Marie


(c) Poussière**** : Une critique littéraire indépendante des "nénettes-on-net"
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 14:06
Très beau roman polyphonique

Le déclin de la lune retrace le destin d'une famille américaine, les Tollman, des années 30 jusqu'aux années 70. La narration à plusieurs voix est l'une des nombreuses qualités de ce très beau roman écrit par un poète américain.

Le premier narrateur est le fils cadet Stephen, ébloui par son frère Phil, il relate la misère dans laquelle bascule leur famille pendant la grande dépression mais avec encore, cette force que donne l'enfance. C'est ensuite une narratrice, Katerine qui prend le relais. Musicienne, un fil amoureux la relie aux deux frères. D'abord, à Stephen qui l'aime puis à Phil qu'elle aime. Celui-ci la quitte pour entrer dans l'armée de l'air en 1939. Et c'est James le fils de ce dernier qui poursuit le récit du déclin d'un père devenu alcoolique et violent avec en toile de fond l'Amérique des hippies et la guerre du Vietnam. Stephen reprend la fin de l'histoire avec une tristesse qui n'a d'égale que la beauté des mots.
Ce roman est porté par une écriture remarquable, les descriptions de la nature et des arbres menaçants m'ont marquée notamment.
Au travers de ces destins, et du déclin de Phil, le seul à ne pas s'exprimer bien qu'au coeur du récit, se dessine le portrait fort et sans concession de l'Amérique des laissés pour compte. Le livre est également porteur d'une reflexion sur les souvenirs qui lient les êtres et se termine par ces mots "tout est mémoire."


Inès-Marie

(c) Le déclin de la lune **** : Une critique littéraire indépendante des "nénettes-on-net"
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 10:41

On retrouve dans ce livre l´écriture " à l´anglaise" que j´aime beaucoup: pince -sans- rire,  répliques cinglantes et situations burlesques.

L´auteur imagine qu´Elizabeth découvre les plaisirs de la lecture, presque par hasard, et les conséquences que celà va avoir sur sa vie et celle de ses sujets .
On l´accompagne dans son cheminement, et on se pose des questions sur nos propres motivations de lecteur.

Il y a beaucoup de références littéraires, parfois un peu trop, on a l´impression de ne pas " capter" certaines remarques ... mais bon, en même temps, ça donne envie de découvrir ces auteurs!

Bref, j´ai passé un bon moment, à conseiller à tous ceux qui aiment l´ "english humour" !!

Dedel


(c) La reine des lectrices *** : Une critique littéraire indépendante des "nénettes-on-net"
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:46
Rien de nouveau sous le soleil de Kennedy

J'étais ravie d'ouvrir le dernier Kennedy dont j'avais lu de bonnes critiques (contrairement à l'avant-dernier que j'avais évité..). A une époque, cet auteur me tenait éveillée !
Mais voilà les mêmes thèmes abordés : le couple impossible, le héros seul face au monde m'ont lassée et l' histoire est  très décousue.
Kennedy sait toujours aussi bien décrire les problèmes de la vie contemporaine, avoir de bonnes analyses psychologiques, il n'a d'ailleurs aucun succès aux Etats-Unis et ces bouquins sont traduits et vendus en France essentiellement,
Mais  je n'ai jamais été embarquée. J'ai même trouvé sur la fin un air de Millénium. Génant !
Je vous conseille fortement "L'homme qui voulait changer de vie", "A la poursuite du bonheur" et "Cul de sac" si vous n'avez pas encore lu Douglas Kennedy.

Caroline


Jouer à "saute-Kennedy" !


Pour avoir moi aussi connu les insomnies grâce à cet auteur,  j'ajoute mon petit grain de sel. J'ai remarqué qu'à l'instar d'Harlan Coben dont certaines histoires sont haletantes mais dont les thèmes restent inchangés, Douglas Kennedy n'arrive plus, ces derniers temps, à "décoller" de ses éternelles (et donc redondantes voire lassantes) interrogations notamment sur le couple. Moi aussi, je conseillerais ses premiers romans avec une mention spéciale pour "À la poursuite du bonheur" **** très touchant et "L'homme qui voulait changer de vie" *** très prenant.
Ensuite, cela devient très inégal et on pourrait presque en sauter un sur deux.
Pour exemple "La femme du V ème" était raté mais le précédent "Les charmes discrets de la vie conjugale" *** réussi. Il y renoue avec la description d'une époque (les années soixante-dix) et le suspens lié à ce passé qui resurgit trente ans plus tard pour faire basculer la vie d'Hannah.
C'est bien construit, habilement mené et l'héroïne est attachante.

Inès-Marie

(c) Des critiques littéraires indépendantes des "nénettes-on-net"

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 10:13

Du risque que prend un auteur aprés un premier roman très réussi

Je suppose que vous avez lu " inconnu à cette adresse", du même auteur,exemple parfait du "roman d´un soir" décrit par Caro.
Ici, Kressmann Taylor continue de nous raconter le nazisme et ses dégats dans un contexte très différent, dans l´Italie d´aujourd´hui, où le passé va rejoindre le présent.
La trame de l´histoire est intéressante, la tension monte lentement mais sûrement jusqu´à la fin, que je vous laisse apprécier..
En parallèle, Kressmann nous raconte une histoire d´amour un peu gnangnan, qui m´a fait penser à un roman de gare: déception donc de ce côté là.
A lire pour découvrir une autre dimension de la seconde guerre, (re)découvrir la fierté des italiens, et les descriptions de paysages qui donnent envie de partir demain pour la Toscane.

Delphine

(c) Une critique littéraire indépendante des "nénettes-on-net"

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