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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 13:08

Un policier qui vous en "mettra plein la vue" et vous mènera par le bout du nez!

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"Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoiste ..." 

Ce village, c'est Giverny où Monet a vécu et peint ; la troisième femme, la narratrice parcellaire de cet excellent roman policier. Elle est vieille, personne ne la remarque mais du haut du moulin du peintre ou déambulant avec son chien, elle voit tout et vous dira (presque) tout de ce qui se passe. Le crime commis sur la personne d'un ophtamologue (antipathique coureur de jupons) est triple puisqu'il a été poignardé, noyé, le crâne broyé. Un fringant inspecteur et son acolyte enquêtent. Une fillette peint. Une institutrice séduit et le mystère, lui, s'épaissit.

Les personnages énigmatiques et attachants, l'impressionnisme en toile de fond -on en apprend beaucoup sur la peinture- de même qu'Aurélien d'Aragon (dont "Le crime de rêver, je consens qu'on l'instaure" est le leikmotiv du récit) rendent ce roman policier original et intéressant. 

Au delà de ces qualités, il est rare pour le lecteur d'être à ce point trompé car si vous pensez avoir deviné le fin mot de l'histoire, vous n'êtes pas au bout de vos surprises... Et les dernières pages vous en réservent une de taille ! Oui, vraiment : l'épilogue des Nymphéas noirs est du grand art !

Inès-Marie

Multiprimé en 2011, Nymphéas noirs existe en poche (Pocket) 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:00

L'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité (Nietsche) ou le roman de l'impossible consolation (IMA) ...

 Chaque décennie Donna Tartt nous offre un roman d'exception. Le chardonneret, son dernier ouvrage, participe à la fois du roman d'apprentissage, du roman à rebondissements et d'une réflexion sur l'art. 

Théo Decker, treize ans, perd sa mère lors d'un attentat perpétré au Metropolitan de New-York. On le suit durant plus d'une décennie se construisant dans la douleur de la culpabilité accompagné d'un tableau qu'il a sauvé des flammmes: Le Chardonneret de Fabritius (1654) qui représente l'oiseau lié à son perchoir par une chaîne. Même condamnation à vivre pour Théo, sans sa mère et avec cette oeuvre qu'il n'a pas restituée quand il était encore temps. Confié à une première famille, les Barbour, puis à son père, il trouvera finalement refuge auprès d'un antiquaire spécialisé dans la restauration de meubles: James Hobbart. "Hobie" est le tuteur d'une autre rescapée de l'attentat, Pippa, à qui Théo rend de régulières visites quelques temps après les faits et qui va devenir l'amour de sa vie. D'autres rencontres essentielles marqueront son parcours, des amitiés: Andy, Boris.

Nous nous sommes accordées sur la virtuosité de la première moitié de ces aventures rocambolesques. Un démarrage en trombe, et la force d'une narration par épisodes tout aussi réalistes et poignants les uns que les autres : le drame new-yorkais, l'asile trouvé au sein d'un famille riche et détachée, la découverte du monde de l'antiquité d'art,  le retour du père et l'amitié sans limites à l'entrée de désert... Autant d'ambiances différentes, comptées dans un style hors pair, avec un sens du rythme époustouflant et un timing quasi-parfait : Dona Tartt prend le temps de nous faire entrer dans un monde, avec ses personnages et leur propre logique et stratégie, puis dès qu'on s'est un peu installées, ça repart de plus belle dans une toute autre ambiance, et l'on suit, ballotés comme le héros...

Pour aimer ce roman il faut accepter sa longueur, longueur nécessaire au déploiement des multiples intrigues qui le nourrissent. C'est sur ce point que les Nénettes ont pu rencontrer des difficultés même si toutes reconnaissent la force d'une écriture romanesque parfaitement maîtrisée. Cependant le départ de Las Vegas marque un tournant, à partir duquel il est peut-être plus facile de décrocher ; si les épisodes contInuent de s'enchaîner, la narration est peut-être moins fluide, et les disgressions s'accumulent.

Le final a pu paraître peu compréhensible pour certaines, ou alors dans la droite lignée d'un roman foutraque mais brillant pour les autres. Il n'en demeure pas moins que l'auteure du Maître des Illusions est maîtresse en l'art de la description: de l'atelier de Hobie au désert et à la chaleur de Las Vegas, d'Amsterdam en hiver au monde de la drogue et de ses rêves. Tout est regard dans ce livre. Celui émerveillé que l'on porte sur une oeuvre d'art, morceau d'éternité et désespéré que Théo porte sur la vie: "Parce que la vérité, c'est que la vie est une catastrophe [...] mieux vaut ne jamais être né que d'être né dans ce cloaque."

Des pages sublimes sur l'irréversible, l'amour impossible, le vice et le mensonge et la quête d'une consolation dans l'art... Parfois, c'est si émouvant, qu'on se surprend à relire tel ou tel passage pour en admirer la finesse et la justesse.

Vous serez bluffés par la force de survie de ce jeune homme, et ne manquerez pas d'être ébahis par les multiples facettes des personnages qu'il va croiser : une mère fusionnelle, des pères absents, une famille mondaine que la vie va briser...

Même si on ne lisait que la première partie du Chardonneret, elle serait déjà, à elle seule, un roman inoubliable!

 Les Nénetteschardonneret

                                                                                                 


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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 13:33

Vous est-il arrivé de lire une inscription funéraire et d'imaginer la vie de celui qu'elle évoquait ? 

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C'est la belle idée littéraire de "Dix rêves de pierre". Blandine le Callet s'est inspirée d'épitaphes authentiques pour inventer les derniers mois des défunts pour qui elles avaient été gravées.

L'auteure y confie qu' "Elle a toujours aimé cette rêverie des cimetières, cette mélancolie qui l'étreint en lisant les noms, les dates et en imaginant toutes ces vies éteintes."  

Elle les ranime avec beaucoup de talent. Ses dix nouvelles suivent un ordre chronologique, de l'Antiquité à nos jours et racontent les destinées de personnages très différents : esclave affranchi, Dame du Moyen-Âge, amants scandaleux, mère indigne ...Tous sont rendus attachants par leur mort inéluctable mais aussi par ce que nous découvrons de leur vie. L'auteure relate avec réalisme le quotidien de ses personnages et décrit à merveille leurs sentiments.

Les récits sont courts et, comme dans les meilleures histoires dont on connait la fin, on éprouve tout de même l'envie de savoir comment cela va se passer. Documenté ce recueil offre un moment de lecture passionnant sans sombrer dans le morbide. Bien au contraire, il évoque la vie, l'amour, les espoirs et les peines de l'existence. Un ouvrage humain et très bien écrit !

Nota bene : Un personnage étonnant apparaît dans chaque nouvelle. Je vous le laisse découvrir...

Blandine le Callet a également écrit deux romans, "Une pièce montée" et "La ballade de Lila K". Tous deux ont connu le succès et été primés par les lecteurs.

 

Inès-Marie

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:57

Un "roman" dérangeant!


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On ne choisit pas sa famille et pour Eddy la sienne est un cauchemar quotidien. Il vit en Picardie profonde avec une mère bête et fatiguée, un père alcoolique et violent, des frères et soeurs promis aux mêmes destinées que les abrutis de leur village.

Ses manières de fille en font la victime désignée de l'incompréhension des siens et des brimades de ses camarades. Eddy paye au prix fort sa différence et le récit des souffrances qu'il subit est oppressant.

C'est brut, cru, cul et cruel !

 

L'intérêt sociologique de ce récit est indéniable : Edouard Louis dresse le portrait au vitriol d'un pan de la société française où règne la misère sociale, intellectuelle et culturelle. Si l'on n'ignore pas qu'elle existe, elle est ici décrite de l'intérieur avec la télé qui braille du matin au soir, la promiscuité malodorante et la faim qui serre les estomacs dès le milieu du mois. L'alcool, l'intolérance et la bêtise y coulent à flot. C'est Zola sur fond de chomage en lieu et place du travail dans les mines. Sauf quici, l'auteur n'aiment pas ses héros qui l'ont trop fait souffrir.


C'est justement là que le bât blesse pour moi. Ce roman n'en est pas un ; c'est une autobiographie hypocritement appelée "autofiction" et si Eddy n'est pas responsable d'être né homosexuel dans cette famille ; les siens le sont-ils d'être pauvres et victimes de leur milieu ?

Ce brouillage entre roman et autofiction sociologique a deux conséquences. D'abord, le lecteur ne sait pas quels épisodes sont réels et lesquels, nés de sa souffrance, sont recréés. De plus, on se dit que paradoxalement, fuir ce milieu aura permis à Eddy de devenir Edouard, de réussir de brillantes études puis dans l'édition mais qu'à aucun moment lui, ne le reconnaît ayant choisi le parti de la rancoeur.

Face au succès de son premier roman, il aurait selon moi dû rétablir cette frontière entre réalité et fiction.

 

Reste un récit fort qui se lit aisément et qu'éclairent ses premières lignes : "De mon enfance, je n'ai aucun souvenir heureux. Je ne veux pas dire que jamais durant ces années, je n'ai éprouvé de bonheur ou de joie. Simplement la souffrance est totalitaire : tout ce qui n'entre pas dans son système, elle le fait disparaître."

 

 

Inès-Marie

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:06
La couronne verte, de Laura Kasischke (****)
Les aventures de 2 jeunes filles en Summer break au Mexique. Hésitant entre les débordements de jeunes occidentaux dans un pays étranger, et  les visites  culturelles et fascinantes de sites antiques, elles ne sont pas au bout de leurs surprises.

Nous avons beaucoup parlé ces derniers mois de cette auteure américaine, sur notre site...  Si les avis sont partagés, je gage que ce roman pourrait mettre tout le monde d'accord. En effet, il me semble que ce roman fait la synthèse de la 1ère époque de cette auteure, après 3 romans qui, chacun, ciblait la vie des jeunes adultes américains (notamment les filles), tout juste avant de passer à l'âge adulte.

Laura Kasischke excelle dans l'évocation de cette période de la vie, entre adolescence et âge adulte, l'âge où tout est possible, lorsqu'on reste si influencé par nos figures familiales, tout en voulant s'en détacher, l'âge des amitiés encore indéfectibles,  l'âge où l'amour fait rêver sans qu'on soit bien sûr  : se donner tout à fait ?  à qui? à la bonne personne?

Passant de fêtes en fête, partageant leurs joies, leurs surprises et leurs hésitations, nos 2 jeunes filles, loin de leur famille, vont croiser sur quelques jours, toutes sortes de gens, sans toujours arriver à fixer leur jugement sur ce qui leur arrive.

Ainsi,le danger rôde et l'inquiétude s'insinue en nous, sans que l'on sache vraiment pourquoi.

Un style apparemment simple, mais sûrement éminemment subtil, qui force l'admiration.

Un livre qui m'a laissée pantoise, et que je recommande à toutes.

Binh

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 15:42

Un "livre de deux soirs", original et malicieux

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A la suite d'un dîner en solitaire impromptu, un homme se retrouve par hasard en possession du chapeau de François Mitterrand, alors Président. C'est le début de péripéties et concours de circonstances, grands et petits, qui vont apporter agréments, coups de pouce et surprises aux 3 personnages qui vont entrer en possession de ce chapeau.

 

Voilà un petit roman subtil et inventif, qui se déguste avec plaisir, du début à la fin.

 

On n'a même pas envie de trop en dire, de peur de gâcher l'équilibre fragile de cette narration légère comme un fil d'air ; les opportunités qui se présentent, les coups de chance fugaces qui peuvent changer le cours de l'existence, si tant est qu'on les saisisse...

 

Le roman est bourré de jolies petites phrases très bien vues,  ciselées avec humour, malice, et qui témoignent d'une observation très juste des relations sociales et familiales et des sentiments qui les alimentent.

 

Un livre qui vient de sortir un poche et qui peut donc s'offrir aux proches sans hésitation, plaisir garanti!

 

Binh

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 09:41

Un roman aussi beau et poignant que son titre. IMG_8788.jpg

 

J'ai adoré ce livre pour son écriture et sa profondeur. A de nombreuses reprises, j'ai eu envie de noter ses mots pour ne pas les oublier, comme ceux-ci :

" Nul n'échappe à son destin. Destin ? Seuls les êtres d'exception en ont un. Pour les gens ordinaires, la fatalité suffit."

 

Les anges meurent de nos blessures est l'histoire vraie d'un jeune arabe dans les années 30. Né dans la misère absolue de l'Algérie coloniale, il connaitra la gloire grâce à la boxe ; la déchéance par amour.

Le premier chapitre est un "coup de poing" dans l'estomac. Tirambo est conduit à la guillotine pour crime. Commence dès lors le récit de ce qui l'a conduit là. Plus que la renommée, c'est l'amour qui est le moteur de ce héros. Et le roman s'articule autour des trois femmes qui ont compté pour lui.

 

L'auteur a choisi de raconter l'histoire de Tirambo à la première personne. Si ce choix de donner à un analphabète une voix dans un tel style m'a surprise, l'étonnement ne dure pas. Tirambo mérite que Yasmina Khadra lui offre ses mots pour raconter sa lutte pour sortir de la misère, dire les amis et leurs trahisons, décrire la famille et ses exigences, et crier l'amour !

 

Quant à nous lecteurs, on est saisi de connaitre dans quelle pauvreté vit la population arabe. Les premières années de la famille du héros est marquée du sceau de l'indigence. On apprend combien la Première Guerre Mondiale a blessé l'Algérie et qu'elle comptait, elle aussi, des gueules cassées. Le racisme omniprésent, le luxe qui n'apppartient qu'à une "caste" de nantis, les femmes occidentales (attirance-répulsion), l'exploitation des arabes jusque dans le sport ... autant de thèmes qui fondent la société coloniale et ce roman.

 

La liste est longue de tout ce qu'il m'a apporté. Ces Anges blessés m'ont touchée, emportée, beaucoup appris et séduite littérairement. J'y ai trouvé tout ce que j'attends d'un roman en fait!

Quant à Yasmina Khadra, respect Monsieur, vous êtes un Grand Ecrivain de la langue française et avez raison de le revendiquer en réclamant plus de reconnaissance.

 

Inès-Marie

 

Message à l'éditeur : Vous auriez pu faire un effort pour la couverture!

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 19:28

"...il y a une certaine grâce chez les perdants, les plagiaires et les brigands."grace-brigands-1400745-616x0 (1)-copie-1

 

Dans les années 70, Maria Cristina fuit une vie familiale sordide, une mère folle et son sentiment de culpabilité à l'égard de sa soeur pour s'installer à Santa Monica ( Californie ). Petit être étrange et sale, le ver deviendra papillon au contact du mentor qui l'engage comme secrétaire. Il a été un écrivain à succès, elle, deviendra auteure. Quand commence le récit, sa mère lui téléphone du Grand Nord, après de nombreuses années de silence : il faut qu'elle revienne ...

Deux avis différents sur le dernier roman de la multi-primée et talentueuse Véronique Ovaldé !

 

Le contre par Inès : 

Même si j'ai retrouvé le don de cette auteure à créer des personnages ainsi que les thèmes qu'elle sait si bien explorer; ma déception vient de n'avoir, en revanche, absolument pas retrouvé la magie de son écriture.

J'avais tant aimé la musique de son style dans Ce que je sais de Vera Candida et  Des vies d'oiseaux -critiques sur ce blog- que j'aspirais au même envoûtement. Cela a été à tel point le contraire que ma lecture en fut gâchée. Je me suis, au départ, confortée dans l'hypothèse d'une musique grinçante pour très vite déchanter. En effet, une phrase développée sur plusieurs pages et uniquement structurée de virgules : ce n'est plus musicalité mais cacophonie! De plus, la narratrice omniprésente plus qu'omnisciente m'a irritée, m'empêchant d'oublier que j'étais en train de lire. Je n'ai pas réussi à m'approprier l'histoire.

Toutefois, j'ai admiré certaines pages notamment les dernières où j'ai retrouvé ses talents de conteuse.

 

Le pour par Isabelle-Sabine : 

En partie d'accord avec l'analyse qui précède, je me suis davantage attachée aux personnages. D'ailleurs, chaque partie porte le nom d'un d'entre eux. La grâce des brigands est un roman de personnages. Véronique Ovaldé balise avec eux  "l'achronologie" de son récit. J'ai aimé que chacun soit une part de la construction de Maria Cristina. Il n'y a aucun personnage secondaire. Plus son mentor se délite à ses yeux, plus les insoupçonnés de son destin s'épanouissent.

Une fois de plus, elle fait la part belle à la trajectoire d'une femme finalement forte. De même, c'est un livre sur la maternité dont celle de l'oeuvre qui la rend célèbre. Son héroïne que tout pousse à éloigner d'un lien du sang deviendra elle-même l'adoptée de celui qui l'attend.

 

Là où nous nous retrouvons, c'est sur l'habileté de l'auteure à nous emporter dans un road-movie romanesque.

Il conviendra donc à chacun de se forger son opinion mais pour ceux qui voudraient la découvrir nous conseillons de commencer par  Ce que je sais de Vera Candida.

 

Inès et  Isabelle

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 11:16

"La vie ne vaut d'être vécue qu'au bord de la folie."   

AuLieuDitNoirEtang

Plus qu'un très bon polar, un roman noir et romantique. L'histoire de la relation adultère de deux professeurs dans une petite ville de la Nouvelle-Angleterre vue par Henry, quinze ans, fils du directeur de Chatham School.

Tout commence quand en 1926, Melle Channing descend du bus accueillie par le narrateur et son père. Celle qui sera accusée d'être la cause des morts du Noir-Etang où elle s'installe, vient enseigner le dessin dans cette école de garçons. Elle ne peut que séduire un adolescent qui n'a (à tort) pour son père que mépris et rêve d'ailleurs. Elle, qui connait l'Afrique et a été élevée par un père voyageur dont l'influence nourrit son art et sa pédagogie atypique pour l'époque.

Quand il relate cinquante ans plus tard ce qui bouleversa sa vie (et bien d'autres), Henry sait tout des événements de cette année et de leurs conséquences. La grande force de ce récit est que le lecteur, lui, ne les découvre que par bribes. Un roman puzzle à la construction brillante qui est aussi un roman initiatique.

Des personnages attachants, une héroïne bouleversante, une histoire qui réserve jusqu'à la dernière page des surprises et que l'on referme la gorge nouée, "Au lieu-dit Noir Etang" offre un moment de lecture inoubliable et très prenante !

Grand Prix 2013 des lecteurs du Point, Prix Edgar Allan Poe 1997 et Edgar Award du Meilleur Roman Policier, il est fort bien traduit, pour preuve son titre français bien plus littéraire que l'original "The Chatham School Affair".

Vraiment, je vous le recommande !

Inès-Marie

 

 

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 12:01

Quand une bande de trentenaires New-Yorkais déconstruisent le rêve américain9782266218542 1 75

 

1998 Lil, Beth, Emily, Sadie, Tal, Dave et les autres ont 27 ans, terminent leurs études universitaires, sont amoureux, veulent faire leur vie à Brooklyn, souhaitent devenir artistes, éditeurs, professeurs. Tous sans exception méprisent la réussite sociale bourgeoise de leur parents.

Pendant quelques années, nous allons les suivre dans leur construction de vie jusqu'aux attentats du 11 Septembre 2001, sur lesquels l'auteure passe pudiquement.

Néanmoins,  chacun à sa façon va voir sa vie prendre une direction inattendue. Soudain, ils vont devenir les adultes qu'ils n'avaient pas envisagé d'être. De déceptions en renoncements, de la volonté de résister à la paranoïa ambiante en recommençant de nouvelles vies à la quête de spiritualité, nous les suivront encore pendant quelques années, jusqu'à ce que l'un d'entre eux lâche définitivement prise avant la quarantaine...

Très beau roman de la désillusion qui nous attache dès les premières lignes et qui évoque avec brio le chaos que fut le commencement du XXI siècle; Le plus bel âge est également un très beau texte sur l' amitié et  sur la famille.

 

Isabelle-Sabine

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