Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Critiques de nénettes on net
  • Critiques de nénettes on net
  • : Bienvenue à toutes les nénettes passionnées de bouquins
  • Contact

Codes des nénettes

Cotes d'amour :
¤ Pas du tout, * Peu
** Bien *** Beaucoup,
**** Énormément, ***** Passionnément


RECHERCHE : ENTREZ UN MOT-CLE (auteur, titre...) 

         

Bienvenue chez les Nénettes

 

    images-copie-1   

Bonne visite du blog

 

 

Merci de donner votre avis en cliquant sur écrire un commentaire. Nous serons ravies d'échanger avec vous. 

11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 17:05
La légèreté ** à **** de Catherine Meurisse

Comment se reconstruire après Charlie?

Catherine Meurisse, dessinatrice de presse à Charlie Hebdo, a échappé par un concours de circonstance à l’attentat du 7 janvier. Cette BD raconte sur plusieurs mois sa reconstruction jusqu’à la « légèreté ».

Nos avis divergent alors que nous nous attendions à être émues par cette évocation personnelle d’un événement devenu public.

Le moins :

Celles qui ne sont pas habituées au genre de la BD ont rencontré une difficulté à entrer dans cette histoire. Au lieu d’être touchées, elles sont restées à la surface des pages même si le propos est intéressant. La forme un peu brouillonne, certainement délibérée pour cette femme choquée et perdue, nous a déconcertées et ne nous a pas aidées à entrer dans le sujet. Des chapitres, des titres ou des souffles ont manqué.

Le plus :

Celles qui ont aimé ont apprécié sa subtilité et ce choix d’alterner les dessins du quotidien, les couleurs, d’intégrer les œuvres d’art, les aquarelles, les personnages et les lieux, sans procédé systématique. Elles se sont laissé guider dans cet univers très féminin avec sa sensibilité et son humour ; ses agacements et sa combativité ! Les dessins illustrent avec force l’expression de ses sentiments douloureux. L’universalité de l’Art berce sa reconstruction.

Un ouvrage qui mérite une démarche pour se l’approprier : Peut-être ne pas le lire trop vite et se laisser approcher par l’expérience de Catherine Meurisse.

Nos avis convergent en une invitation à le découvrir ou à le relire par bribes avec une attention particulière!

Les nénettes

Repost 0
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 16:26
Mr Mercedes et Carnets noirs*** de Stephen King

Quand le Maître du fantastique met son art au service du roman policier, force est de constater que peu importe le genre, il reste un conteur hors pair!

Mr Mercedes

Dans le froid de l'aube, une foule de chômeurs attend l'ouverture d'un Salon de l'emploi. Surgit une Mercedes qui fonce sur elle. A son volant un psychopathe qui, un an plus tard, écrit à Bill Hodges -policier à la retraite. Dès lors, ce dernier n'a de cesse que de retrouver celui qui fomente déjà un autre crime plus sanglant encore. Entre le policier déprimé et le tueur névrosé (pour ne pas dire complètement taré!) s'engage une course poursuite entre le Bien et le Mal.

A la trame policière, S King mêle avec tout le talent qu'on lui connaît, des histoires d'amitié et d'amour, des scènes crues, une plongée dans la folie doublées de réflexions sur l'Amérique actuelle.

Le récit rythmé et marqué de rebondissements (comme la cadence d'un moteur surpuissant qui s'emballerait) ne cesse d'accélérer jusqu'à une fin magistrale!

Carnets noirs

Ce n'est pas une simple suite de Mr Mercedes. Si on y retrouve -tardivement- certains de ses personnages dont Bill Hodges et ses accolytes, il y a du "Misery" dans ces Carnets et de quoi combler les fans de Stephen King. S'éloignant d'ailleurs du Policier, il aborde des thèmes qui lui sont chers.

Morris Bellamy lecteur assidu des aventures de Jimmy Gold est rendu fou de rage par la disparition de son héros. Il assassine l'auteur et dissimule son butin composé d'une forte somme mais surtout de carnets noirs jamais publiés par l'écrivain. Emprisonné, il pense en reprendre possession à sa sortie de prison. Mais rien ne se passe comme prévu...

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman y retrouvant ce que j'admire chez S King : son amour de la littérature et son don pour raconter les peurs de l'enfance. Les deux personnages principaux, Morris et Peter ont en commun leur passion pour la lecture et leur solitude face à la vie.

La tension monte inexorablement et l'ultime chapitre après nous avoir fait trembler de peur nous laisse remplis d'impatience : "Carnets noirs" étant le deuxième tome d'une trilogie. Vivement la parution en France du dernier récit !

Inès-Marie

Mr Mercedes et Carnets noirs*** de Stephen King
Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:06
Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman *** de Kerry Hudson

La naissance de Janie Ryan se passe dans la douleur et les insultes, dans la misère la plus totale. Sa maman est fille-mère, sa grand mère alcoolo accro au bingo, son oncle junkie.

Depuis sa naissance, Janie, la narratrice, nous embarque dans sa vie, errances d'hôtels crasseux en bed and breakfasts sordides (d'où sa mère part bien souvent "à la cloche"), files d'attente pour toucher une maigre allocation vite mangée et/ou bue, beaux pères de passage, violents, drogués et alcooliques (ne rayer aucune mention).

Dans un décor de carcasses de voitures brûlées, de terrains vagues jonchés de seringues usagées, ça pue le tabac froid, la couche souillée et la sueur rance, mais jamais il ne manque l'amour de sa mère, une maman qui malgré ses errances et ses déviances tâche de faire de son mieux. "Je cessai de pleurer, lui fis cadeau d'un nouveau sourire vague et compris pour la première fois qu'elle était ma mère et que, à partir de cette nuit, c'était nous contre le reste du monde."

Une histoire éprouvante certes, sans concessions jamais, cependant sans apitoiement et non avec un certain humour, puisque Janie raconte ses premières années avec son regard et ses mots d'enfant, puis d'adolescente.

Pour son premier roman K. Hudson nous secoue, nous dérange, nous happe.

J'espère que vous aimerez autant que moi,

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman etranger
commenter cet article
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 21:50
À Mélie, sans mélo *** de Barbara Constantine

"Ce n'est pas son genre, à Mélie, le mélo ..."

Mélie, 72 ans, est heureuse ! Pour la première fois elle va avoir sa petite fille Clara, 10 ans, sa Clarinette chérie pour les grandes vacances !! La veille de ce grand jour, Mélie refuse que son médecin lui donne les résultats de ses analyses qui "ne sont pas bonnes".

Alors, cet été (le dernier ?), la priorité est de fabriquer des souvenirs heureux à Clara. Alors commence des vacances pleines de fantaisie et de petits bonheurs, accompagnées de personnages tous très attachants : Il y a Marcel l'ami d'enfance, qui s'ennuie en maison de retraite et qui vient réparer en bougonnant les pannes diverses et variées, il y a Bello le "parrain" musicien bohème, Gérard, Antoine, et bien sûr Fanette la maman de Clara.

Un roman tendre, touchant, généreux, qui sent bon les fleurs des champs et le temps ... où l'on a le temps. Dans la tête me reste une chanson de Nougaro : "La pluie fait des claquet-tes, sur le trot-toir, à min-uit, ..."

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 22:01
Trop de bonheur ¤ de Alice Munro

J'ai, au fil des dix nouvelles de ce recueil, cherché en vain le bonheur ...

C'est pourtant ce qu'A. Munro nous affirme, que ses personnages sont tous en quête de bonheur, de la jeune fille qui accepte la proposition d'un vieillard libidineux, de la femme qui change d'identité suite au meurtre de ses trois enfants par son époux auquel elle rend visite en hôpital psychiatrique, et autres "joyeuses" histoire dans cette veine ...

C'est sombre, c'est long, c'est lugubre, ... Ou alors est ce moi qui n'ai rien compris de ce que je me suis forcée à lire, espérant enfin y trouver un peu de bonheur ?

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans nouvelles
commenter cet article
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 21:21
Jules *** de Didier Van Cauwelaert

"Une femme qui se cherche, un homme qui se perd, un chien qui les trouve, un livre qui rend heureux."

Zibal, petit génie bardé de diplômes, se retrouve après une dégringolade sociale vendeur de macarons à Orly. Il fait alors "connaissance" de Alice et de Jules, son chien guide d'aveugles. Alice est en partance pour Nice où elle subit, avec succès, une opération qui lui rend la vue. Jules ne pouvant plus exercer son "métier" auprès de sa maîtresse chérie, il est, comme c'est d'usage, affecté à un nouveau maître qui le rend malheureux.

Alors Jules, qui n'est pas un chien comme les autres et qui est aussi un peu "cabot", retrouve Zibal, devient à la fois son cauchemar et sa prise de conscience.

Ensemble, dans un tourbillon de péripéties, ils partent à la recherche d'Alice ...

Un roman tendre et drôle, des chapitres où chacun des "humains" s'exprime tour à tour, un chien très attachant, qui a l'intelligence du cœur.

Pour glisser dans sa valise et/ou son sac de plage !

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 15:32
En attendant Bojangles ***** d'Olivier Bourdeaut

Un petit bijou de poésie, de drôlerie et de sensibilité

Un couple vit une histoire d’amour fantasque et passionnée sous l’œil émerveillé de leur fils unique. Leur destinée semble toutefois inscrite dans un tourbillon qui pourrait les emporter…

Il y avait longtemps que les Nénettes ne s’étaient pas accordées autour d’un livre qu’elles ont autant aimé!

Tout commence comme un rire d’enfant et prend ampleur et profondeur lorsque intervient le père, second narrateur, au travers de ses carnets. Derrière toutes les plaisanteries et situations cocasses, l’émotion monte doucement et inexorablement.

Et nous nous sommes laissé entraîner, par ce court récit d’une légèreté trompeuse. La poésie, est présente dans les images et aussi dans les mots, les situations. Ainsi, elle traverse tout le livre, comme leur oiseau l’appartement.

On ressent bien que ce sont les personnages qui ont amené l’auteur à raconter leur histoire. Spectaculaires, ils vivent littéralement sous nos yeux, comme ils sont nés devant les siens.

Gageons qu’en fermant ce très beau livre, subtil et original, vous aurez envie d’aller écouter « Mister Bojangles », le titre de Nina Simone, chanson emblématique de ces amoureux ultimes et de conserver en vous la douce nostalgie qui ne vous lâchera pas de sitôt…

Les nénettes

PS: Jade- Iris (14 ans) Nénette junior : J’ai aimé l’univers fantasque de cette famille. J’ai ri, été émue et attribue 4* à « En attendant Bojangles » car j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Mais après j’ai adoré ! Merci à Olivier Bourdeaut pour la dédicace et à maman de me l’avoir prêté (revanche ;-))

Grand Prix RTL LIRE 2016

Prix Roman FRANCE TELEVISIONS

Prix du roman des étudiants FRANCE CULTURE TELERAMA 2016 pour l'instant!

Repost 0
17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:54
Un paquet de cartes ** de Pénélope Lively

Dix sept nouvelles dans ce recueil, assez courtes (quatre pages pour certaines).

Que l'on soit un couple, un jeune homme, une dame âgée, nous sommes toujours en proie avec nos doutes et nos interrogations, nos choix à faire ...

Pas de grandes envolées littéraires ici, mais des tranches de vies, certaines jubilatoires ou cocasses, d'autres plus cyniques, en tout cas suffisamment bien écrites pour me donner envie de connaitre mieux l'univers de P. Lively à travers un de ses romans.

Je vous recommande particulièrement "Conte de Noël", "Une perle", "Un paquet de cartes".

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans nouvelles
commenter cet article
17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:09
Je vais mieux **** de David Foenkinos

"Je ne savais plus que faire pour aller mieux ... Et puis, j'ai fini par comprendre."

Le narrateur mène une vie rangée et bien réglée : une femme, deux enfants, un travail stable dans un cabinet d'architectes, un pavillon, un couple d'amis avec lesquels on prévoit les dîners.

Un dimanche de déjeuner avec Sylvie et Edouard (les amis), cette belle mécanique va s'enrayer à cause d'un mal de dos !

Le narrateur nous emmène alors de consultations médicales en radios, d'IRM en ostéopathes, en passant par une magnétiseuse, un psychologue et même une prostituée ... Tout ceci sans que ne cesse la douleur, signe d'un mal être plus profond et plus intérieur ? Tout part dès lors "en vrille" : couple, travail, reproches des enfants, une fois de plus il subit, spectateur plutôt qu'acteur de cette vie.

Notre héros décide de ne plus "en avoir plein le dos", en réglant quelques comptes avec les uns et acceptant aussi les critiques des autres ; ses parents les premiers ne sont pas tendres : "Tu crois que c'est facile d'avoir un fils comme toi ? Tu dis qu'on te rabaisse tout le temps, mais on dirait qu'il y a toujours un drame peint sur ton visage. Tu as toujours l'air d'une victime. Ton mal de dos, ça ne m'étonne pas. C'est ton genre, de finir plié en deux ... et ça te rend heureux ... car on peut te plaindre ... et c'est ça que tu veux : qu'on te plaigne."

D. Foenkinos a cette façon à lui de traiter des thèmes graves avec cette dose d'humour et de légèreté (le début des chapitres avec la note d'intensité de la douleur et l'état d'esprit du moment), mais aussi avec profondeur ("être en vie ne suffit pas à faire de nous un être vivant"). Est il nécessaire de vous dire que j'aime cet auteur et que j'ai adoré ce roman ?

Coup de cœur justifié de la librairie Saint Pierre de Senlis !

Eveline

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article
4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 10:19
Ce qui nous sépare**** d'Anne Collongues

Un formidable roman d'introspection.

Comme les bribes de paysages aperçus par la vitre d'un train, le récit s'ouvre sur 7 passagers d'un RER de banlieue. Tous s'installent dans le même compartiment, à la fois proches et éloignés : plongés dans leurs réflexions, souvenirs, craintes ou espoirs. S'observant par instant, s'oubliant aussitôt pour s'abîmer dans leurs pensées.

"Marie s’est jetée dans le train comme on fuit le chagrin ; Alain, qui vient de s’installer à Paris, va retrouver quelqu'un qui lui est cher ; Cigarette est revenue aider ses parents à la caisse du bar-PMU de son enfance ; Chérif rentre dans sa cité après sa journée de travail ; Laura se dirige comme tous les mardis vers une clinique ; Liad arrive d’Israël ; Frank rejoint son pavillon de banlieue."

Tout le temps que dure le voyage décomposé en courts chapitres, Anne Collongues découvre pour nous leur histoire avec humanité et une grande habileté descriptive autant que narrative. Photographe de formation, son écriture reflète un don pour s'attacher au détail -la veine bleue d'une tempe- et entremêle les destins de ses personnages dans un récit à la fois fluide et maîtrisé.

J'ai beaucoup aimé ce premier roman. Les sentiments finement analysés m'ont touchée au point que je relise des passages. Ses personnages qui pourraient paraître des archétypes (banlieusard, jeune de cité) acquièrent une existence, une personnalité. Ils me sont devenus si proches et familiers que je m'y suis attachée -Marie m'a même profondément émue- si bien que j'ai regretté de devoir les quitter au terminus.

Je vous recommande de monter vous aussi dans cette rame, sûre que vous passerez un excellent temps de lecture !

Inès-Marie.

Repost 0
Published by Nénettes-on-net - dans roman français
commenter cet article